24 mai 2012

Législatives : Voterez vous pour l'UMP un parti de « mal élevés » et « d'hypocrites » ?

Tétanisés par une probable défaite aux législatives, les leaders de l'UMP ne cessent de s'invectiver et s'injurier. Français, oseriez-vous confier l'avenir de la France à un parti de « mal élevés » et « d'hypocrites » ?




En politique, perdre le pouvoir est la pire chose qui puisse arriver à un parti. Dès lors, plus question de courtoisie forcée, puisqu'il faut, outre éviter le naufrage, chercher des responsables de l'échec et bien entendu mettre la main sur les instances du parti en vue d'une hypothétique reprise de ce fameux pouvoir perdu !

Ce constat s'applique à l'UMP depuis la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Il est d'autant plus douloureux pour eux que cette défaite intervient après 10 ans aux commandes de la France. D'où un psychodrame assez pitoyable dont les acteurs aspirent toutefois à gérer ensemble l'avenir des français.

Imaginons un instant que l'UMP soit majoritaire après les scrutins des 22 avril et 6 mai 2012. Que vaudrait la phrase de Jean-François Copé : « Soyons rassemblés, soyons vigilants face aux folies de la gauche et constructifs surtout »

Verrait-on François Fillon gouverner avec Jean-François Copé qui le traite d'hypocrite et affirme qu'il ne : « (...) ne peut pas prétendre être le leader de cette formation politique sans qu'il y ait eu un débat démocratique, sans que les militants se soient prononcés (...) »

Quelle belle entente future avec Bernard Debré qui a avoué avoir dit à l'ex premier ministre : « J'ai dit à Fillon : François, il faut fermer sa gueule (...) »

Tout comme avec Rachida Dati qui a jugé : « déloyal, désagréable, ingrat et mal élevé de la part de François Fillon d'assurer qu'il n'y avait pas de leader naturel à l'UMP (...) Elle a également jugé que François Fillon était un petit peu ingrat vis-à-vis de Nicolas Sarkozy qui l'a fait ce qu'il est aujourd'hui (...) On dit à nos enfants : faut être bien élevé, bien éduqué. C'est mal élevé vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas mort non ? »

Sachant par ailleurs qu'entre Rachida Dati et Bernard Debré se sont déclaré la guerre puisque la première soutien une candidature dissidente dans la circonscription du second

Sans oublier Xavier Bertrand dont l'inimitié avec Jean-François Copé n'est un mystère pour personne.

Du côté de la solidarité entre anciens membres du gouvernement, nous aimerions connaître le nom de son ancien collègue qui a affirmé vouloir « casser la gueule » de Laurent Wauquiez parce qu'il a annoncé qu'il renonçait aux 6 mois de salaires qu'il devait toucher en tant qu'ancien ministre. Et les noms de ceux qui l'ont traité de démago expliquant que sa décision était de l'escroquerie et un gadget de communication, faisant perfidement remarquer au passage que celui-ci : « (...) continuera à toucher son indemnité de maire du Puy-en-Velay ainsi que celle de député, s'il est élu. De plus, en tant qu'énarque, il pourrait réintégrer la haute administration en cas d'échec aux législatives (...) »

N'oublions pas non plus cette preuve de bonne entente de la part de Nathalie Kosciusko-Morizet qui, en comité stratégique au siège de l'UMP n'a pas hésité à régler ses comptes en lançant :  « (...) Comme beaucoup d'entre vous, je suis sur le terrain, on est au feu. Les balles dans le front, je veux bien. Mais les balles dans le dos, je préfère éviter »

Encore faudrait-il que tout ce beau monde puisse s'entendre avec la Droite Populaire qui ne cesse de clamer sa future autonomie et rêve de créer un groupe autonome à l'Assemblée Nationale.

Voilà en quelques lignes à quoi ressemble actuellement le parti « des droits et des devoirs » qui appelle les français à lui donner une majorité pour « équilibrer les pouvoirs »

Devant une telle cacophonie et de telles distensions, les français seraient bien avisés de suivre le conseil d'un ancien Premier Ministre qui déclarait : « sans majorité [à l'Assemblée Nationale], le Président de la République ne peut pas mettre en œuvre le projet que vous avez choisi à l’élection présidentielle. Alors je vous le demande, mes chers compatriotes : donnez au Président de la République une majorité, et nous pourrons ensemble rénover notre pays, préparer l’avenir des générations futures » un certain ... François Fillon !


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23 mai 2012

Logement social : Lobbying et coups tordus du lobby bancaire contre le Livret A ?

La Fédération bancaire française vient de lancer une opération de lobbying contre l'engagement de François Hollande de doubler le plafond du Livret A en faveur du logement social . Il faut dire que cette mesure pénaliserait surtout leurs autres produits d'épargne !



Dans ses 60 engagements de son projet, François Hollande indiquait : « (...) J’agirai pour que soient construits au cours du quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, soit 300 000 de plus que lors du quinquennat précédent, dont 150000 logements très sociaux, grâce au doublement du plafond du livret A (...) » Proposition 22

Ce que concède ... mais conteste la Fédération Française Bancaire : « l'organisme qui rassemble toutes les entreprises bancaires en France » en clair : le lobby bancaire français !

Quels sont les reproches de la Fédération Française Bancaire à cette mesure ?

Tout d'abord que : « Le doublement du plafond du Livret A est une mesure inadaptée » Et pourquoi donc ?

D'après un de leurs communiqués : « Le problème du logement social ne relève pas d'une insuffisance de financement - ce qu'une augmentation du plafond du Livret A chercherait à corriger - mais tient davantage de la rareté du foncier, des prix élevés et de la capacité à construire (...) »

Par ailleurs : « (...) Le doublement du plafond du Livret A représentera un coût supplémentaire pour les finances publiques (...) Les Français vont transférer de l'épargne qui est aujourd'hui fiscalisée sur un produit qui ne l'est pas (...) »

Et comme l'écrit Politis : « Pour conclure son communiqué, le patronat bancaire de la FBF n’a pas hésité à adopter un ton très gauchiste » En effet, la Fédération Française Bancaire n'hésite pas à écrire : « Le doublement du plafond du Livret A avantage les épargnants les plus aisés. En effet, le Livret A ne compte qu'une minorité seulement de détenteurs ayant atteint le plafond de 15300 euros (...)  »

On notera aussi une attaque en règle de François Pérol patron du groupe bancaire BPCE. Pérol qui rappelons le est un ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, nommé par Nicolas Sarkozy, directeur de la deuxième banque de France, issue de la fusion entre les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires. Alors que la BPCE est historiquement un des plus gros collecteurs d'épargne de Livret A.

Or, l'argument sur la raretée du foncier est fallacieux dans la mesure où comme le rappelle  Jean-Baptiste Eyraud, de l'Association Droit au Logement (DAL) : « (...) Il a d'abord beaucoup de friches urbaines aux alentours des grandes agglomérations (...) ensuite, François Hollande s'est engagé à livrer des terrains qui appartiennent à l'Etat pour construire des logements sociaux (...) En outre, l'argent du livret A ne sert pas qu'à construire, il permet aussi aux organismes HLM d'acheter des immeubles et de les transformer en logements sociaux (...) »

Ce à quoi Jean-Philippe Gasparotto, le secrétaire général de la CGT Caisse des dépôts ajoute : « (...) Les prêts au logement social financés par le livret A, sont également destinés à la réhabilitation des bâtiments, et notamment à leur réhabilitation thermique (...) »

Mais, soyons sérieux deux minutes. Qu'est ce qui dérange vraiment les banques françaises dans la proposition du Président de la République ?

C'est Politis qui nous donne la version la plus simple et la plus concrète : « (...) la mesure de François Hollande (...) aurait aussi pour effet de réduire les dépôts bancaires et les bénéfices tirés d’une épargne logée dans des fonds, dont les assurances vie (...) Même si elles disposent d’une partie de l’épargne du Livret A (35 à 40 %, environ 40 milliards sans contrepartie et utilisée à des fins spéculatives) et du LDD, les banques seraient ainsi privées d’une partie de leurs ressources, tandis que les assureurs pourraient être déstabilisés par une baisse de leurs encours d’assurance-vie (...) L’enjeu est donc important pour le lobby bancaire et des compagnies d’assurance, de plus opposé au retour à la centralisation de cette gigantesque épargne gérée la Caisse des dépôts (...) le gouverneur de la Banque de France et président de l’Autorité de contrôle prudentiel, Christian Noyer (...) soutient l’idée que le logement n’a pas de problème de financement. Le même gouverneur avait préconisé de ne pas relever le taux de rémunération du Livret A ni du Livret de développement durable en février, alors que l’évolution des prix à la consommation aurait dû le faire grimper à 2,5 %. On voit de quel côté se situe les recommandations de Christian Noyer, lequel préfère soutenir les marchés financiers (...) »

Politis qui conclue par : « (...) Peu importe que plus de 10 millions de personnes éprouvent de graves difficultés à faire face aux dépenses de logement et craignent de le perdre, qu’elles soient accédantes ou locataires (...) »

Effectivement, pour la Fédération Bancaire Française, peu importe ...  


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22 mai 2012

Retraite à 60 ans : L'insupportable chantage du Medef !

Selon le Medef, autoriser des salariés ayant commencé à travailler dès 18 ans et cotisé 41 ans à partir à la retraite à 60 ans serait insupportable. Par contre se séparer des seniors à coup de ruptures conventionnelles serait une mesure ... sociale phare ! 




Il se dit qu'au Medef, nombreux sont ceux qui reprochent à Laurence Parisot ses prises de positions et diverses « déclarations d'amour »  à l'encontre l'ex président Sarkozy pendant la présidentielle. A tel point qu'elle déclenché des ricanements dans son propre camp en déclarant : « Les entreprises ne sont ni à gauche, ni à droite »

Néanmoins, si elle s'est vite reprise, en constatant les résultats, annonçant qu'elle était impatiente de travailler avec le nouveau gouvernement, il semble bien qu'elle ait décidé de faire payer aux salariés le très probable abandon de la TVA sociale et des accords compétitivité-emploi inclus dans le programme de son champion de candidat.

En effet, alors que la complicité entre le précédent gouvernement et le Medef a permis de mettre en place la rupture conventionnelle qui s'est avérée être un des meilleurs outils pour se séparer des seniors, les DRH affirmant avec délice que : « La rupture conventionnelle du contrat de travail est considérée comme la mesure sociale phare du quinquennat Sarkozy », Laurence Parisot a décidé de faire barrage à la possibilité pour les salariés ayant commencé à travaillé dès 18 ans et atteint 41 ans de cotisation à prendre leur retraite à 60 ans ! 

Quels sont les arguments de notre « amie» Laurence ?

Dans l'Usine Nouvelle « (...) Elle se demande par exemple si dans le prochain calcul seront pris en compte uniquement les trimestres cotisés ou, comme certains le demandent, des trimestres validés intégrant congés maternité, périodes de chômage etc. Dans cette hypothèse, l'impact financier n'est tout simplement pas le même (...) » Oubliant au passage de poser la question du coût pour l'UNEDIC des chômeurs seniors de longue durée. Mais, dans la mesure où l'indemnisation ne dure que trois ans, le compte est vite fait pour madame Parisot !

Bien que nous soyons opposés aux restrictions contenues dans le programme de François Hollande sur le sujet, la réponse figurait dans les engagements du candidat : Seules périodes de trimestres cotisées seront prises en compte. Donc, une polémique de plus donc madame Parisot est coutumière ! Ce qui ne l'empêche pas de menacer : « (...) si l'Agirc et l'Arcco devaient financer ce surplus, le Medef serait amené à poser des questions importantes et très structurelles sur ce que nous voulons faire de ces régimes (...) »

Polémique qui ne résout pas le problème principal : Est-il possible de rester dans l'emploi au delà de 50 ans ?

Rester dans l'emploi et surtout en retrouver un, une fois qu'on l'a perdu ! Mais, sur ce dernier sujet, il ne faut pas compter sur Laurence Parisot pour obtenir la moindre réponse. Car, selon la logique de l'organisation patronale, le salarié n'est qu'une variable d'ajustement dans une économie mondialisée. En clair, le jour où l'entreprise préfère recruter un plus jeunes (plus économique et moins revendicatif) à défaut de l'archaïque harcèlement moral, elle utilisera la moderne rupture conventionnelle. Par contre, pas question de perdre du temps avec les plus de 850 000 inscrits de plus de 50 ans à Pôle Emploi !

Soyons clairs madame Parisot, vous exigez que les salariés partent le plus tard possible à la retraite, votre objectif étant, comme votre ami François Fillon d'atteindre 67 ans. Mais pourquoi puisque vous refusez toute obligation ou quota en ce qui concerne les salariés âgés ?

En toute probabilité parce que vous savez qu'en repoussant au plus loin l'âge légal, il se trouvera bien un gouvernement qui mettra en place un pilier obligatoire de capitalisation permettant à ceux qui le peuvent de cotiser individuellement et de partir à la retraite à la carte en faisant l'impasse sur les pénalités du régime général !

Et ce jour, vos adhérents banquiers et assureurs pourront acheter la totalité du stock de vins de champagne pour fêter la captation sur le long terme de l'épargne des français en vue de financer leur retraite privée. Bien entendu, banques et assurances n'offriront aucune garantie à leurs clients (krachs financiers inclus) et pourront comme n'importe quel fond de pension spéculer et dépecer des entreprises pour verser au retraités leur pension.

Mais que vous importe, puisque vous auriez réussit là ou tous vos prédécesseurs ont échoué : liquider une bonne fois pour un des plus importants volet du programme du Conseil National de la Résistance. 

Alors, votre posture qui consiste à exiger une rencontre avec Marisol Tourraine la nouvelle ministre des Affaires sociales, pour faire revenir le gouvernement sur son projet de décret autorisant un départ à la retraite à 60 ans pour des salariés ayant commencé à travailler tôt, tout comme votre chantage, ne  trompent personne.

Mais peut être êtes, misez-vous sur une possible victoire des candidats de l'UMP aux législatives qui vous permettrait d'obtenir une précarisation généralisée des salariés, un nouveau report de l'âge légal de la retraite et ... son financement privé. 

Confirmant par là même que votre propos sur  « Les entreprises qui ne sont ni à gauche, ni à droite » était comme à l'accoutumée une aimable plaisanterie qui a du bien faire rire dans les couloirs du Medef ... 


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16 mai 2012

Législatives : Stop à l'interdiction de cantine scolaire des enfants de chômeurs !

Nombre d'élus UMP continuent de bannir les enfants de chômeurs des cantines scolaires. Une profonde injustice qu'il mériterait à elle seule une sanction pour les candidats du Mouvement Populaire aux prochaines législatives !



En septembre 2011 nous écrivions : « Perdre son emploi est toujours vécu comme un drame, auquel s'ajoute, dans certaines communes gérées par l'UMP, l'humiliation d'expliquer à ses enfants pourquoi ils sont exclus de la cantine scolaire ! Quel point commun entre Thonon-les-Bains, Bordeaux, Nice, Meaux, Troyes ou Toulon ? Et bien hormis qu'elles sont dirigées par l'UMP, elles ont mis en place un système de restriction ou d'interdiction de leurs cantines scolaires aux enfants de chômeurs »

Et ce n'est pas un épiphénomène puisqu'à la rentrée 2011, au moins 70 communes effectuaient une sélection à l'entrée des cantines selon divers critères.

Loin d'être terminée, ce bannissement continue de faire des émules chez les élus du « parti des droits et des devoirs » En effet, on apprend par nos amis du site Actuchomage que le maire de Saint-Cyr-l'École (78) a instauré des restrictions envers les enfants dont l'« un des parents ne travaille pas »

la mairie UMP de Saint-Cyr-l'École explique Actuchomage : « (...) perpétue la tradition (...) le département des Yvelines est l'un des plus riches de France et son taux de chômage très inférieur à la moyenne nationale (...) Là aussi, l'UMP est aux manettes, quitte à faire dans l'illégalité. Sébastien est un saint-cyrien privé d'emploi qui vient d'apprendre l'exclusion de sa fille de la restauration scolaire deux jours par semaine. En effet, sa mairie a mis en place un « guide de l'enfance » qui prévoit de nouvelles priorités et conditions d'accès aux services périscolaires : cantines, accueils, centres de loisirs. Les enfants dont l’« un des parents ne travaille pas » ont moins de droits que les autres : deux jours de restauration autorisés par semaine au lieu de quatre, centre de loisirs une fois par mois au lieu de tous les mercredis, etc. Seconde restriction amplifiant cette discrimination : ces enfants stigmatisés ne seront admis que « suivant les places disponibles ». Sont en particulier visés les chômeurs, bien sûr, mais aussi les malades de longue durée (...) »

Ulcéré par cette discrimination il a décidé de se battre pour que l'égalité entre tous représentée par les valeurs de l'école républicaine soit appliquée sans restriction.  De la même façon que Actuchomage, nous soutenons son initiative qui prend la forme d'une pétition publiée sur un site Web qu'il a créé pour l'occasion.

Tout comme nous invitons les électeurs qui sont révolté par le bannissement d'enfants de chômeurs des cantines scolaires à interroger les candidats UMP aux législatives sur ce sujet. Car, il ne suffit pas de diffuser un tract : « Choisissons la France » dans lequel on peut lire : « Construisons une France plus généreuse pour aider les plus fragiles » pour s'exonérer de la pire des injustices, voire des saloperies : La stigmatisation d'un enfant !

A bon électeur/entendeur ...


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15 mai 2012

Elections professionnelles dans les TPE : Syndicats cherchent votes ou adhérents ?

Moins médiatiques que la Présidentielles et les législatives, les élections professionnelles dans les TPE sont toutefois importantes. Elles vont en effet, participer à la représentativité des syndicats. Mais qu'en sera t-il du sort des salariés des TPE une fois les élections passées ? 




En France, le taux de syndicalisation des salariés est faible, ce qui est regrettable dans la mesure où  des syndicats puissants sont plus à même de peser dans les négociations avec les organisations d'employeurs ou les pouvoirs publics.

Ce constat prend encore plus de valeur lorsqu'on traverse une période de crise financière et économique où le moindre acquis social est la cible des économistes libéraux pour qui les seules solutions sont la flexibilité et la remise en cause du contrat et du droit du travail.

Ajoutons à cela que la part de salariés travaillant dans des entreprises de plus de 1000 personnes n'a cessé de se raréfier années après années au profit de PME ou même de TPE dans lesquelles le taux de syndicalisation est quasi nul. Tout comme d'ailleurs le taux d'adhésion des patrons de ces entreprises à une organisation patronale.

Le gouvernement Fillon a pourtant décidé de ne mesurer que l'audience et la représentativité des syndicats de salariés au travers de la réforme de la loi du 20 août 2008. Celle-ci : « (...) se fondera principalement sur l'audience électorale des syndicats. Ainsi, pour être représentatif au niveau de la branche et au niveau national et interprofessionnel, un syndicat devra notamment totaliser 8 % des votes exprimés au premier tour des élections professionnelles. Ces pourcentages seront déterminés à partir de la somme des suffrages obtenus à la fois :

Dans le cadre des élections professionnelles « classiques », à savoir les votes pour le comité d'entreprise, les délégués du personnel et le délégué unique du personnel.

Et,

Dans le cadre de scrutins régionaux réservés aux TPE de moins de 11 salariés (...) »

Or, nous expliquent Les Echos, ce sera au tour des salariés des entreprises de moins de 11 personnes de voter dans le cadre des élections professionnelles. Ce qui a une importance capitale pour les syndicats puisque, les résultats : « (...) seront agrégés à ceux des élections professionnelles dans les plus grandes sociétés pour déterminer, dès 2013, la représentativité des syndicats - c'est-à-dire leur droit de négocier - dans les branches et au niveau national (...) »

Bien que les députés de l'UMP à la demande du Medef et de la CGPME ont réussi à enterrer le projet de loi de dialogue social dans les TPE, ce qui a ôté une grande partie de l'intérêt du scrutin pour les salariés de ces entreprises, il va falloir, pour les syndicats, déployer les grands moyens pour attirer les salariés/électeurs. D'autant que le scrutin se fera par Internet et sur sigle !

Et là, il va y avoir du boulot ! En effet, dans les TPE, le simple fait de réclamer la convention collective de la branche peut vous valoir une surveillance accrue de l'employeur. Alors, le soupçon d'une appartenance syndicale ... 

Néanmoins, le droit du travail est applicable à tous les salariés y compris à les apprentis ou ceux qui travaillent pour un particulier dans le cadre des services à la personne. Donc, les syndicats vont essayer d'informer le plus large public au travers d'actions que nous présentent Les Echos

« (...) la CGT, a présenté hier son bus « Info-droits » qui sillonnera le pays jusqu'à la mi-juin puis à la rentrée (...) La CFTC qui craint de ne pas obtenir le seuil minimum de représentativité : (...) multiplie les rencontres de terrain depuis décembre et accélérera cet été, en participant entre autre à la caravane du Tour de France et en sillonnant les plages en camping-car (...) » FO de son côté : « (...) a créé pour l'occasion un syndicat FO TPE et a édité 450.000 dépliants (...) la CFDT et la CFTC font le tour des centres de formation des apprentis (...) »

Ok, mais que se passera t-il pour les salariés des TPE une fois le scrutin terminé ?

C'est toute la question puisque jusqu'à présent, les syndicats de salariés ont toujours privilégié leurs bastions ou places fortes (grandes entreprises ou fonction publique) sans vraiment se préoccuper des TPE. Et, comme le font remarquer Les Echos : L'exercice est très difficile, faute de moyens et de relais dans les TPE.

Et pourtant, c'est un enjeu majeur pour le futur des syndicats dans la mesure où 97% des salariés travaillent aujourd'hui dans des entreprises de moins de 20 salariés ! Il est évident que si la présence sur le terrain ou les opérations d'information par le Web ne devaient pas avoir de suite une fois le scrutin terminé qu'il s'agirait d'un échec pour les syndicats et surtout pour les salariés des TPE.

D'autant, explique Pascale Coton de la CFTC que ces salariés : « (...) se sentent lésés et ont envie de s'exprimer, mais ils sont isolés et ne connaissent pas leurs droits (...) »

Alors au boulot, et ne décevez pas ceux que vous rencontrerez et avec qui il sera nécessaire d'avoir un dialogue ... durable ! 


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14 mai 2012

Législatives : Le dernier tract électoral de l'UMP est-il illégal ?

L'UMP en vue des législatives va distribuer un tract bleu-blanc-rouge édité à 8 millions d'exemplaires. Problème, selon le code électoral, l'appropriation des 3 couleurs est interdite sur les affiches et circulaires !

C'est le 15 mai, date de l'investiture du nouveau Président de la République que l'UMP a décidé de diffuser son tract en vue des législatives. Si sans surprise on y retrouve les « grandes réussites » de la législature :

Le pouvoir d'achat
La lutte contre le chômage
La lutte contre la délinquance
L'Immigration

Cliquer sur l'image pour lire le document dans son contexte

 


Dont les candidats de l'UMP proposent de s'occuper au cas où les français leur donneraient une majorité aux prochaines législatives. Si le slogan : « Ensemble choisissons la France » peut faire sourire, on pourra par contre légitimement s'étonner de l'utilisation d'une marée de drapeaux bleu-blanc-rouge en couverture du document !

Si l'UMP argue que : « (...) La présence des drapeaux tricolores sur ce document de quatre pages (...) et le choix du slogan se veulent une réponse, selon l'UMP, à la fête de la Bastille, le soir de l'élection de François Hollande, dimanche 6 mai, où les partisans du nouveau président avaient brandi des drapeaux français et étrangers (...) »

Cette appropriation du principal symbole national par l'UMP est assez choquante dans la mesure où elle sous entend que les autres formations et candidats seraient moins français que les siens. Mais, que ne ferait-on pas pour attirer les électeurs du parti qui fête Jeanne d'Arc le 1er mai !

Il serait toutefois bon de rappeler à l'UMP et à ses candidats qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les couleurs nationales !

En effet, il suffit de lire l'article R27 du code électoral pour s'en convaincre : « Les affiches et circulaires ayant un but ou un caractère électoral qui comprennent une combinaison des trois couleurs : bleu, blanc et rouge à l'exception de la reproduction de l'emblème d'un parti ou groupement politique sont interdites »

Ce qui en clair signifie que l'UMP joue avec le feu légal en s'attribuant une marée de drapeau bleu blanc rouge pour faire campagne !




Il ne reste plus maintenant qu'à savoir si la justice sera saisie pour cette initiative du parti « des droits et  des devoirs » pour utilisation illégale des symboles de la nation. Utilisation  qui quoi qu'il arrive ne trompera personne et ne saurait éviter une défaite cuisante à l'UMP aux prochaines législatives ! 


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UMP 

11 mai 2012

Mission de Pôle Emploi : Priorité des priorité du nouveau quinquennat !

La création de Pôle Emploi voulue par Nicolas Sarkozy aura créé plus de problèmes que de solutions pour les chômeurs. François Hollande lui donnera t-il une vrai stratégie et les moyens d'être efficace  ? En tous cas, il y a urgence à faire mieux !




Le 17 octobre 2009, on pouvait lire, sur le site du gouvernement, le texte suivant : « Pôle emploi : c’est le nom de l’organisme issu de la fusion ANPE-Unedic dévoilé le 16 octobre par Christine Lagarde et Laurent Wauquiez. (...) Laurent Wauquiez a indiqué que l'objectif de cette fusion ANPE-Unedic et triple : simplicité pour le demandeur d'emploi, accompagnement sur mesure, efficacité pour le retour vers l'emploi. Pôle emploi mettra en place des guichets uniques pour assurer à la fois l'accueil, l'orientation, la formation, le placement des demandeurs d'emploi et pour leur verser un revenu de remplacement. Par ailleurs, chaque demandeur d'emploi aura, dès son inscription, un conseiller attitré chargé de l'accompagner sur la durée. Le secrétaire d'Etat a par ailleurs indiqué vouloir instaurer une "culture du résultat" au sein de Pôle emploi : à l'horizon de trois ans, la France doit bénéficier du service public de l'emploi le plus moderne et le plus efficace d'Europe »

Texte qui pourrait faire sourire si la France ne comptait pas plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi ! Or, les français l'ont exprimé à de nombreuses reprises ces dernières années, leur première préoccupation est le chômage et son traitement ! 

Alors, comment mieux prendre en compte le problème des chômeurs et leur permettre de retrouver le chemin de l'emploi durable ?

Dans la mesure où le nouveau Président n'a pas encore pris officiellement ses fonctions et n'a pas encore nommé de Ministre du travail, il faut se contenter des réflexions de la direction de Pôle Emploi présentées par le journal Les Echos.

Pôle Emploi a répartit les chômeurs en trois catégories :

Les plus éloignés de l'emploi
Les moins éloignés du marché du travail
Les proches du marché du travail

Compte tenu de l'allongement progressif de la durée moyenne du chômage, que propose Pôle Emploi pour :  « Les plus éloignés de l'emploi » qui sont de plus en plus nombreux.

« (...) Pour les chômeurs « qui sont les plus éloignés de l'emploi », le texte préconise un « accompagnement renforcé ». Les « conseillers dédiés » qui traiteront ces dossiers - 50 à 70 chacun au maximum - devront avoir un contact « au moins mensuel » avec ces personnes. Tout demandeur d'emploi qui n'a eu « aucune période d'activité au cours des neuf mois suivant son inscription » bénéficiera d'un « entretien approfondi »

Ce qui n'est pas sans rappeler les illusoires promesses de 2008, émises par Christine Largarde qui affirmait vouloir tenir l'objectif de : « (...) 70 à 80 demandeurs d'emploi suivis par agent » alors que quatre ans plus tard, le nombre de 300 est devenu commun ! 

En clair, un recyclage de « bonnes intentions » qui fait l'impasse sur les dégâts causés par le processus de déshumanisation dans lequel on a placé les chômeurs.

Eh oui, l'époque est à l'efficacité (faire mieux avec moins) et à la rentabilité. Alors, passer quelques minutes avec un conseiller devient un privilège. Le reste du temps, un numéro de téléphone, très souvent saturé ou un site web qui propose des réponses standards sont les seuls liens avec Pôle Emploi. Quand ils ne sont pas des outils de sanction destinés à suspendre provisoirement les indemnités !

C'est pourtant cette déshumanisation qui est en partie responsable de l'inefficacité du système ! C'est également elle qui est à l'origine du climat de tension entre salariés et usagers de Pôle Emploi !

Dans l'immédiat, le site La Fusion pour le Nuls citant Le Monde nous apprend que : « (...) le prochain gouvernement pourrait demander à Jean Bassères (actuel patron de Pôle Emploi) de revoir sa copie (...)  » Bonne idée, mais dossier à suivre, avec attention ...

10 mai 2012

Législatives 2012 : L'exécrable « bilan social » des députés UMP - Volet 2

Si les dirigeants de l'UMP ont retenu : « Choisissons la France » comme slogan de campagne législative, dans le domaine social, ils ont surtout choisi celui des organisations patronales. Exemple : La pénibilité !




L'UMP a dévoilé hier son slogan officiel pour les législatives : « Choisissons la France ». Outre nous apprend L'Express, qu'ils n'ont fait que piquer une formule utilisée dans la profession de foi de François Hollande pour le second tour, on se demande bien en quoi les élus du Mouvement Populaire représenteraient mieux la France que les autres partis ou mouvements politiques.

Par contre, reconnaissons aux élus de l'UMP une constance de 5 ans dans leurs choix sociaux puisque comme nous l'avons démontré à de nombreuses reprises ils ont reproduit jusqu'au copié collé les demandes des organisations patronales. Un des meilleurs exemples étant : La prise en compte de la pénibilité dans la dernière réforme des retraites !

Le 16 juin 2010 à l'Assemblée Nationale, le gouvernement et les députés de la majorité présidentielle réfléchissaient sur la prise en compte de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites. Eric Woerth avec sa délicatesse coutumière lançait : « On pourrait bien sûr dire que tous les métiers, que le travail en général, comme la vie d’ailleurs, sont fatigants ; c’est vrai que quand on est éveillé, c’est plus fatigant que lorsque l’on dort ! »

Le tout aboutissant à considérer la pénibilité comme ... une invalidité, ce qui existait déjà depuis longtemps !

Or, en décembre 2011, on obtenait les résultats du volet pénibilité que l'UMP commentait comme une grande avancée sociale pour les salariés.

S'appuyant sur les conditions dans lesquelles un salarié peut demander son départ à 60 ans pour cause de pénibilité.

« Les assurés qui justifient d'un taux d'incapacité permanente d'au moins 20 % provoqué par une maladie professionnelle ou un accident du travail peuvent continuer à liquider leurs droits à 60 ans (...) Ceux qui souffrent d'une incapacité comprise entre 10 % et 20 % peuvent également faire une demande, mais la retraite à 60 ans ne leur est pas accordée automatiquement. Une commission pluridisciplinaire examine leur dossier. L'assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie (...) »

On apprenait que de 30 000 départs annoncés par le gouvernement, seules  466 demandes avaient abouti à un départ à 60 ans ! Si du côté gouvernemental, , écrivions-nous, on préfère justifier ce nombre ridicule, par le manque d'information des salariés, du côté de la CGT on est plus réaliste : « (...) de nombreuses personnes qui ont eu des carrières pénibles ne sont plus en activité à 60 ans mais au chômage, en invalidité ou aux minima sociaux. »

Néanmoins, le 18 avril dernier Eric Woerth qui figure dans l'organigramme de l'UMP comme conseiller politique, n'hésitait pas à déclarer au site Atlantico : « (...) Nous avons créé la notion de pénibilité, qui, pour la première fois, permet à certains salariés « usés » par le travail de partir à la retraite de façon anticipée (...) » et concluait façon visionnaire : « L'attitude de François Hollande sur les retraites est en réalité la même que celle de Martine Aubry, à l'époque, au sujet des 35 heures : celle du déni de la « valeur travail » et de l'effort ! Cette France hésitante et irresponsable, les Français sauront la refuser. Le 6 mai, ils ne s’y tromperont pas et feront le choix de l’action et du courage. J’en suis certain »

Choix de « l'action et du courage » qu'ils vont très probablement, une fois de plus rejeter en juin, histoire de rapeller aux députés de l'UMP qu'on ne peut pas se moquer impunément d'eux ! 


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09 mai 2012

Législatives 2012 : L'exécrable « bilan social » des députés UMP !

Paniquée par une probable lourde défaite aux législatives, l'UMP aimerait bien qu'on oublie le traitement réservé aux salariés durant la dernière mandature, comme par exemple : la taxation des indemnités d'accident du travail ! 




Ainsi, l'UMP afin d'éviter une déroute aux législatives, a demandé aux français de lui donner une majorité à l'Assemblée Nationale pour rééquilibrer les pouvoirs ! Néanmoins, comme nous l'écrivions précédemment il serait étonnant que les français après avoir infligé la plus sévère des corrections à l'UMP, à chaque élection, décide de donner massivement leurs votes à un mouvement ... qu'ils ne cessent de rejeter. Mais à l'UMP on fait mine de croire qu'un si faible argument pourrait influencer les électeurs salariés !

Ce qui est dommage car les Copé, Bertrand, Morano, Wauquiez et députés de l'UMP qui nous ont chanté sur tous les tons la valeur travail auraient pu profiter de la campagne des législatives pour justifier l'une des mesures les plus scandaleuses du quinquennat : La Taxation des indemnités d'accident du travail !

Pour ceux qui l'auraient oublié : En 2009, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblé nationale proposait de taxer les indemnités journalières liées aux accidents du travail, expliquant que pour lui il était inique de ne pas les taxer alors que toutes les autres indemnités journalières l'étaient ! Copé qui déclarait : « C’est un revenu qu’il s’agit de soumettre à l’impôt. Cela n’a rien de choquant (...) cela rapportera environ 150 millions d’euros »

Revenu bien involontaire dans la mesure où nul salarié ne souhaite être victime d’un accident du travail. Ce que faisait judicieusement remarquer la FNATH dans L’Expansion : «  (...) Si les indemnités journalières versés aux victimes du travail ne sont pas taxées, c’est parce qu’elles constituent non pas un revenu de remplacement, mais la réparation d’un préjudice subi du fait d’un risque professionnel (...) »

La Fondation Copernic lançait une pétition reprise par de très nombreux sites dans laquelle elle écrivait : 

« Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair. Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base. Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent. La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation. La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008.

On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise. Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine »

Il est à noter que dans le même temps : Le ministre du Budget restait opposé à toute réforme du bouclier fiscal qui permet aux ménages de ne pas verser en impôts plus de 50% de leur revenu. Ce qui montrait clairement que le gouvernement et une majeure partie des parlementaires UMP avaient plus de considération pour les titulaires du bouclier que pour les victimes d'un accident du travail invalidant.

Le ministre du Budget Eric Woerth de son côté expliquait que :  le gouvernement soutiendrait la fiscalisation des indemnités journalières pour les accidents du travail, réclamée par le chef des députés UMP Jean-François Copé (...) »

En clair comme l'expliquait la FNATH : « (...) nous pouvons donc aller travailler, mais surtout en n’ayant pas d’accident ! »

Il ne reste donc plus que quelques semaines aux anciens ministres et députés candidats de l'UMP pour justifier aux électeurs cette scandaleuse mesure, aux antipodes de la valeur travail si chère à leur mouvement politique !

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07 mai 2012

Législatives : Après #AuRevoirNS nous n'oublierons pas de dire #AuRevoirUMP !

Le mouvement dirigé par Jean-François Copé ne pourra pas s'appuyer sur la victoire et le bilan de Nicolas Sarkozy pour éviter une déroute aux  les législatives. Leur seul argument sera de demander aux français une majorité UMP pour rééquilibrer les pouvoirs !





Question : Un mouvement politique qui a perdu toutes les élections durant les cinq dernières années, y compris la présidentielle, peut-il implorer les français de lui donner une majorité à l'Assemblée Nationale ? A priori non.Eh bien c'est pourtant ce que l'UMP demande aux électeurs !

En effet, Nathalie Kosciusko-Morizet  n'hésitait pas hier soir à lancer : « Nous avons perdu cette élection », mais « ce n'est pas fini » Avant d'ajouter aujourd'hui qu'elle souhaitait : « (...) une majorité la plus large possible pour l'UMP aux élections législatives pour rééquilibrer les pouvoirs après l'élection de François Hollande à la présidence (...) on a le nouveau président de la République, le Sénat, la plupart des régions, un très grand nombre de départements, beaucoup de grandes villes, qui sont à gauche (...) Je rêve d'un rééquilibrage à l'occasion des législatives. Ce serait inédit en France que tous les pouvoirs soient aux mains d'un seul parti, en l'occurence les socialistes (...) »

Donc, si on comprend bien le message de Nathalie Kosciusko-Morizet, les français après avoir infligé la plus sévère des corrections à l'UMP, à chaque élection, devraient dans leur grande mansuétude, donner massivement leurs votes à un mouvement ... qu'ils ne cessent de rejeter ? Mais dites moi chère madame, pourquoi ne vous a t-on pas entendue vous offusquer lorsque la droite parlementaire dirigeait sans partage le pays ?

Au delà du comique involontaire des propos, on notera surtout que l'UMP, en cas de défaite importante aux législatives, risque de se retrouver devant un sérieux problème ... de trésorerie. Car, comme tout le monde le sait, les dotations de l'état aux mouvements et partis politiques sont liées aux résultats électoraux. Dans le cas d'une déroute ou du moins d'un mauvais résultat, quid du remboursement du nouveau siège de l'UMP, du fonctionnement du parti (permanents, matériel de propagande, ...) et surtout du financement des prochaines campagnes à venir (municipales) ?

Vous avouerez qu'on en bien loin des convictions ou engagements de la présidentielle. Surtout que ceux-ci ayant échoué à convaincre les français ne devraient pas être mis en avant par les candidats de l'UMP ! Néanmoins, Slovar dans les semaines qui viennent ne manquera pas de vous rappeler le contenu des programmes de l'UMP et du Président candidat validé par le même UMP !

Dans le domaine des convictions, on pourra au passage s'amuser du courage politique d''Alain Juppé qui a déclaré : « Nous ne ne renoncerons pas, bien sûr, à nos convictions, nous allons repartir à la prochaine bataille, celle des élections législatives » mais ne se sera pas candidat à Bordeaux, alors qu'en mars dernier, il expliquait au Figaro qu'il le serait. Il faut dire que : Dans la deuxième circonscription où Alain Juppé aurait été opposé à la députée sortante socialiste Michèle Delaunay, le nouveau chef de l'État a obtenu 59% des suffrages ... Alors, l'excuse du non cumul de mandats ....

On finira (provisoirement) par le courage politique de ces ministres ou députés UMP qui ont souhaité trouver au plus vite une circonscription accueillante qui leur éviterait un combat difficile ?

Alors, madame Kosciusko-Morizet, monsieur Juppé et monsieur Copé, il va falloir trouver d'autres arguments que le simple rééquilibrage des pouvoirs pour éviter de sombrer corps et biens dans quelques semaines. Et comme c'est assez improbable ...


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04 mai 2012

Le 6 mai, ne vous laissez pas tromper par le candidat du « vrai travail » !

Nicolas Sarkozy a raison de dire que l'élection de dimanche est un choix crucial pour la France. En effet, en cas de victoire, celui qui affirme être le candidat du « vrai travail » deviendrait le liquidateur des droits des salariés !



Dimanche, les français vont désigner le Président de la République pour les cinq années à venir. Compte tenu de la situation délicate de l'économie française, il devrait rapidement se pencher sur l'avenir de millions de salariés et le sort de plus de 4 millions de chômeurs.

Le Président candidat s'il a occulté le sujet entre deux tours pour se concentrer sur les frontières et les immigrés, n'a pas caché au début de sa campagne son alignement sur les demandes des organisations patronales : Medef, UIMM et Afep.Pour ceux qui les auraient oublié, nous rappellerons

La TVA sociale

Celle ci fera augmenter les prix à la consommation et donc écornera un peu plus le pouvoir d'achat. Par contre, elle devrait permettre aux entreprises de regonfler leurs marges sans pour cela créer d'emploi, du moins à temps plein, puisque l'investissement et les embauches ne sont visiblement pas la priorité du Medef !

Laurence Parisot : « (...) l'entreprise pourra profiter des baisses de cotisations pour baisser son prix hors taxes, investir, augmenter les salaires... ou conserver sa marge. Pas question de négocier des engagements. « Il faut laisser la liberté d'utiliser les marges de manoeuvre »

Droit et contrat de travail

Les organisations patronales sont obsédées par le droit et le code du travail qu'elles souhaitent réduire toujours plus. D'où l'idée de mettre en avant les accords compétitivité-emploi considérés comme prioritaires par le Medef, l'UIMM et le Président candidat. Le but :  Transformer la rémunération des salariés en variable d'ajustement de l'activité économique !

Afin d'y parvenir, il est nécessaire de priver ces salariés du droit de s'opposer à une modification unilatérale de leur contrat de travail ! Les organisations patronales n'ayant pas ce pouvoir, elles comptent sur une réélection de Nicolas Sarkozy pour obtenir satisfaction !

Petit détail : « (...) le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

Chômage et indemnisation

Le Medef ne cache pas qu'il souhaiterait revenir à une forme de dégressivité des allocations versées aux chômeurs et un raccourcissement de leur durée. C'est exactement ce qu'a évoqué Xavier Bertrand le 28 novembre dernier dans Le Figaro dans lequel il se posait la question : « des freins au retour à l'emploi » avec comme exemple : « la réintroduction d'une dégressivité des allocations chômage, incitative à la reprise d'emploi (...) »

Flexibilité et précarité pour tous !

On n'oubliera pas non plus le manifeste des 25 grands patrons français, publié en avril dernier, réclamant : « Des assouplissements du droit du travail, encore plus de flexibilité pour les salariés et des obligations revues à la baisse en cas de plans sociaux » , qui est en réalité un synthèse des demandes patronales avec la quelle Xavier Bertand est en osmose.

Voilà donc ce qui attend les salariés et chômeurs français au cas où le Président candidat venait à être réélu. Maintenant c'est vous qui voyez !


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