SLOVAR les Nouvelles - Expressions Libres

07 septembre 2011

Medef : Changer les manuels scolaires pour transformer les patrons en super héros ?

Le Medef va lancer une campagne auprès des parlementaires et des ministères concernés par l'éducation nationale. Objectif : Adapter certains manuels scolaires trop négatifs pour les entreprises et valoriser l'image du patron « super héro »

Toute proposition de réécriture des manuels scolaires a forcement une odeur de souffre. Témoin, le récent débat lancé par quelques députés UMP, sur l'identité sexuelle. Mais comme le disait Jacques Chirac, promoteur de la loi sur le rôle positif de la colonisation : « Ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire » Et pourtant, au Medef, on ne rechigne pas à proposer que la loi puisse éventuellement réécrire l'histoire !

Ainsi, Charles Beigbeder, au nom du Medef, vient d'annoncer la parution d'un livre blanc : « (...) sur la création d’entreprise qui concerne en partie le système éducatif (...) » indiquant au passage vouloir : « (...) que s’instaure un réel dialogue, régulier, entre les enseignants et les chefs d’entreprise, notamment au sein de la Commission des programmes : contre la vision négative de l’entreprise qui transparaît dans certains manuels (...) »

Ni plus ni moins que le retour des censores librorum, només au quinzième siècle, par le pape, qui étaient : « chargés de s'assurer que rien de contraire à la foi ne puisse être publié » ?

Que propose le livre blanc sur la création d'entreprise ?

C'est le site Educpro qui le révèle dans une interview de Charles Beigbeder : « (...) Nous souhaitons que l’entreprise soit un vrai partenaire des enseignants (...) Il faut aussi continuer à développer les témoignages comme nous l’avons mis en place dans une vingtaine d’universités, dans le cadre du plan Etudiants entrepreneurs (...) Nous souhaitons que s’instaure un réel dialogue, régulier, entre les enseignants et les chefs d’entreprise, notamment au sein de la Commission des programmes : contre la vision négative de l’entreprise qui transparaît dans certains manuels (...) Présenté lors d’une conférence de presse, le livre blanc sera diffusé auprès de tous les réseaux et de tous les adhérents du Medef. Il sera aussi porté auprès des parlementaires et des ministères concernés. En cette année d’élections présidentielles, nous espérons qu’une partie de ces propositions sera reprise par différents candidats (...) »

Donc, il s'agirait de gommer dans les manuels scolaires, les éventuelles dernières traces anti capitalistes, probablement installées par des enseignants gauchistes et militants syndicalistes « attardés». Et pourquoi pas, de faire disparaître des livres d'histoire et d'économie : les turpitudes de certains patrons en temps de guerre, les faillites frauduleuses, les patrons voyous, la constitution de caisses noires, les rémunérations «extravagantes», les conflits sociaux dus aux bas salaires et aux mauvaises conditions de travail, les délocalisations et, soyons fous : la responsabilité des banques et organismes financiers dans les nombreuses crises financières et économiques ?

Mais le but final serait, selon Beigbeder, de proposer aux jeunes générations de devenir eux aussi des super héros.

En effet, la partie la plus savoureuse du livre blanc indique comment transformer, aux yeux de ces niais d'étudiants, les patrons, en super héros des temps modernes et leur donner envie d'en devenir un !

Car comme l'indique le livre blanc, l'idée est de : « Témoigner de la réalité de l’entreprise en classe, ce qui nécessite une remise à jour urgente des manuels scolaires et un travail régulier entre les enseignants et les entreprises, à travers une participation active du Medef dans la Commission des programmes (...) » mais aussi de : « (...) Développer les témoignages d’entrepreneurs dans les collèges et les lycées, à l’aide notamment d’un guide d’entretien coproduit avec les enseignants pour préparer ces rencontres (...) »

Pour l'instant, nul ne sait encore si cette proposition d'évangélisation aura autant de succès que la candidature de la France au jeux olympiques d'hiver, dont Charles Begbeider assumait la charge.

Néanmoins, faisons confiance au Comité d'éthique du Medef dont la mission est : « (...) d’apporter des réponses aux nombreuses questions exprimées par la société civile vis-à-vis de l’entreprise et de l’économie de marché (...) » pour nous produire d'autres brillantes idées !

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Première

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06 septembre 2011

Pour Dassault : « Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches » ?

« Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches » disait en 1971, Louis de Funès dans « La Folie des grandeurs ». Serge Dassault vient, quarante ans plus tard de nous en offrir une imitation moins amusante mais plus réaliste !

Ne cherchez pas le nom de Serge Dassault, 6eme fortune française, dans la liste des seize grands patrons qui : « ont demandé à payer une taxe exceptionnelle destinée à les faire participer davantage à l’effort collectif de réduction des déficits » il ne s'y trouve pas !

En effet, comme la quasi totalité des 500 plus grandes fortunes françaises, il ne s'est pas associé au coup de communication réalisé par Maurice Levy, le patron de Publicis. Mais si les titulaires de ces fortunes se sont montrés discrêts sur leur ... non motivation, c'était sans compter sur Serge Dassault, qui a décidé de nous gratifier d'un avis tranché, sur la question !

Le sénateur avionneur et président de la Fédération des métiers de l’Air, de l’Espace et de la Défense de l’UMP : Serge Dassault, dont la diversité des questions au gouvernement peuvent surprendre, allant de la : « Robotisation des entreprises industrielles » à celui de la : « pérennité de la filière cressicole » aime prendre souvent la parole.

Ses sujets de prédilection sont le budget de la défense dont il est ... un des principaux bénéficiaires, la dévaluation de l'Euro pour mieux vendre ses avions, l'interdiction des grèves et la chasse toutes les sortes « d'assistés » et de « parasites chômeurs » qui plombent les finances publiques.

Pour mémoire, nous citerons une de ses déclarations de juin 2008 : « (...) c'est quand même anormal de vouloir donner de l'argent de l'Etat qui n'en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu'on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d'argent à l'Etat (...) On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l'argent sur denier de l'Etat (...) » insistant au passage sur ce qui relève pour lui du scandale suprême : la Prime pour l'emploi !

Or, pour Serge Dassault, la décision de Nicolas Sarkozy de mettre en place une taxation exceptionnelle sur les plus riches d'entre nous, est une honte !

Il s'en est ouvert aux délégués présents à l'université d'été de l'UMP d'une façon que Louis de Funès, qui disait, dans la folie des grandeurs : « Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s'excusent. Quand on est riche, on est désagréable ! » n'aurait pas renié !


Déclaration de Serge Dassault : « ça ne sert à rien, ce n'est pas comme ça qu'on va régler le problème du déficit. C'est idiot et nul ! » avant d'ajouter : « On ferait mieux de supprimer la prime pour l'emploi, on économiserait beaucoup plus d'argent ! »

Jusqu'à aujourd'hui, aucun responsable national de l'UMP ne s'est exprimé sur cette ... généreuse idée. Mais, poussé dans ses derniers retranchements, il se trouvera bien un responsable du mouvement pour affirmer que le sénateur Dassault a voulu « éveiller les consciences par le rire » !

Néanmoins, comme le disait Guy Bedos dans un de ses sketch : « Je crains que ce ne soit pas vraiment un rire de bonne qualité » Qualité qu'il nous faudra subir encore un certain temps, puisqu'à 86 ans, il a annoncé être à nouveau candidat aux sénatoriales. Avis à ceux qui, de la droite populaire à la droite sociale, voudrait lui prendre son leadership !


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Le Media

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05 septembre 2011

La « combine » de Xavier Bertrand pour déstabiliser l'intersyndicale ?

Le gouvernement craint les manifestations et grèves, contre sa future politique de rigueur. Comme d'habitude, il tend la main à la CFDT, en proposant de discuter d'une de ses proposition : Les droits au chômage « rechargeables ». Histoire de déstabiliser la fragile union intersyndicale ?

Même si le gouvernement craint la réaction des syndicats de salariés, il sait parfaitement que ceux-ci peinent à trouver un mode unitaire de réponse, aux mesures d'austérité annoncées. En effet, lors de la dernière réunion de l'intersyndicale, la CFDT a refusé de se joindre à l'organisation d'une journée de grandes manifestations avec appels à la grève, au profit d'une une petite journée d'action le 11 octobre. Journée à laquelle ne se joindrons pas FO, la CFTC et la CGC.

Néanmoins, comme nous l'écrivions le 18 août dernier, les organisations représentées dans l'intersyndicale, sont significatives puisqu'elles représentent presque 70% des suffrages exprimés, lors des dernières élections prud'hommales. Il est donc difficile, en ce cas, pour le gouvernement, de s'appuyer sur les organisations « dissidentes ». D'autant que la proposition de Bruno Lemaire sur le chômage des cadres, a braqué la CGC.

Alors, pourquoi ne pas utiliser la bonne vielle méthode, qui marche à tous les coups, qui consiste à mettre en valeur la CFDT en proposant de reprendre l'une de ses propositions ?

Déjà utilisée par François Fillon lors de la demande François Chérèque d'un « sommet social » qui a eu lieu ... à titre individuel, par téléphone, celle-ci reprend du service par le truchement de Xavier Bertrand qui vient d'annoncer dimanche : « (...) qu'il souhaitait discuter avec les syndicats, qu'il va recevoir à partir du 13 septembre, de la possibilité pour les chômeurs de maintenir des droits à indemnisation non utilisés en cas de reprise du travail (...) »

Et d'où vient cette subite idée, qui aurait pu être proposée il y a bien longtemps, compte tenu des chiffres épouvantables du chômage ?

Et bien, de la CFDT qui la proposait en janvier 2011 : « (...) la CFDT souhaite introduire de nouveaux avantages pour les chômeurs. Notamment des « droits rechargeables », qui consisteraient à récupérer ultérieurement, en cas de nouvel accident de carrière, la durée d’indemnisation non consommée. Ce serait une incitation à reprendre un emploi », insiste le secrétaire général, François Chérèque (...) »

Et que dit Xavier Bertrand ?

« Aujourd'hui, il faut travailler quatre mois pour être indemnisé, mais si vous reprenez un emploi pour deux mois, ça s'arrête (...) La tentation peut être d'aller au bout de son chômage indemnisé avant de reprendre un emploi (...) Ce que je propose, c'est un compte avec des droits à indemnisation qui, même si on reprend une activité de courte durée, soient préservés » qui a ajouté vouloir : « en finir avec tout ce qui éloigne de la reprise d'activité »

Beau copié/collé qui devait amener la CFDT à appeler à la modération syndicale en termes de manifestations et permettre à Xavier Bertrand de marginaliser la CGT. Tout en valorisant, bien entendu, son image sociale ... face à Jean-François Copé !

Problème, cette idée : « (...) a été renvoyée à l'unanimité en janvier à un groupe de travail qui doit se réunir dès cette rentrée pour préparer la prochaine convention ... en 2013 (...) » nous dit Marc Landré sur son blog « Les dessous du social »

Puisque, précise t-il : « (...) Personne n'est en mesure d'évaluer le coût de cette mesure qui s'applique déjà aux intérimaires. Elle implique une modification des comportements que l'on est incapable de mesurer », avouait Stéphane Lardy (FO). Et vu l'état des finances de l'Unedic - un déficit cumulé de plus de 10 milliards d'euros - (...) »

Mais, pour Xavier Bertrand et le gouvernement, il suffit maintenant d'attendre que les principaux média relayent l'information, et prouvent par là même, que le gouvernement se soucie de la première préoccupation des français : le chômage. Et maintien le dialogue social avec les syndicats ... réformistes, trop contents de cette aubaine ... médiatique !

Car, Xavier Bertrand et François Chérèque le savent, les « droits rechargeables » ont été rejetée par le patronat, tout comme l'idée de : l'instauration d'un malus de cotisation chômage sur les emplois précaires. Mais, après tout, pour le gouvernement, sur le chômage, comme sur les autres sujets, il suffit de faire illusion ... jusqu'à la présidentielle !


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Le Figaro

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02 septembre 2011

Indemnités chômage : Quand l'UMP joue aux gentils et aux méchants ?

Ainsi, d'un côté, il y aurait le « gentil » Lemaire qui voudrait, au nom de la justice sociale et des économies budgétaires, limiter les indemnités chômage des cadres. Et de l'autre le « méchant » Wauquiez qui s'y opposerait ? Décryptage d'une stratégie purement politique, dont les salariés payeront finalement la note !

Si la polémique entre Bruno Lemaire et Laurent Wauquiez sur le montant des indemnités de chômage des cadres ressemble à s'y méprendre à un nanar cinématographique, il ne faut pas s'y tromper, une fois les rivalités de pouvoir arbitrées par Nicolas Sarkozy, tout ce petit monde saura s'entendre pour ramener les salariés plus d'un siècle en arrière !

En prenant connaissance des propos de Bruno Lemaire, on ne peut être qu'étonné. En effet, comment, à quelques mois de la présidentielle, peut-on proposer de s'en prendre aux cadres supérieurs qui, en général, votent très majoritairement pour l'UMP et ... Nicolas Sarkozy. C'est d'autant plus étonnant que toucher aux cadres supérieurs, c'est empoisonner durablement les rapports entre les chefs d'entreprises et leurs cadres supérieurs, habituellement chouchoutés par l'UMP.

Ce qu'expliquait, à demi mots, Laurence Parisot sur France2: « (...) Si jamais on baissait les allocations versées aux cadres en cas de chômage, il faudrait aussi symétriquement baisser leurs cotisations, sinon ce serait tout à fait injuste (...) les cotisations des cadres font partie des recettes les plus importantes du régime. Donc, au total, tout le monde serait perdant (...) »

Mais la réaction la plus vive est venue de Laurent Wauquiez, ex co-responsable avec Nathalie Kosciusko-Morizet du projet pour 2012, lorsque Xavier Bertrand était à la tête de l'UMP. Il a fait part, immédiatement de sa désapprobation : « (...) Le problème ce n'est pas le montant, pour moi, le problème c'est l'accompagnement (...) pour moi la bataille, ce n'est pas de commencer à faire des coupes dans le niveau des aides (...) »


En fin de compte, Bruno Lemaire qualifié « d'opportuniste » par son propre camp, ne fait que prendre le contre pied de Laurent Wauquiez sur le travail gratuit des titulaires des minima sociaux ! En clair : un coup sur les indemnités « extravagantes » des cadres mis au chômage pour essayer de plaire à l'électorat populaire et contrebalancer le coup sur les assistés des minima sociaux de Laurent Wauquiez destiné à plaire à l'électorat le plus à droite.

Le même Wauquiez qui pourtant ne devrait pas prendre ombrage de la proposition de son collègue puisque, lorsqu'il était chargé de la mission classes moyennes voulue par Xavier Bertrand : Il déclarait, se préoccuper uniquement de celles, située : « (...) entre les classes populaires et les classes supérieures (...) »

Mais, comme nous l'expliquait Elysée Blog, en juin 2011, le clan Bertrand a quelques comptes à régler avec le clan Copé qui lui a ravi la direction de l'UMP et surtout, l'élaboration du programme pour 2012 : « (...) Le boulimique Bruno Le Maire, qui a pris l’habitude de communiquer par note avec le président de la République, se débrouille alors pour obtenir, avec l’aide de Jean-François Copé, la responsabilité du programme UMP. Aux dépens de Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui étaient dans l’équipe du secrétaire général sortant Xavier Bertrand (...) »

Or, depuis la nomination de Jean-François Copé à la tête de l'UMP, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez n'appartiennent plus, dans l'organigramme du mouvement à l'équipe dirigeante du mouvement, et doivent se contenter de postes de conseillers politiques. Une bonne raison d'essayer de s'élever systématiquement contre toute proposition du camp adverse !

Même si ce petit jeu devrait continuer jusqu'à la présidentielle, il ne faut, néanmoins, pour les salariés, attendre aucune mansuétude de la part de l'un ou de l'autre camp en ce qui concerne leur avenir.

En effet, le jeu alternatif du gentil et du méchant devrait vite s'effacer devant les solutions que nul dirigeant ou conseiller politique de l'UMP ne conteste et publiées sur le site Projet 2012 : « Alors que la crise économique a détruit de l’emploi, tous nos efforts sont concentrés dans la lutte contre le chômage (...) Pour sauvegarder le modèle français, il n’y a qu’une solution : travailler plus et travailler mieux (...) Comment favoriser le travail par rapport à l’assistanat (...) Comment faire pour que le CDI ne soit pas un « privilège » réservé aux travailleurs les mieux intégrés ? »

La seule différence pour les salariés étant qui, du staff de Copé ou, de celui de Bertrand mettra en place : la suppression de l'horaire légal du travail, rendra encore plus difficile l'accès aux minima sociaux, transformera l'ensemble des salariés en précaires au travers du contrat de travail unique à droits progressifs et diminueront, finalement, le montant ou la durée de l'indemnisation de tous les chômeurs afin de « les inciter à reprendre un emploi » ! Si ça vous tente ...


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France Diplomatie

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01 septembre 2011

Monsieur le Président, et si vous nous reparliez des : nominations irreprochables ?

« Je veux que les nominations soient irréprochables » affirmait le candidat Sarkozy. La nomination surprise de l'une de ses conseillères à la présidence du Château de Versailles confirme l'adage : Les promesses n'engagent que ceux qui y croient !

Traditionnellement, vers la fin de leurs mandats, les Présidents de la République se dépêchent de caser leurs plus fidèles collaborateurs, conseillers ou amis politiques dans des institutions publiques. Cette manie détestable, surtout dans une démocratie moderne, avait été fustigée par le candidat Sarkozy en 2007 dans une vidéo toujours disponible sur la page DailyMotion de l'UMP



Depuis, nous avons connu les nombreuses nominations « amicales » au Conseil économique, social et environnemental et les nouveaux parcours de : Rama Yade comme ambassadrice à l'UNESCO (passée depuis à l'ennemi Borloo), Dominique Tibéri nommé contrôleur général économique et financier de première classe, malgré l'avis défavorable à l'unanimité des six membres de la commission chargée d'apprécier l'aptitude des candidats, Pierre Charon aux chasses présidentielles, Roger Karoutchi devenu représentant permanent de la France auprès de l’OCDE après avoir été battu par Valérie Pecresse et Xavier Darcos battu aux régionales qui s'est vu attribuer l'Institut français, après avoir réclamé en vain, la présidence du Château de Versailles

Le Château de Versailles, en voila un bel outil de promotion individuelle !

Dirigé par Christine Albanel de 2003 à 2007, alors plume de Jacques Chirac, avant de devenir ministre de la Culture, puis de rejoindre France Télécom. Il est aujourd'hui sous la responsabilité de Jean-Jacques Aillagon. Devant les prétentions de Xavier Darcos, il fustigeait à l'époque : « le goût trop prononcé pour les mouvements de nomination faisant, parfois à chaque échéance, valdinguer les responsables, comme s'il s'agissait de procéder à des nominations de préfets (...) » Tout en ignorant que ses jours à la direction de l'établissement public ... étaient comptés !

En effet, s'appuyant sur la limite d'âge de 65 ans qui a déjà servi à débarquer Patrick Devedjian de la direction de l'EPAD, le président a décidé de nommer à sa place, une de ses conseillères, la journaliste politique Catherine Pégard, dont le job à l'Elysée était, selon elle de : « Journaliste à usage privé » mais qui, en réalité, consistait à utiliser son vaste carnet d'adresses, pour créer des réseaux favorables au président de la République.

Les français noteront une fois encore, le choix judicieux du président, visiblement dicté par la compétence, à un poste qui en demande beaucoup, notamment en termes de chasse aux sponsors, si on en croit Jean-Jacques Aillagon sur le site du Château de Versailles.

Mais ne soyons pas trop durs avec le Président, puisqu'il aura évité le chômage à une salariée française. Et respecté sa parole de 2007 : « Je veux donner à chacun sa chance »

De plus, la décision de notre Président prouve toute l'attention qu'il porte à ceux qui risquent de perdre leur emploi. C'est d'autant plus méritant qu'au même moment Bruno Lemaire ministre de l'agriculture qui trouve le temps de rédiger le programme de l'UMP pour 2012, s'interrogeait : sur la capacité de la France à « garder un dispositif d'indemnisation chômage parmi les plus généreux au monde », estimant que le redressement des finances publiques suppose des « décisions courageuses »

Courageuses comme les : « nominations irréprochables » ?


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