SLOVAR les Nouvelles - Expressions Libres

07 décembre 2011

Le Medef futur ministère de la culture ?

La culture doit-elle toujours être rentable ? A priori non. Mais comptons sur le Medef qui a signé un protocole d’accord avec le gouvernement, pour s'en charger ...

Caisses vides et note AAA obligent, le gouvernement français est tenté de trouver de nouveaux modes de financements pour des services qu'il ne veut plus assumer. Le Medef, toujours à l'affut, ne manque jamais de se positionner sur ces « nouveaux marchés »

En attendant de trouver un moyen de s'introduire durablement dans le fonctionnement de l'éducation nationale où il revendique : « (...) une réforme en profondeur du système éducatif en faveur de l’entrepreneuriat (...) » et réclame : « (...) que s’instaure un réel dialogue, régulier, entre les enseignants et les chefs d’entreprise, notamment au sein de la Commission des programmes : contre la vision négative de l’entreprise qui transparaît dans certains manuels (...) » le Medef vient de rendre un service au gouvernement, en acceptant de s'occuper du monde de la culture.

En effet, hier soir, soirée « hype » au siège du Medef, rue Bosquet dans le XVI eme arrondissement. On y célébrait Artissima (Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013) A cette occasion : « (...) Laurence Parisot, présidente du MEDEF, et Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, ont signé un protocole d’accord visant à favoriser le dialogue entre le monde économique et le monde de la culture (...) »

Que prévoit ce protocole ? D'après le site Aucturank :

« (...) - Etablir un diagnostic partagé sur la situation de l’économie de la culture en France, avec pour objectif d’en éclairer les enjeux en termes de compétitivité et d’attractivité

- Analyser en quoi la culture peut constituer un moteur de la croissance, créateur de valeur ajoutée et d’emplois (...) »

En clair, une franche reprise en main par le privé !

Les grincheux pourraient rappeler qu'en termes de compétitivité et d'emploi, le Medef pourrait se pencher sur : « (...) les industries du spectacle qui multiplient les emplois précaires sans vergogne en abusant du fait que les intermittents sont avantageusement indemnisés pendant leurs périodes de chômage (...) » comme l'expliquait Bruno Coquet, président du Comité de l'emploi de l'Union européenne cité par le blog Les dessous du social

Ce que confirmait le site Actuchomage : « (...) Il faut savoir que la caisse des intermittents est gérée par les employeurs eux-mêmes, et ils font ce qu'ils veulent ... Sont aussi régulièrement épinglées les boîtes de production, véritables parasites de la télévision qui utilisent ce régime dans la gestion de leurs personnels (...) »

Mais visiblement, tel n'était pas l'objet du protocole signé avec le ministre. Par contre, on notera que ce dernier est bien en phase avec le projet pour la culture de l'UMP, qui s'il indique une simple prorogation des règles actuelles, du statut des intermittents du spectacle, préconnise le développement de l’initiative privée, pour le financement de la culture.

D'ailleurs, le développement d'initiatives privées fait partie de l'accord signé entre Laurence Parisot et Frédéric Mitterrand.

« (...) Soutenir, notamment par des actions d’information et de promotion auprès des entreprises, le futur fonds de dotation InPAct (Initiative pour le partage culturel ) idée du ministre de la Culture et de la Communication (...) Laurence Parisot a confié à Pierre Fonlupt, président de la Commission Nouveaux dialogues, la mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation des projets menés dans le cadre de ce partenariat (...) »

C'est donc à partir de cette idée que Medef et gouvernement devraient : « (...) croiser l’expertise du privé et du public sur ces questions de démocratisation, et d’apporter soutien et visibilité aux acteurs, notamment associatifs, les plus exemplaires et les plus innovants (...) »

Inutile de dire que les spectacles exemplaires et innovants mettant en cause les ravages de la mondialisation, le harcèlement au travail, les licenciements, les délocalisations ou le chômage seront certainement examinés avec le plus grand soin par la commission des nouveaux dialogues du Medef ...

D'autant que Frédéric Mitterrand et Laurence Parisot ont signé la Charte du mécénat d’entreprise d’ADMICAL dont la lecture de la liste des entreprises adhérentes (quelques exemples ci-dessous) vous donnera une idée des possibles futurs choix exemplaires et innovants.

AXA - BNP Paribas (fondation) - Caisse des Dépôts - CNP Assurances (fondation) - Crédit Agricole - Dexia - EDF Diversiterre (fondation) - Fonds d'action Sacem - Galeries Lafayette (groupe) - GDF SUEZ - Groupama Gan pour le cinéma (fondation) - KPMG (fondation) - La Française des Jeux (fondation) - - L'Oréal - LVMH - Orange (fondation) - SNCF (fondation) - Total (fondation) ...

Mais que diable : Show must go on !


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REUTERS/© Charles Platiau

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06 décembre 2011

A la découverte des financements politiques les plus ... exotiques ?

Avez-vous déjà entendu parler du parti tahitien « Fetia Api » et de « Démocratie et République». Non ? Et pourtant ces deux formations politiques ont perçu en 2011, respectivement 1 405 066 € et 570 808 € au titre des aides publiques liées aux parlementaires !

Le 7 décembre, à l'Assemblée Nationale on devrait débattre de transparence de la vie publique et la prévention des conflits d'intérêts. Au cours des débats, on devrait notamment y évoquer : « Le contournement des règles de financement par l’intermédiaire de partis ultramarins »

C'est à dire ?

François de Rugy député Vert, nous donne un exemple significatif : « (...) le parti polynésien FETIA API, qui a recueilli 1 021 voix aux dernières élections législatives générales, touchera, en 2011, au titre de la première fraction de l’aide publique, 855,17 €. Cependant, du fait du rattachement de 32 parlementaires métropolitains, il percevra 1,4 million d’euros au titre de la seconde fraction. Le plus petit parti bénéficiaire de la première tranche d’aide publique devient ainsi le quatrième bénéficiaire de France (...) »

Et que fait ce microscopique parti de tout cet argent public ?

Eh bien, il en reverse la quasi-totalité au Nouveau Centre qui a fait adhérer, ses députés et sénateurs de métropole à la formation tahitienne ! Un montage étonnant mais efficace précisait le JDN en janvier 2011.

Résultat de ce montage : Pour 2011, le Fetia Api a touché 1 405 066 € d'aides publiques

Et c'est légal ?

Oui, nous expliquait Le Figaro en juin 2010 : En 2007 « (...) Le Nouveau Centre obtient 17 sièges à l'Assemblée nationale mais ne remplit pas les conditions nécessaires pour bénéficier d'un financement public (...) N'ayant pas réussi à faire changer la loi sur le financement de la vie politique, il décide d'utiliser de se tourner vers les TOM : (...) La loi qui encadre le versement de subventions y est en effet beaucoup plus souple : dans les TOM, il suffit d'obtenir 1% des voix dans une circonscription pour en profiter. Condition remplie par le fameux Fetia Api, basé à Papeete, en Polynésie française (...) »

François de Rugy entendait interdire : « (...) le rattachement administratif des parlementaires de métropole à un parti qui n’a présenté, aux dernières élections législatives générales, que des candidats dans des circonscriptions d’outre-mer (...) » mais sa proposition a été rejetée, dans un premier temps, par la Commission !

Autre cible du député Vert : « Démocratie et République - Metz pour tous», regroupant treize parlementaires et qui a touché pour 2011 la somme de 570 808 d'aides publiques, liées aux parlementaires

Il ne s'agit pas d'un montage mais de l'exploitation d'un vide juridique. C'est en fait, explique Le Monde : « (...) un refuge organisé outre-mer par le sénateur (non-inscrit) de la Moselle Jean-Louis Masson pour bénéficier du financement public et de la part versée par l'Etat, de l'ordre de 40 000 euros par an, par parlementaire déclarant s'y rattacher. Pas moins de treize parlementaires, neuf députés et quatre sénateur, ont décidé de se rattacher, en 2010, à cette coquille vide rebaptisée "Démocratie et République". La part publique est ainsi attribuée à ce qui n'est qu'une simple boîte aux lettres et le sénateur la reverse à la demande aux élus en question, en gardant un pourcentage pour ses « frais de gardiennage » (...) »

Le nom et l'appartenance de ces élus ?

Eh bien, il est impossible de le savoir. En effet, commente le député UMP Lionel Tardy pas vraiment choqué par la méthode : « (...) Rien d'illégal (...) »Tout en regrettant assez mollement que : « (...) Ce qui est gênant, c'est que le nom des élus ayant fait ce choix ne soit pas rendu public, ce qui interdit toute vérification de l'usage fait de cet argent (...) »

Totalement révoltant, direz-vous, dans une période où on martèle aux français des discours sur la rigueur et la moralité ! Cela donnera t-il envie aux députés, notamment de la majorité présidentielle de mettre fin à ces : « contournement des règles de financement par l’intermédiaire de partis ultramarins » ? Réponse demain, à l'Assemblée Nationale !


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Tahiti Ora

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05 décembre 2011

Sommet sur l'emploi de janvier 2012 : Communication et jeu de dupes ?

Faire croire aux français qu'on s'active contre le chômage et surtout apporter des gages aux organisations d'employeurs, c'est l'objectif du futur sommet pour l'emploi de janvier 2012, auquel les syndicats de salariés sont conviés !

A l'Elysée, on aime décidemment les idées et initiatives de la CFDT. En effet, après le pitoyable appel à « négociation sur l’emploi des jeunes et des seniors », immédiatement acceptée par le Medef et plébiscité par le gouvernement, c'est la proposition de sommet social, réclamée en août dernier, par François Chérèque, qui va servir d'alibi à Nicolas Sarkozy pour, à quelques mois de la présidentielle, justifier son action dans le domaine de l'emploi !

Après avoir été baladés dans un premier temps, par François Fillon, la CFDT essaye de faire bonne figure : « Ce sommet, la CFDT l’avait demandé, donc c’est une bonne chose (...) » affirme Laurent Berger Secrétaire national de la CFDT, chargé de l’emploi qui concède toutefois qu'il : « (...) ne faut pas que ce soit du théâtre, il faut que cela débouche sur des mesures concrètes (...) »

Des mesures concrètes ?

Même la CFDT n'y croit pas et évoque une manipulation grossière. : « Nous ne sommes pas dupes, ni du calendrier, ni des intentions (...) On ne voit pas sur quoi cela peut déboucher. Si c'est un sommet structurel, cela n'apportera rien à trois mois de l'élection présidentielle, car on ne va pas apporter notre concours au programme du candidat (...) » indique un proche de François Chérèque qui précise que ce dernier ... sera bien présent au sommet.

Même son de cloche du côté des autres syndicats de salariés, la CGT réservant, pour l'instant, sa réponse.

Par contre chez les employeurs, c'est l'euphorie, au point que nous expliquent Les Echos : « (...) cinq mouvements non représentatifs (CJD, CroissancePlus, Ethic, Entrepreneurs et dirigeants chrétiens, Parrainer la croissance) ont demandé à être conviés, en janvier, au sommet sur l'emploi annoncé jeudi par Nicolas Sarkozy. Ils veulent présenter leurs « pistes concrètes » face au « problème de compétitivité de la France (...) »

Il faut dire que les propos du Président à Toulon les a galvanisé : « (...) lever les tabous sur les freins à la compétitivité »

Ce qui signifie, entre autre : Création d'une TVA sociale destinée à alléger les cotisations sociales des entreprises mais qui diminuera encore un peu plus le pouvoir d'achat des salariés.

Et comme le dit la CGT quelques projets de : « déréglementation sociale » comme le contrat de travail unique à droits progressifs qui, selon le site Tendances RH permettrait : « (...) d’assouplir les règles du licenciement personnel et économique contre une indemnisation proportionnelle aux salaires et à l’ancienneté : En quelque sorte, une généralisation de la rupture conventionnelle (...) » chère ... à Laurence Parisot !

Sans oublier, bien entendu, la négociation du temps de travail entreprises par entreprises ou branches par branches ...

Alors, à quoi va servir ce sommet sur l'emploi ?

Eh bien tout simplement à préparer les syndicats et les salariés à la méthode allemande de traitement du chômage, qui a consisté à : « massivement développer le temps partiel ». Ce qui, nous annonçait triomphalement L'Expansion : « explique aujourd'hui la relative résistance de son marché de l'emploi (...) »

C'est cette litanie, que les responsables des syndicats de salariés, qui se rendront au sommet, vont très probablement entendre, sans pouvoir s'y opposer, ni proposer la moindre solution, dans la mesure où ce nouveau « concept de compétitivité » ne serait applicable qu'en cas de victoire de Nicolas Sarkozy et de sa majorité en mai 2012 !

Est-il vraiment utile, en ce cas, pour les syndicats de salariés, de participer à une réunion qui, selon la CFTC ne devrait pas durer plus d'une demi journée, et qui tournera forcément à un « concours au programme du candidat » ?

A la CFDT et aux syndicats ayant d'ores et déjà accepté l'invitation de l'expliquer aux salariés !


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L'Express

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02 décembre 2011

Marque John Galliano : Une étonnante labellisation ... d'état ?

Le groupe LVMH a de quoi être content, la marque dont elle est propriétaire et qui porte le nom du sulfureux John Galliano s'est vue attribuer par Frédéric Lefebvre, le label d'état d' Entreprise du Patrimoine Vivant.

Si tout le monde a encore en tête le procès de John Galliano pour avoir en état d'ébriété, proféré des insultes racistes et antisémites envers deux clients d'un bar branché. On se souvient un peu moins que le même, avant ses déboires, avait reçu la légion d'honneur des mains du Président de la République au titre de son travail chez Dior. Et encore moins que le couturier avait sa propre marque, propriété du groupe LVMH.

Loin de disparaître, John Galliano SA, a continué d'exister. Et c'est l'ancien bras droit de Galliano, Bill Gaytten qui sans faire trop de bruit, en assure la direction.

Or, le 21 novembre, on apprenait que : « (...) La maison de Mode John Galliano a reçu de la part de Frederic Lefebvre, Secretaire d'Etat charge du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions liberales et de la Consommation, le label d' Entreprise du Patrimoine Vivant et ce pour une duree de 5 ans (...) Dans le cas de la maison John Galliano, il s'agit de son Atelier (...) »

Le label Entreprises du Patrimoine Vivant ?

« (...) Le label Entreprise du Patrimoine Vivant est une marque du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, mis en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence (...) » peut on lire sur le site web qui lui est dédié

Il a été créé par la loi en faveur des PME du 2 août 2005 (article 23) dite loi Dutreil, nom du ministre des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales de 2005 à 2007 et depuis 2008 président de filiale américaine de ... LVMH !

Le même Dutreil qui recevait le 20 juin 2011 au au siège de LVMH à New York la soirée de promotion des Entreprises du Patrimoine Vivant sur l'excellence des savoir-faire français. Jusqu'à présent, John Galliano SA, ne bénéficiait pas de ce label décerné entre autre à : (...) près de 900 maisons, telles que Chanel, Dior, Christofle, Baccarat, Chaumet, Vuitton, Givenchy, Guerlain, Berluti, Lenôtre, ou encore le Plaza Athénée »

Label qui au passage, outre le prestige, accorde quelques avantages fiscaux.

« (...) Deux crédits d’impôts peuvent être sollicités : la majoration du crédit d’impôt apprentissage porté à 2 200 euros par apprenti, ainsi qu’un crédit d’impôt création de 15 % concernant les dépenses de création de nouveaux produits (...) »

C'est ainsi qu'une filiale du Groupe LVMH, dont la santé financière n'est un secret pour personne, va pouvoir bénéficier d'un coup de pouce de l'état pour aider sa PME Galliano à : « (...) faciliter sa médiatisation à l’échelle nationale et internationale, créer et saisir des opportunités internationales d’affaires (...) conforter sa croissance, assurer le développement de l’emploi et favoriser sa transmission (...) » comme l'explique le label d'état

Seule ombre au tableau pour le nouveau labellisé, l'histoire de la marque ! En effet, sur le site des Entreprise du Patrimoine Vivant, on peut lire une présentation de chaque marque et de son « riche » passé. Ce qui n'est pas le cas de Galliano SA dont la fiche se limite pour l'instant au nom et aux coordonnées.

Mais dans la mesure où Frédéric Lefebvre ( accessoirement candidat de l'UMP pour les législatives dans la 1ère circonscription Etats-Unis et Canada) des Français de l'étranger et Renaud Dutreil (patron de filiale américaine de LVMH ) considèrent qu'il en va de l'avenir de l'excellence des savoir-faire français ...


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Maryosbazaar

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01 décembre 2011

UMP : Pas de rigueur budgétaire pour le coaching sportif à domicile !

Les services à la personne dits « de confort » continueront à bénéficier d'une réduction d'impôt. Les députés UMP, ont décidé qu'il sera toujours possible de faire financer par le contribuable son coach sportif ou son professeur de saxophone à domicile !

Les députés UMP et le gouvernement ont eu raison de l'amendement voté à la quasi unanimité, en commission à l'Assemblée Nationale, qui proposait de limiter aux personnes dépendantes, les avantages fiscaux liés aux activités de loisir et détente, à domicile. Et pourtant cet amendement avait été porté par une des leurs, Chantal Brunel, députée UMP de Seine et Marne.

Sur quels arguments s'appuyaient Chantal Brunel et ses collègues de la commission, pour remettre en cause une partie des avantages fiscaux ?

Aujourd'hui, dans les services à domicile, accessibles à une avantage fiscal, on peut trouver : Les promeneurs de chiens, les coachs sportifs ou minceur, les professeurs de saxophone, de valses, rock, tango .... Services que Chantal Brunel qualifiait de : superflu, indiquant au passage que si celà représentait 2 milliards d'euros au budget de l'état en 2007, son coût avait été de 3,7 milliards en 2010.

La députée et ses collègues, toutes tendances confondues, constataient que : « Les personnes qui en bénéficient sont des privilégiés (...) » et qu'il était donc nécessaire de : « (...) recentrer la déduction fiscale sur les vrais emplois à domicile, plutôt que d'abaisser la déduction fiscale (...) »

Même si Chantal Brunel ne se faisait pas vraiment d'illusion, sur l'adoption de cet amendement, indiquant que le groupe UMP y était hostile, elle ajoutait : « (...) J'ai été très étonnée de l'agressivité de mes collègues sur cet amendement. Valérie Pecresse (ministre du budget) y est très opposée. Gilles Carrez (le rapporteur général du budget ) m'a d'ailleurs dit que la messe était dite (...) » L'amendement a donc été soutenu par Christian Eckert, l'un des membres (PS) de la commission.

Et que pensez-vous qu'il arriva?

Après opposition du gouvernement, la ministre du budget, Valérie Pécresse ayant mis en avant l'impact extrêmement fort sur l'emploi « (...) L'Assemblée a rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi l'amendement »

Ce qui a fait dire à Charles Amédée de Courson du Nouveau Centre qui avait voté pour cet amendement, s'adressant à Valérie Pecresse : « (...) on gratouille 15 millions par ci par là, et là on laisse flamber une dépense fiscale ! (...) »

Oui, mais que ne ferait-on pas pour assurer le bien être de personnes jeunes, en bonne santé et disposant de moyens financiers élevés, qui seront amenées à décider du nom de celui qui, sera élu Président de la République en 2012 ...

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