SLOVAR les nouvelles - expressions libres

21 mai 2008

Bilan de la France : Sarkozy au balcon, les français ... aux tisons

Dans un discours flamboyant, de l'entre deux tours de la présidentielle de 2007, Nicolas SARKOZY déclamait :

"Dans les 15 jours qui restent avant le second tour, je veux dire à tous les Français qui ont peur de l’avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger. Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance, mais aussi contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l’exclusion. Je veux leur redonner le goût d’entreprendre, d’innover, le goût de l’aventure et du risque. Je veux pouvoir leur parler de protection sans être accusé de protectionnisme, comme je veux pouvoir leur parler de la nation sans être accusé de nationalisme ... / ... "

Puisque l'UMP et le Président sont "excédés" par la mauvaise fois de la presse et des français, il nous a semblé juste de remettre les choses à leur place en rappelant ce que sont devenus ces magnifiques paroles du candidat qui aimait à citer Jaurès, Guy Moquêt et avait découvert Edgar MORIN ?

ARCELOR MITTAL "Tout au long de la campagne, j’ai souhaité m’adresser à tous les Français au-delà des partis. J’ai voulu parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux artisans, aux agriculteurs, à la France qui donne beaucoup et qui ne reçoit jamais rien, à la France qui est exaspérée et qui souffre, celle des banlieues en difficulté, des bassins industriels en déclin, des cantons ruraux abandonnés"

Au début du mois de février 2008, le Président s'était personnellement engagé à maintenir le site en activité. Or, on constate que le projet d'Arcelor Mittal n'a pas changé d'un pouce. Une fois de plus, c'est sous une avalanche de déclarations de victoire que la présidence de la république tente de faire oublier son inefficacité dans cette affaire.

Même le porte parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre avait fait très fort : « A Gandrange la preuve est faite qu'il y a une place pour le volontarisme économique et que c'est à ce prix que l'on peut sauver notre industrie. C'est une bonne nouvelle pour la Lorraine mais plus largement pour l'industrialisation de notre pays. C'est aussi la démonstration de la détermination du Président de la République à tenir ses engagements. »

Nicolas Sarkozy n'a pas sauvé Gandrange. Les ultimes négociations avec Arcelor-Mittal n'ont rien changé: les 575 emplois menacés seront bien supprimés. "L'entreprise a maintenu son analyse et ne juge pas possible d'investir sur le maintien d'une aciérie électrique à Gandrange dans de bonnes conditions économiques", explique l'Elysée.

Au moment où nous écrivons ces lignes, les salariés sont en grêve mais n'attendent rien de la part du locataire de l'Elysée.

Plan banlieue Fadela Amara a déclaré (Le Monde 21/05/08) qu'elle "comprenait l'inquiétude des élus". "Je suis déterminée à ce que le gouvernement tienne ses engagements." Dans le même temps, elle a déclaré que la politique de la ville n'était "pas seulement une question de budget, mais de méthodes de travail, une dynamique à créer dans les banlieues". Elel déclarait le 28/04/08 que l'Etat allait consacrer près de 250 millions d'euros sur trois ans pour financer le "contrat autonomie", censés accompagner 45 000 jeunes de banlieue vers l'emploi. Sur BFM-TV et RMC-Info, la secrétaire d'Etat à la Ville a expliqué que les jeunes seront "pris en charge" pendant six mois, durant lesquels ils seront "coachés" pour leur apprendre "les codes de l'entreprise", pour trouver un travail au plus vite.

Code du travail et modernité sociale Selon Laurence Parisot, présidente du MEDEF, "La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail." Entendue par les gouvernants, le code a été entièrement morcelé, et le droit du travail totalement recodifié afin de le rendre plus simple. 500 lois ont été déclassées scandaleusement en décrets, entraînant la suppression ou la modification de "petits droits", comme celui des conditions du droit d'allaitement pour les femmes.

Que restera-t-il de ces droits dans les décrets? Plus facile? Ca dépend pour qui! "il faudra des mois, voire des années, pour que le nouveau code livre tous ses secrets.../... cela exigera un effort colossal de la part des usagers". En réalité, le MEDEF veut moins d'ordre public social, de droit syndical, d'élus du personnel, de juges prud'hommes, d'inspection du travail, de droit pénal du travail.

Les cotisations deviennent des charges, le licenciement la séparabilité, le salarié un collaborateur, les congés payés un compte épargne-temps etc... et cette bataille sémantique n'est pas anodine, elle permettra de bâtir un marché du travail flexible cautionné par la commission européenne. Le second changement concerne l'unicité du code pour l'ensemble des salariés. Désormais des catégories entières de ces derniers sont renvoyées vers d'autres codes, dont certains n'existent pas encore.

Cette multiplicité des codes fera que pour des millions de salariés, leurs droits n'évolueront plus au même rythme. Deux autres ruptures pulvérisent l'ancien code; les patrons sont placés sur le même plan que les salariés, comme s'ils étaient collaborateurs, et aux obligations des employeurs est crée un chapitre pour lui répondre, les obligations des salariés, permettant d'engager leur responsabilité dans le non-respect d'une instruction non écrite.

Or cette responsabilité sera du ressort du juge judiciaire et non plus des prud'hommes que le MEDEF aimerait voir supprimer, entreprise amorcée par Rachida Dati qui a décidé d'en rayer 63 sur 237. Source Démocratie & Socialisme

Santé

"Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu’elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu’une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux leur redonner de l’espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d’amour, autant de respect, autant d’attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n’a plus de force on reconnaît la dignité de l’homme et du citoyen ..."

Franchises médicales - Handicapés et accidentés de la vie - RSA - Familles - logement social La franchise est une somme qui est déduite des remboursements effectués par votre caisse d'Assurance Maladie sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. La franchise : quels montants ? Le montant de la franchise est de : * 50 centimes d'euro par boîte de médicaments (ou toute autre unité de conditionnement : flacon par exemple) ; * 50 centimes d'euro par acte paramédical ; * 2 euros par transport sanitaire.

Dépassements d'honoraires Pour le port d'une prothèse de hanche, 72 % des patients doivent payer de leur poche en moyenne 225 euros à l'hôpital public, et 454 euros dans une clinique privée. Pour une opération de la cataracte, 71 % doivent débourser en moyenne 91 euros dans le public et 200 euros dans le privé. Sans compter les dépassements dans les cabinets médicaux en ville lors des consultations.

Constatant que ces dépassements, qui ont augmenté "de plus de 40 % en dix ans en valeur réelle", sont devenus "une pratique majoritaire chez les spécialistes" et ont représenté 2 milliards d'euros sur un total de 19 milliards d'honoraires, l'IGAS concluait : "Cette pratique est devenue un obstacle à l'accès aux soins."

Un an plus tard, les discours des responsables politiques affirmant qu'il est nécessaire de revoir ce système ne manquent pas. "Il faut s'attaquer aux dépassements d'honoraires, a affirmé à plusieurs reprises la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, parce qu'ils constituent un problème majeur d'accès aux soins."

Le 6 février, Nicolas Sarkozy demandait que les états généraux de la santé puissent déboucher sur des mesures de "régulation des dépassements d'honoraires". Tout le monde a une complémentaire santé, rétorqueront les plus optimistes. Malheureusement, cela ne suffit plus.

Si 85 % des Français sont couverts par une mutuelle ou une assurance complémentaire, la prise en charge des dépassements d'honoraires n'est ni générale ni illimitée et varie considérablement suivant les contrats souscrits. Une récente étude de l'Union nationale des organismes d'assurance-maladie complémentaire (Unocam) montre que 40 % des personnes disposant d'une couverture complémentaire ne sont pas du tout remboursées des dépassements et que seulement 20 % bénéficient d'une prise en charge entre 100 % et 120 %. Sandrine BLANCHARD Le Monde 29/04/08

Handicapés et accidentés de la vie

Handicap : Les associations liées au handicap et maladies invalidantes se sont regroupées au sein d'un mouvement "Ni pauvre, ni soumis" et ont manifesté le 29 mars à Paris, pour "un revenu d'existence". En référence au mouvement des filles de banlieue, "Ni putes, ni soumises", les associations défendant les personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d'accident du travail, ont décidé se regrouper dans un mouvement, "Ni pauvre, ni soumis", aux mêmes initiales NPNS. "Nous voulons pousser un coup de gueule", affirme la Fnath (fédération des accidentés de la vie): "on voit mal comment le gouvernement va tenir la promesse de campagne de revaloriser de 25% l'allocation adulte handicapée (AAH) sur cinq ans, alors qu'il l'a augmentée de seulement 1,1% au 1er janvier".

Grande précarité : Le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté estime le surcoût du RSA à3 ou 4 milliards d'euros. Selon lui, ce chiffre moins élevé que prévu - les premières estimations tablaient sur 6 à 8 milliards d'euros - se fonde sur le coût moyen de 1.200 euros par bénéficiaire, constaté par les premiers départements expérimentateurs. La réduction du nombre de bénéficiaires du RMI, qui semble désormais bien amorcée, pourrait également jouer en faveur d'un allègement du coût de la réforme.

Reste néanmoins la question du financement de ce surcoût, et notamment celle de la part qui incomberait aux départements. Sur ce point, Martin Hirsch, tout en évoquant la nécessité de "générer des recettes supplémentaires", reste très évasif, évoquant surtout la nécessité d'une volonté politique : "Si le RSA s'avère utile et efficace, on trouvera les moyens"

Nous sommes, selon le chef de l'Etat, sur une base de 1 milliard pour financer le RSA ! Mais comment puisque les caisses sont vides ? On sait depuis peu que ce seront ceux qui touchent la prime pour l'emploi qui seront les dindons de la farce

Familles Le décret sur la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, est entrée en vigueur, le 1er mai. Cette majoration unique, fortement contestée par les associations familiales, représente une économie de 138 millions d'euros par an selon les calculs de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales). François Fillon avait indiqué que "l'argent récupéré" servirait à d'autres mesures pour les familles. Pourtant le déficit pour une famille s'élèverait à près de 600 euros (586,56 euros) au total, selon l'Union nationale des associations familiales (Unaf).

Logement social En choisissant d'abaisser de 10 % les plafonds de ressources ouvrant droit à l'attribution d'un logement social, le gouvernement entend réduire les files d'attente. Actuellement, 70 % de la population peut y prétendre. Après la réforme, le taux passera à 60 %. À titre d'exemple, les revenus mensuels d'un couple avec deux enfants à charge ne devront pas excéder 2 977 € par mois au lieu de 3 308 actuellement.

Le gouvernement évalue le dispositif actuel des aides personnalisées au logement (APL), versées par les caisses d'allocations familiales, sans écarter l'idée d'une remise à plat. Cette prestation est généralement déduite du loyer. Selon un conseiller de Christine Boutin, la ministre du Logement, cité par le quotidien Aujourd'hui en France, il s'agit « de voir où les APL sont réellement utiles et où elles sont moins justifiables »

Et pour finir : les Retraites Les personnes nées en 1949 devront ainsi cotiser 40 ans et un trimestre, celles nées en 1950 devront cotiser 40 ans et deux trimestres, celles nées en 1951 iront jusqu'à 40 ans et trois trimestres et enfin, celles nées en 1952, et au-delà, devront cotiser 41 ans. Pour ceux nés avant 1949, la règle des 40 ans reste inchangée.

Les mêmes mécanismes progressifs, par années de naissance, avaient été mis en oeuvre pour faire passer de 37,5 ans à 40 ans de cotisations les salariés du privé (réforme Balladur de 1993) et les fonctionnaires (réforme Fillon de 2003).

Après 2012 La loi Fillon a prévu des "rendez-vous" en 2012 et en 2016, dates auxquelles le gouvernement devra se prononcer sur la nécessité ou non de procéder à un nouvel allongement de la durée de cotisation.

L'objectif est de respecter le principe posé en 2003 d'une stabilité du rapport entre la durée moyenne de la vie active et celle de la retraite.


Pour les nostalgiques et ceux qui pourraient penser que le lus dur est fait, il est important de lire les lignes qui suivent : Le Monde 19 mai 2008 -

"Avec les deux vagues de la réforme générale des politiques publiques (RGPP), le gouvernement a économisé seulement 7 milliards d'euros : or le déficit budgétaire était de 38,4 milliards d'euros en 2007, celui du régime général de la sécurité sociale de 9,5 milliards. Après les réformes de la première année du quinquennat, le premier ministre promet de s'attaquer, dès la rentrée, "aux réformes de structure", autrement dit le contenu des politiques d'intervention et des politiques sociales, pour faire des économies : défense (loi de programmation militaire), politique familiale, politique de l'emploi, politique du logement, minima sociaux (mise en place du Revenu de solidarité active), assurance-maladie ... / ..."

Le candidat devenu Président terminait son premier message aux français de la façon suivante "Le 6 mai il n’y a eu qu’un seul vainqueur, le peuple français qui ne veut pas renoncer, qui ne veut pas se laisser enfermer dans l’immobilisme et dans le conservatisme, qui ne veut plus que l’on décide à sa place, que l’on pense à sa place. Eh bien, à cette France qui veut continuer à vivre, à ce peuple qui ne veut pas renoncer, qui méritent notre amour et notre respect, je veux dire ma détermination à ne pas les décevoir."

Et bien c'est fait, et de quelle façon !!!

Crédit et copyright images
GREMI

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20 mai 2008

Medef : Le problème des retraites est anxiogène (ça dépend pour qui !!! )

Selon l'AFP : "La présidente du Medef, Laurence Parisot, prône un allongement progressif de la durée de cotisation et un report de l'âge légal de départ en retraite à 63 ans et demi, "seul scénario" permettant selon elle de régler le problème du financement des retraites.

Lors d'une conférence de presse, elle a jugé la question des retraites "essentielle pour le moral de notre société, pour sa capacité à se projeter dans l'avenir", et a ajouté qu'il était "terriblement anxiogène" de remettre la question sur le tapis tous les deux ou trois ans.

"On dit souvent que notre pays est un peu déprimé voire dépressif, que les nouvelles générations françaises ont moins d'espoir dans l'avenir que les générations d'autres pays occidentaux", a relevé Laurence Parisot. "Est-ce que la réponse n'est pas dans le fait que nous n'arrivons pas depuis des années à résoudre cette question qui nous taraude depuis toujours ?" Reprenant des estimations du Conseil d'orientation des retraites, elle a expliqué que le maintien de la durée de cotisation à 40 ans et de l'âge légal de la retraite à 60 ans entraînerait pour le régime général de l'assurance-vieillesse des besoins de financement de 10,3 milliards d'euros en 2015 puis de 15,7 milliards en 2020, compte tenu de l'évolution démographique. Un allongement de la durée de cotisation - 41 ans en 2012, 41,5 en 2020 - et un âge légal de la retraite repoussé à 63,5 ans permettraient au contraire d'équilibrer le régime général à l'horizon de 2020. "C'est le seul scénario qui permette en 2020 de retrouver un équilibre financier", a souligné Laurence Parisot.

Et c'est combien au fait chère Madame, le montant total des fonds secrets de l'UIMM ? que le CNPF puis le MEDEF ont couvert sans le moindre remord ?

Et si on parlait de l'« Epim », la caisse destinée à « mettre de l'huile dans les rouages et à prévenir les grèves », qui semble t-il aurait été créée en 1947 puis recréée en 1972 et aurait manipulé des montants de 500 à 600 M€ ?


Et les retraites "chapeau" : Un dirigeant perçoit un salaire de 1 million d'euros et a signé une retraite-chapeau à 60%.

Le jour de son licenciement, le total de ses retraites sont de 27.000 euros. La différence : (0,60 x 1.000.000 = 600.000) - 27.000 = 573.000 euros. Cette différence sera versée par l'entreprise directement à son ancien dirigeant, soit chaque année, soit en une seule fois. Carrefour a notamment provisionné une retraite-chapeau de 29 millions d'euros pour le départ de Daniel Bernard. Ces sommes sont souvent décidées dans le secret et les actionnaires ne sont que rarement informés. La retraite-chapeau a cela d'étrange qu'elle n'a pas à proprement parlé de justifications. ... / ..." Source Edu Bourse

En fin de compte Madame. permettez nous de trouver les problèmes que nous venons d'évoquer beaucoup plus anxiogène que votre proposition ...

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Philippe TASTET
Le Figaro
Les Echos

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Le Président de tous les marins

Les pêcheurs français intensifient leur mouvement contre la hausse du prix du gazole en bloquant terminaux pétroliers et ports de commerce, à la veille d'une réunion à Paris avec Michel Barnier.

Nicolas Sarkozy a affirmé sa "détermination à défendre ce secteur essentiel" et annoncé une "adaptation" des aides existantes, mais pas de mesures nouvelles. "

"Sarko menteur, les marins meurent", proclame une banderole à La Rochelle, l'un des points chauds du mouvement.

Les marins-pêcheurs continuent la grève des sorties en mer et bloquent les accès maritimes et parfois routiers de ports de la Mer du Nord, de la Manche, de l'Atlantique et de la Méditerranée pour réclamer des mesures "concrètes".

Tout ceci est est étonnant et injuste compte tenu du goût très prononcé de notre Président pour les conversations musclées avec les marins pêcheurs et ...


les navires ... de croisière




Toute l'équipe de Slovar est de tout coeur avec vous les gars

Crédits et copyrights images
Office du tourisme de Malte
HUB

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19 mai 2008

Les pauvres sont nuls, ils n'ont pas su profiter de la croissance !!!

" La croissance a accéléré au premier trimestre, avec une progression de 0,6%, supérieure aux prévisions malgré un contexte de crise financière mondiale, et a également été revue à la hausse sur l'ensemble de 2007.

L'Insee a annoncé jeudi que le PIB avait augmenté l'an dernier de 2,1%, contre 1,9% initialement (en données corrigées du nombre de jours ouvrables), et même de 2,2% en données brutes, chiffre retenu par Bercy.

Grâce à ces résultats, l'acquis de croissance (le niveau dont on est sûr qu'il sera atteint sauf récession aux trimestres suivants), s'établit à 1,4% à fin mars, selon la première estimation de l'Insee. "Nos prévisions officielles de croissance pour 2008, entre 1,7 et 2%, sont bien confortées", a "jubilé" la ministre de l'Economie Christine Lagarde ... " Source AFP

"Chaque jour les Supermarchés se débarrassent de Produits Comestibles, mais Invendables ! Alors en France, des groupes approchent… ; et ce ne sont plus des clochards ! On les appelle les « déchétariens » !!!!

De la viande, des Gâteaux, des Chips, des Légumes, du Pain ou encore de la Lessive..On trouve de « tout » dans les Poubelles des Supermarchés. Ce sont souvent des produits proches de leur date de péremption, ou des emballages abimés : les Grandes Surfaces ne peuvent plus les garder en rayon. Alors elles les jettent, et quand le personnel sort les poubelles, à heures fixes, les « habitués » attendent.

Ce ne sont plus les clochards d’antan, mais nous voyons arriver une nouvelle population :Rmistes, Mères Célibataires, Travailleurs Pauvres, Personnes en Invalidité, Retraités… La baisse du pouvoir d’achat pousse ces Nouveaux Pauvres à venir chaque jour attendre la sortie des poubelles du soir ! L’économie réalisée par ces « glaneurs », est considérable, et leur permet d’attendre la fin du mois pour toucher leurs maigres revenus !

Et comme le gouvernement prévoit une hausse des prix de 2,2% pour 2008, ce phénomène n’est pas prêt de s’arrêter !! ... " Source Com4News

Le président Sarkozy a "estimé que ces résultats "traduisent l'impact des mesures prises (...) par le gouvernement en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" et "témoignent de la nécessité de maintenir ce cap"

Malheureusement !!! mais il faut dire que les pauvres n'ont aucune notion ... d'économie et ne comprennent pas la mondialisation ....

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OUGEN

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Traité de Lisbonne : Nous en avons rêvé, les irlandais vont-ils le faire ?

Slovar a toujours clairement indiqué son hostilité à l'actuel construction européenne et à ses orientations sociales et économiques.

Si nous avons été dans les premiers à manifester aux côtés de tous ceux qui réclamaient un nouveau référendum, nous avons bien été obligés de constater le déni de démocratie imposé par le Président de la République qui savait parfaitement que les français refuseraient majoritairement le traité de Lisbonne.

Tous les pays membres de l'union à l'exception d'un (Irlande) se sont vu imposer une ratification parlementaire privant les citoyens de leur expression sur un sujet dont ils sont les seuls à pouvoir donner leur avis.

Au delà des congratulations entre chefs de l'Etat et de gouvernement auxquellles nous avons pu assister ainsi que le bonheur affiché par la commission européenne, il reste une marche à franchir pour le traité de Lisbonne s'impose à tous les européens : La ratification par référendum des irlandais. En effet, l'Irlande de par sa constitution doit soumemttre à référendum l'adoption d u traité.

Or que lit-on ces derniers jours :

Une étude récente montre que 38 % des électeurs irlandais soutiennent le "oui", 28 % sont en faveur du "non" et 34 % se déclarent indécis. Cette enquête d'opinion, réalisée début mai par l'institut Red C, a été publiée le 11 mai par le Sunday Business Post.

La campagne est semble t-il intense et les déplacements de chefs d'Etat et de gouvernement ne paraissent pas avoir eu d'impact sur les électeurs irlandais.

Dans la mesure ou "Tout est possible", il y a lieu de penser que notre Président qualifié de sauveur de l'Europe ne démarre la présidence de l'Union avec un très gros problème !!!

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16 mai 2008

Les effets de la ruture et du changement

"Nicolas Sarkozy a modifié sa pratique du pouvoir au cours de sa première année à l'Elysée, mais il restera un président" nous expliquait très récemment Claude Guéant. En clair, faire passer l'avenir de tous les français avant lui même."C'est vrai qu'il a modifié sa pratique du pouvoir pour tenir compte de l'expérience qu'il a acquise et notamment afin de simplifier son rapport avec les Français, de fluidifier sa pédagogie de la réforme"

De même à la veille de prendre la présidence de l'Union Européenne, on pouvait finir par se demander si la gouvernance actuelle du "doigt mouillé" n'allait pas devenir un cauchemar pour des millions de français et d'européens

Nous étions encore à en chercher la preuve. Et bien Slovar avec l'aide du Blog du CHI vous apporte la preuve de la nouvelle stratégie élyséenne.

Cliquez sur l'image pour lire le texte
Ah ! c'est vrai que ça change du Bling, bling .... On se sent tout de suite mieux lorsqu'on sait qu'on est bien dirigé.

Merci qui ?

Crédit montage
Blog du CHI

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15 mai 2008

Rififi au patronat : Plus ça change, moins ça change !

C'est par un Emailing laconique et peu chaleureux que la GCPME annonce la nomination de Geoffroy Roux de Bézieux à la tête de l'UNEDIC

"La CGPME prend acte de l'élection du candidat MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux à la présidence de l'UNEDIC, ce qui permet à M. Liébus, candidat UPA d'accéder au poste de trésorier-adjoint. Elle leur souhaite plein succès dans une période si importante pour le régime d'assurance-chômage. A cette occasion, la Confédération a pu, à nouveau, constater le déséquilibre des voix au sein du collège employeurs (17 MEDEF, 5 CGPME) lequel ne reflète pas la réalité du tissu économique français constitué à plus de 95% de PME"

Qualifié « d'homme de marketing » par les média, Geoffroy Roux de Bézieux (qui a fait fortune avec la chaîne The Phone House), a été élu par le conseil d'administration de l'assurance chômage (Unedic) avec 20 voix du patronat sur 25.

Il a obtenu celle du Medef (17 voix) et du patronat de l'artisanat (UPA, 3 voix) face à Jean-François Veysset, 68 ans, déjà vice-président et qui briguait le poste au nom de la CGPME (5 voix).

L’AFP nous révèle en partie l’ambiance préalable au vote : « Après un mini-psychodrame sur les modalités du vote, il a finalement eu lieu à main levée »

"Il remplace Michel de Virville, secrétaire général de Renault, qui a démissionné le 1er mars dernier à la suite de l'affaire de la "caisse noire" de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Depuis cette démission, la présidence était assurée par intérim par Jean-François Veysset, vice-président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGMPE)"

On comprend donc le dépit de la CGPME.

Curieusement : « L'élection de M. Roux de Bézieux a été facilitée par les syndicats siégeant à l'Unedic (CFDT, FO, CGT, CFTC, CFE-CGC, au total 25 voix) qui se sont abstenus. M. Roux de Bézieux n'a pas caché à ses interlocuteurs qu'il débutait, mais "ce n'est pas rédhibitoire", a jugé Annie Thomas, vice-présidente CFDT de l'Unedic. "Sa personnalité dynamique de jeune chef d'entreprise peut être utile", a-t-elle ajouté, tandis que la CGT a promis de "juger aux actes, pourvu qu'il se mette rapidement à la page" » Source AFP

Conclusion : Peu compétent sur le sujet mais la CFDT (admirative) aidera !!!

Frédéric Saint-Geours, le président de l'UIMM, de son côté a déclaré "le schéma en train de se mettre en place ressemble plus à une étatisation qu'à un organisme équilibré, c'est une vraie inquiétude" Source AFP

Cette remarque doit-elle faire penser qu’il existe une collusion entre le MEDEF et le gouvernement ? Il faut nous en dire plus M. Saint-Geours !!

Cette élection est somme toute une juste récompense pour M. Roux de Bézieux puisque Croissance Plus écrivait le 2 mars 2008 : "CroissancePlus soutient à 100% la demande de transparence et de réforme exprimée par Laurence Parisot, Présidente du MEDEF, suite aux révélations dans la presse sur la prime de départ et la prise en charge d’éventuelles sanctions financières de Denis Gautier-Savagnac.

En effet, convaincue depuis longtemps que transparence et éthique sont indispensables non seulement dans les entreprises mais aussi dans les organisations patronales, Croissance Plus milite donc pour que ces organisations représentent véritablement et mieux l’ensemble des entreprises françaises ... / ... "

Puis le 10 mars 2008 : "Dans ce cadre, le Comité directeur de CroissancePlus a décidé de proposer la candidature de son Président, Geoffroy Roux de Bézieux, auprès du comité de sélection des mandats du MEDEF pour le mandat de Président de l’UNEDIC, récemment libéré par la démission de Michel de Virville.

« Je soutiens à 100% Laurence Parisot dans sa demande de rénovation et dans sa volonté de remise à plat de l’attribution des mandats, basée sur la compétence et non sur l’appartenance. C’est pourquoi j’ai décidé de saisir cette opportunité d’ouverture et me présente à la présidence de l’UNEDIC. Je souhaite que ma candidature à ce mandat soit suivie d’autres candidatures de chefs d’entreprise de CroissancePlus à d’autres mandats », déclare Geoffroy Roux de Bézieux"

Déclaration "d'amour" ou connivence ? Sur le dos de qui et au profit de qui ?

Dans un communiqué officiel, la CGPME a "pris acte", tout en pointant "le déséquilibre" des forces et en soulignant implicitement le marchandage auquel a donné lieu l'élection de M. Roux de Bézieux, "qui permet à Patrick Liébus, candidat UPA, d'accéder au poste de trésorier-adjoint". Jean-François Veysset n'y va pas par quatre chemins : "Nous avons assisté à un véritable acte de terrorisme de la part des représentants du Medef"

Chauds les marrons !!!

Geoffroy Roux de Bézieux n'est pas un inconnu puisqu'il dirige depuis 2005 l'association d'employeurs « CroissancePlus » , ( à laquelle appartient Charles BEIGBEDER patron de POWEO et auteur promoteur d'un rapport sur l'extension du "Low Cost" comme réponse aux problèmes de pouvoir d'achat) qui fédère plus de 300 chefs d ’entreprises dans des secteurs tels que l ’informatique, l ’internet, les télécoms ou le capital-risque.

Cette élection positionne plus ou moins clairement Croissance Plus comme une alternative à la CGPME qui comme tout le monde le sait a des rapports tendus avec le MEDEF … Depuis que celui-ci a décidé de chasser sur ses terres de PME.

La presse économique nous présente M. Roux de Bézieux comme étant l’expression moderne de l’entreprise et du management à la française et loue la grande ouverture de son mouvement CroissancePlus

Alors, qu’en est-il et quelles sont les principales idées développées par CroissancePlus ?

CroissancePlus indique, sur son site, ses "combats"

Extrait :

Flexibilité du travail :
- revalorisation du contrat de travail,(sic)
- sécurisation du contrat de travail (assouplissement des conditions de licenciements contre des garanties accrues données au salarié) Séparabilité, contrat de projet, allongement de la période d’essai
- baisse significative des charges (transférées vers où ?)
- révision des effets de seuils (Voir : Le plan de Nicolas SARKOZY 2008 pour les entreprises )

Dans la catégorie des "succès"on notera entre autres

2005 : Soutien et contribution C+ en vue de l’adoption du bouclier fiscal et d'un nouveau dispositif d’émissions des actions gratuites

2007 : Fiscalité : possibilité de déduction de l’ISF des sommes investies dans les PME (proposition C+ reprise par N Sarkozy)

Croissance Plus a édité un Livre Blanc dans lequel tout à chacun pourra trouver le texte suivant :

La nécessaire « flexibilisation » du marché du travail

Flexibilité. Le mot est écrit. Remplacez-le par élasticité, souplesse, adaptabilité, parez-le de tous les maux ou de toutes les vertus, vous n’y changerez rien. Croissance Plus, sans pose dialectique ou esprit de provocation, n’a pas peur de ce mot. Au contraire, l’association le revendique et le clame.

L’idée n’est pas d’ouvrir un débat sur la flexibilité qui n’est au mieux qu’un moyen, mais de favoriser l’un de ses corollaires : la création massive d’emplois. Car créer des emplois permet à son tour de créer plus de richesse. Il ne s’agit pas d’aller vers une société plus « dure » mais bien de « moins protéger les emplois » pour « mieux protéger les personnes ».

Ce chapitre recense un certain nombre de mesures qui, sans bouleverser le droit social français, ont l’avantage du réalisme et de l’efficacité, loin des querelles idéologiques.

Pour créer ces emplois et soutenir la croissance, les entreprises ne demandent pas de nouvelles lois ou de nouveaux verrous protecteurs. Au contraire, elles attendent de pouvoir utiliser avec intelligence les ressources du droit français, en les adaptant avec souplesse, dans un esprit de concertation directe avec les salariés et de réalisme face à l’environnement économique et à la compétition internationale.

Loin des clichés et sous condition d’assouplissement, les entreprises françaises sont prêtes à embaucher, à faire progresser leurs salariés, à former leurs apprentis, à lancer dans la vie active leurs stagiaires. Ne les dissuadons pas.

Suit quelques mesures que reconnaîtront certains :

Mesure 37 - Permettre aux salariés qui le souhaitent de travailler jusqu’à 39H00 sans taxation supplémentaire pour l’entreprise

Mesure 39 – Etendre le champs d’application du CNE à toutes les entreprises de moins de quinze ans d’existence quelque soit le nombre de salariés (merci à l’OIT)

Mesure 40 – Supprimer pour les PME l’obligation de reclassement

Mesure 44 – Repenser les modalités de rupture

Mesure 58 – Augmenter le taux de TVA (TVA sociale) sans toucher aux produits de première nécessité afin de parvenir à financer la protection sociale

Et tant d’autres que nous laissons découvrir aux lecteurs. Nous leur conseillons toutefois de lire l’article du 8/01/2008 disponible sur le site de l’Entreprise cité plus haut et intitulé Le plan de Nicolas Sarkozy pour les entreprises en 2008 pour découvrir qu’il n’y a rien de plus à attendre pour des salariés qui restent l’unique variable d’ajustement d’un système économique qui lui ne veut rien céder.

Pour ceux qui attendent une réaction « socialisante », le plus « amusant » reste à venir puisque Geoffroy Roux de Bézieux est membre du collège "société civile" du tout nouveau Think tank socio démocrate Terra Nova (voir article du 13 mai sur Slovar)

Va vraiment falloir finir par se bouger ….

Sources, crédits et copyrights
Le Monde
AFP
L'entreprise
CroissancePlus

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Faujour

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Coup de pouce, coup de pub

Macadam journal est de retour !

Macadam renaît... Une association fondée par d'anciens vendeurs a repris le flambeau. Ils participent à l'élaboration du journal avec des professionnels des médias bénévoles. Macadam, qui permet d'améliorer leurs conditions de vie, est vraiment leur titre.

C'est par la volonté de ses vendeurs que Macadam retrouve une nouvelle vie. Interrompue depuis l'été 2006, la parution du journal reprend. Avec une équipe nouvelle, un format nouveau, une maquette plus dynamique, et un contenu collant à l'actualité. Macadam a surtout la volonté d'être encore plus un outil au service de ses vendeurs.

L'association "Les Artisans du Macadam" vient d'être consitutée pour que le journal soit d'abord celui de ses vendeurs.

Depuis 2008, Macadam journal est agréé par la Fédération internationale de la presse de rue, International Network of street paper, reconnaissant le sérieux de son contenu et de son projet auprès des vendeurs.

Alors, si vous les croisez, ne leur faites pas la charité mais contribuez plutôt à un projet à connotation sociale majeure. Soutenir Macadam Journal, c'est cautionner une entreprise qui a "du sens"

Macadam Journal

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14 mai 2008

L'ami de la presse (enfin pas de toute)

On a beaucoup parlé ces derniers jours des propos que le Président de la République avait tenu au sujet de la presse française. Pour ceux qui auraient raté un ou plusieurs épisodes, nous leur proposons un retour sur info :

1er mai. Un porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, écrit au patron de l'AFP pour se plaindre. L'un de ses communiqués, évoquant la condamnation de Ségolène Royal dans un procès intenté par 2 ex-collaboratrices, n'a pas été relayé par l'agence de presse. Grosse colère du responsable UMP ... à laquelle l'AFP répond qu'elle ne saurait "répercuter systématiquement les très nombreux communiqués qu'elle reçoit"

Mercredi soir, l'UMP réagissait à une condamnation par les syndicats de l'AFP de "pressions exercées par le porte-parole Frédéric Lefebvre".

7 mai. Le président de la République parle de "censure" de la part de l'AFP. Quelques heures auparavant, lors d'une réception à huis clos des députés UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'en était pris à plusieurs médias, avaient rapporté plusieurs participants. Selon eux, le président a accusé le Parisien, l'Express et l'AFP de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation Ségolène Royal, son adversaire en 2007. Il a aussi, selon plusieurs témoignages, reproché au Journal du Dimanche de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision. Il a encore visé Marianne, dont la dernière "Une" titrait, sur une photo du président, "Putain 4 ans!".

9 mai. Le patron de l'AFP, Pierre Louette, a défendu ses journalistes. Il a estimé que son agence de presse n'avait pas "vocation à devenir une machine à diffuser des communiqués". Ce dont se sont félicités les syndicats

11 mai. Christine Albanel ministre de la Culture dans un entretien au JDD revient sur le différend qui oppose l'UMP à l'AFP Elle affirme que l'agence de presse "n'est pas une machine à reproduire des communiqués". Et d'ajouter: "Il est normal que les journalistes sélectionnent et hiérarchisent l'information à la condition de maintenir l'équilibre des expressions politiques".

Mais elle propose que "l'AFP mette à disposition de ses abonnés l'ensemble des communiqués de presse des partis et des organisations syndicales sur un espace spécifique", via un nouveau service.

ça c'est en France. Mais savez-vous qu'au Canada, notre Président déchaîne également les passions ?

Nous vous donnons ci-dessous lecture de l'intégralité d'un article de Nathalie Petrowski journaliste à La Presse qui évoque les excellents rapports qu'entretient Nicolas SARKOZY avec les media de "la Belle Province"

La voix de la France ou de Lafrance ? - 19 avril 2008

À défaut d'être à la tête d'une télé qui diffuse 24 heures sur 24 des programmes consacrés à sa personne, le président Sarkozy a décidé de jeter son dévolu sur un joli petit joujou du nom de TV5, le plus grand partenariat télévisuel au monde.

L'été dernier, le président s'est non seulement mis en tête que TV5 était la télé de l'avenir, mais qu'elle devait subir un sérieux lifting. Comment? En cessant d'être le fourre-tout de la francophonie pour devenir la voix de la France. La voix officielle de la France.

Pour que cette voix ait plus de poids, Sarko a proposé que TV5 fasse partie du nouveau holding audiovisuel France Monde en compagnie de France 24 (la chaîne d'information continue) et de RFI (Radio France Internationale).

En clair, cela signifiait deux choses: bye-bye, les bulletins d'informations de Bernard et de ses amis belges et suisses, diffusés aux quatre coins de la francophonie. Bye-bye, l'indépendance rédactionnelle de la programmation qui varie avec chaque partenaire et chaque pays. Bonjour, la centralisation. Bonjour, c'est Paris qui décide et vous n'avez rien à dire. Bonjour, le journal de David Pujadas diffusé en boucle jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Il n'en fallait pas plus pour que les Belges, Suisses et Québécois qui financent en partie TV5 grimpent dans les tours satellites en hurlant leur opposition à ce projet d'impérialisme télévisuel à la sauce Sarko. Pas question que TV5 devienne la voix unique et unilatérale de la France et que le Canada, la Suisse, la Belgique et le Québec soient de pauvres figurants dans le film de France Monde, ont-ils tonné.

C'était il y a six mois. La crise dure depuis ce temps-là. Elle devait en principe se régler cette semaine avec la réunion à Paris du conseil d'administration de TV5. Le président sortant, un certain Bonnemain, devait remettre sa démission et céder sa place à un certain Alain de Pouzilhac, le nouveau président de France Monde. Celui-ci était censé jurer devant les partenaires étrangers que le prochain directeur de TV5 pourrait gérer ses affaires en toute liberté à l'écart du holding de France Monde.

Sauf qu'à la dernière minute, Pouzilhac a changé d'idée et réclamé les pleins pouvoirs comme son prédécesseur. Les partenaires étrangers se sont levés pour réclamer à leur tour... une pause café. Ils ne sont jamais revenus.

Pendant ce temps-là, de l'autre côté de l'océan, profitant d'un séjour en sol québécois, un dénommé Joyandet, secrétaire d'État français chargé de la Francophonie, a eu une idée de génie. Il a lancé un nom comme on lance un ballon ou un bonbon: celui de Sylvain Lafrance, l'actuel VP de Radio-Canada qui, selon le secrétaire d'État, ferait un excellent directeur pour TV5.

C'est ainsi qu'au plus fort de la crise, le secrétaire d'État a chassé la vision apocalyptique d'une télé dictatoriale mandatée pour être la voix de la France. Il l'a remplacée par l'image apaisante d'un Lafrance québécois la gouvernant en toute liberté.

La stratégie était brillante, mais nous ne sommes pas dupes. L'important, ce n'est pas que TV5 soit gérée par un Lafrance, un Lafond ou même un Lapin. L'important, c'est que le prochain directeur général de TV5 ait les pleins pouvoirs et qu'il ne soit pas soumis à la loi d'aucun holding. Tant que ce ne sera pas le cas, le secrétaire d'État à la Francophonie peut garder ses bonbons pour lui, merci.

Décidément tout est possible, y compris ... se mettre la francophonie à dos en en seule année de mandat

Merci qui ?

Sources crédit et remerciements
Com4News
Cyberpresse
Crédit et copyright photos
Point de Vue
Fox News

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