SLOVAR les Nouvelles - Expressions Libres

07 mars 2011

Les primes à l'embauche : Outils dérisoires face au chômage !

Une prime à l'embauche ne remplacera jamais un bon carnet de commande ! c'est ce qu'affirment les patrons de TPE dont le degré de confiance dans les mesures et actions économiques du gouvernement n'est plus que de 26% ! Or, celles-ci représentent 97% des entreprises françaises !

Après avoir nié les faits durant les pseudos négociations sur la « réforme » des retraites, Nicolas Sarkozy a bien été obligé de reconnaître que les entreprises ne veulent pas recruter de seniors privés d'emploi !

Dernière preuve en date : Une prime de 2000 € qui serait versée aux entreprises qui embauchent un demandeur d'emploi âgé de plus ... de 45 ans ! - L'Express

Tout d'abord, c'est un formidable revers pour le gouvernement que d'annoncer que même les 45 ans sont concernés par les difficultés d'accès à l'emploi. Mais, surtout, cette mesure se double d'un effet pervers ! En effet, pour certaines entreprises, friandes de primes en tous genres, à qualification égales, entre un demandeur d'emploi de plus de 55 ans ans ou un de 45 ans, qui croyez-vous qu'elle recruteront ?

Pour mémoire, le montant des aides à l'emploi, annoncées le 1er mars, à répartir entre les plus de 45 ans, la formation en alternance et le statut des apprentis est de : 500 millions. A comparer avec l'éventuelle suppression de l'ISF qui ferait perdre ... près de 4 milliards au budget de l'état !

Néanmoins, de Jean-François Copé : « (...) La vérité, c'est qu'on doit absolument poser la question centrale: celle du travailler plus (...) » - France Soir à Laurence Parisot : « (...) Le concept d'une durée légale qui serait la même pour tout le monde et tout le temps est obsolète (...) » - Medef ... on continue à vouloir faire croire que le travail « court les rues » et qu'avec un peu de bonne volonté ....

Mais le MEDEF, promoteur de la « PME attitude » est-il représentatif et crédible par rapport aux TPE qui représentent 97% des entreprises françaises (moins de 20 personnes) ?

Fiducial qui présente régulièrement son baromètre des TPE indiquait dans une étude de 2009 que : « (...) Seuls 31% des patrons de TPE considèrent que les syndicats sont suffisamment représentatifs pour négocier pour le compte de toutes les entreprises françaises » Il indiquait également que : « (...) seuls 25% des patrons de TPE déclarent qu'ils prennent (les syndicats d'employeurs) suffisamment en compte la spécificité des petites entreprises (...) Le niveau de confiance s'établit à 35% pour le MEDEF, 20% pour la FNSEA, 20% pour la CGPME et l'UPA (...) »

Et justement, Fiducial, vient de produire son baromètre des TPE de janvier-février-mars 2011 dans lequel on apprend tout simplement que ces patrons sont : 43% à ne pas envisager d'embaucher à cause d'une : « activité insuffisante pour couvrir le coût d’un nouvel emploi (...) » suivit par (...) « Le poids des charges fiscales et sociales (...) » à seulement ... 38%. Quant au code du travail dont Laurence Parisot déclarait : « (...) La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail (...) » Ils ne sont que ... 8% à trouver qu'il est un obstacle à l'embauche !

Comment les TPE envisagent-elles l'embauche en 2011 ?

« (...) elles ne sont 14 % à compter augmenter leur effectif salarié (...) au moins 800.000 TPE (33 % du total) ajournent leurs embauches (...) »

Plus grave, lorsqu'on leur pose la question sur l'évolution du chômage pour en 2011 : ils sont 62% a penser que le chômage évoluera plutôt à la hausse et 31% qu'il stagnera (page 58)

Des réponses, vous le constaterez, aux antipodes de celles des états majors des syndicats patronaux, des invectives de l'UMP et des primes du gouvernement !

Une surprise toutefois dans le baromètre Fiducial. Lorsqu'on interroge les mêmes patrons de TPE sur leur choix pour la présidentielle de 2012 : les patrons de TPE préfèreraient DSK à Nicolas Sarkozy !

« (...) Pour les petits patrons, Nicolas Sarkozy n’incarne plus le candidat idéal à l’approche de la présidentielle de 2012. Interrogé sur leurs personnalités politiques de prédilection pour l’investiture suprême, les dirigeants de TPE citent en tête Dominique Strauss-Kahn. 48% d’entre eux déclarent qu’il est tout à fait probable ou "plutôt probable" qu’ils votent en faveur du directeur général du FMI, si toutefois celui-ci se porte candidat (...) » (page 61)

Comme quoi, proposer une prime de recrutement ou faire appel aux racines de la chrétienté, et focaliser sur la place de l’Islam en France n'apporte aucune solution à la principale préoccupation de tous les français : Comment créer, trouver un emploi et surtout le conserver ?

Mais il est vrai qu'il est toujours plus facile de montrer quelques comportements marginaux, comme les prières de rue, plutôt que d'avouer son impuissance à régler à court ou moyen terme le sort de 4,303 millions demandeurs d'emploi !

Le baromètre des TPE édition de janvier-février-mars 2011

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Actu Voila

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04 mars 2011

Turkménistan et Guinée Equatoriale : Deux indulgences diplomatiques de la France ?

La réaction du gouvernement face à la révolution tunisienne, a montré avec quelle indulgence, la France peut, tolérer le comportement de certains chefs d'états. Découverte des présidents du Turkménistan et la Guinée équatoriale grands amis de la France.

Le Turkménistan est un pays charmant comme le décrivait le Sénat, dont : « (...) la population souffre de l'inflation. Le salaire moyen mensuel s'établit à 9,4 dollars. La mortalité infantile est la plus élevée de la CEI. En l'absence de réformes économiques, la quasi-gratuité de certains services, de règle sous le régime soviétique, a été maintenue, mais ceux-ci, la plupart du temps, ne sont pas disponibles. Dans ce pays aux énormes réserves de gaz, il n'est pas rare que la population doive supporter des coupures de gaz, d'électricité et d'eau.»

Il existe d'ailleurs un Groupe d'amitié France-République du Turkménistan, dont les membres sont :

M. Jean-Paul Chanteguet Parti Socialiste
M. Jérôme Chartier UMP
M. Jean-Pierre Dufau Parti Socialiste
M. Paul Durieu UMP
M. Jean-Michel Ferrand UMP
M. Pierre Forgues Socialiste - Président
M. Lionnel Luca UMP
M. Jean-Luc Reitzer UMP - Vice Président
M. Michel Voisin UMP

Et une Ambassade

Son président Gourbangouly BERDYMOUHAMEDOV a été reçu en grande pompe par Nicolas Sarkozy le 1er février 2010. Photos officielles de la visite

Lors de cette rencontre : « (...) Les deux chefs d'Etat ont affirmé leur volonté de développer la coopération bilatérale et identifié les secteurs les plus prometteurs à son élargissement (...) Les deux Présidents ont souligné que l'approfondissement de la coopération franco-turkmène contribuait au renforcement de la paix, de la stabilité et de la sécurité régionale et internationale (...) Le Président du Turkménistan (...) a exprimé sa sincère reconnaissance au Président de la République français, M. Nicolas Sarkozy pour l'accueil chaleureux et amical qui lui a été réservé durant sa visite, et l'a invité à se rendre en visite officielle au Turkménistan. Cette invitation a été acceptée avec reconnaissance. Les dates de la visite seront agréées par les voies diplomatiques (...) » - Elysée

Bon, hormis ses réserves de gaz et la présence des entreprises Bouygues et Vinci ainsi que le très faible niveau de vie de la population, il faut noter, que le président du Turkmenistan est un amateur d'art, du moins ... du sien !

En effet, nous apprend le site zigonet reprenant une information de Courrier International : « (...) en août 2010, l'ensemble des établissements publics, comme les écoles et hôpitaux, ont dû acheter un nouveau portrait du président, vêtu d'un costume et d'une cravate bleus. Seulement aujourd'hui, Gourbangouly Berdymoukhammedov préfère le beige et a donc fait réaliser un autre portrait que les mêmes administrations publiques devront acheter à leurs frais. Et cette nouvelle consigne est également assortie d'une punition pour ceux qui ne la respecteront pas : le licenciement (...) pour un instituteur par exemple, l'achat de ce nouveau portrait peut lui coûter jusqu'à un tiers de son salaire (...) »

Mais n'ayons crainte, ce ne sont pas quelques m3 de gaz, qui empêcheront notre président de faire des remarques acerbes sur la démocratie et le juste partage des richesses du pays ... lors de sa visite officielle !

Autre pays tout aussi charmant mais plus ensoleillé : La Guinée Equatoriale

« (...) La Guinée Equatoriale, un pays de 600 000 habitants, où 77% de la population vit sous le seuil de pauvreté, où plus de la moitié n'ont pas accès à l'eau potable, et où 35% meurent avant 40 ans (...) écrit L'Express.be

Oui mais : (...) La Guinée Equatoriale est le troisième producteur de pétrole de l’Afrique subsaharienne, qui fournit 90% de ses revenus (...) »

Il existe aussi un Groupe d'amitié France-République de Guinée équatoriale dont les membres sont :

M. Manuel Aeschlimann UMP
M. Jérôme Chartier UMP
M. Claude Goasguen UMP - Vice Président
M. Didier Julia UMP - Vice Président
M. Jean-Pierre Kucheida Socialiste
M. Jean-François Mancel UMP
M. Jean-Luc Reitzer UMP
M. Jacques Valax Socialiste - Président

Et une Ambassade

Bon, hormis ses réserves pétrolières, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dont L’Unesco, envisageait d'attribuer un prix scientifique, portant son nom. Alors que nombre d'ONG estiment que la réputation de l'Unesco « ne peut être qu'irrémédiablement ternie lorsque l'organisation permet à un tyran d'utiliser son nom pour polir son image » - RFI ... a un fils amateur de beaux objets !

« (...) Le fils du Président de Guinée Equatoriale (...) qui occupe le poste de Ministre de l’Agriculture et des Forêts dans son pays, vient de commander les plans d’un yacht d’une valeur de 288 millions d’euros, soit trois fois plus que le budget de la santé et de l’éducation (...) Le bateau d’exception devrait mesurer 118.5 mètres, héberger un cinéma, un restaurant, un bar, et une piscine, en même temps qu’il sera doté de détecteurs de mouvements au sol et deserrures biométriques à reconnaissance d’empreintes digitales (...) Effectivement, il ne disposait pour l'instant que de véhicules terrestes : (...) Bugatti Veyron d’une valeur de 1100 000 euros, et Maserati MC 12 à 70 000 euros (...) De plus, comment se rendre à sa : (...) villa à Malibu de 34 millions de dollars (...) » - L'Express.be

Il est à noter que la coopération entre la Guinée Equatoriale et la France est forte dans le domaine ... «linguistique » :

« (...) L’enseignement du français au profit des militaires de la gendarmerie équatoguinéenne constitue un nouvel objectif prioritaire (...) Il permet également de constituer un vivier d’officiers francophones aptes à suivre des stages en France ou dans les écoles nationales à vocation régionale (ENVR) (...) S’agissant de la coopération de sécurité intérieure, des enseignements sont proposés dans le domaine de la police judiciaire ou du maintien de l’ordre (...) » - Ambassade de France en Guinée Equatoriale

Alors, indulgence coupable ou Realpolitik ?

Il faut se référer à ce qu'à déclaré notre Président sur le sujet : « Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés (...) » Tout en ajoutant qu'il : « (...) ne sacrifierait pas ces principes fondamentaux aux intérêts économiques (...) »

Alors tout est pour le mieux ...


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Armée.com
Comité Facebook de soutien 2012 à Nicolas Sarkozy

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03 mars 2011

Zemmour ovationné par l'UMP : La boîte de Pandore est ... presque ouverte !

Ovationné par les députés UMP Eric Zemmour a demandé pêle-mêle : La suppression de la halde, des lois mémorielles et des subventions aux associations anti racistes. La boîte de Pandore de l'identité nationale est rouverte !

En effet, bousculés par les sondages qui leur prédisent une montée en charge du vote Front National qui serait signe d'une catastrophe électorale en 2012, l'UMP est prête à transformer en martyr un polémiste «au petit pied» et transformer ce qu'on peut qualifier de « propos de bistrot » en thèse philosophique !

Initiateur de la réhabilitation du chroniqueur de télévision : Hervé Novelli secrétaire général adjoint de l'UMP, qui avait justifié cette tribune offerte à «notre ami» Zemmour, en invoquant «la production d'une norme de pensée, qu'on qualifie souvent de pensée unique» - Libération

Qu'a t-on pu entendre dans l'enceinte où les représentants de l'ensemble de la nation font les lois ?

« (...) Je crois savoir ce qu'est la liberté d'expression (...) citant Montaigne, Voltaire et Zola (...) Eric Zemmour a (...) appelé à la suppression des lois mémorielles – la loi Gayssot, tendant à réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe, la loi Taubira, sur la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité, la loi sur la reconnaissance du génocide arménien, et enfin celle qui mentionnait des «aspects positifs» de la colonisation (...) Et d'ajouter sous les applaudissements, concernant les associations anti racistes : (...) Et pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer leurs subventions, cela ferait du bien au budget de l'Etat (...) - Le Monde

Puis, probablement mis en confiance par les bravos et les vivas, il a fustigé à la manière d'un Léon Daudet de bazar les : « (...) associations groupusculaires souvent autoproclamées antiracistes» qui, avec «la complicité idéologique des grands médias», oseraient «matraquer judiciairement les rares opposants». déplore «quarante ans de miasmes égalitaristes et communautaristes» - Libération

Medias qui au demeurant lui offrent toujours : bureaux et salaires ! Puisqu'Eric Zemmour officie toujours sur RTL, I-télé, France 2 et au Figaro !

Le tout approuvé par Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, Hervé Novelli (ancien Occident, PFN ), secrétaire général adjoint du parti de la majorité, ainsi que le député Christian Vanneste (CNI )

A noter que : Le nouveau ministre de la Défense, Gérard Longuet (Occident ), a fait un court passage durant le discours (...)

Alors, à quand le retour des chômeurs fainéants qui vivent la grande vie avec leurs allocations , la mise au ban de la société des mères célibataires, la stigmatisation des homosexuels dépravés (ah non, ça c'est déjà fait par Vanneste ! ) ... ?

Et surtout pour notre plus grand malheur, la suite, c'est à dire : « (...) régénérer la France minée par la démocratie et les revendications sociales (...) restaurer des normes et des valeurs traditionnelles comme l'autorité des chefs, ou encore du père de famille, l'attachement à la religion catholique et à l'ordre moral (...) » - Source - Histoiregeo ... En clair une «Révolution Nationale» chère au maréchal Pétain ?

Prenez garde : la boîte de Pandore est ... presque ouverte !

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02 mars 2011

Clivage politique droite/gauche : Entretien avec Nicolas Dupont-Aigan

«Le clivage droite/gauche est moribond !» C'est du moins ce qu'affirme Nicolas Dupont-Aignan. Persuadé du contraire, je lui ai proposé de dialoguer sur le sujet.

Même si certains sujets ont pu ou feront l'unanimité chez les français, que ce soit par idéologie ou sympathie, il existe et existera toujours, à mon sens, un clivage profond entre les sympathisants de gauche et de droite.

Les tentatives opportunistes des centristes tels Giscard d'Estaing qui expliquait que : « La France qui aspirait à être gouvernée au centre» ou de François Bayrou « qui préconisait l’installation au pouvoir d’une coalition « allant du centre-droit au centre gauche (...) » - 20 Minutes ... Semblent bien vouées à l'échec.

Résultat : Ce sont surtout les candidats des partis extrèmes, refusant toute alliance, qui attirent le plus les électeurs. Jusqu'à, pourquoi pas, provoquer des surprises, lors du premier tour de la présidentielle de 2012 ?

Néanmoins, Nicolas Dupont-Aignan dont le parcours politique passe par le RPR, le Rassemblement pour la France de Charles Pasqua puis l'UMP, qu'il a quitté le 13 janvier 2007, pour se consacrer à son mouvement «Debout la République», continue de penser que les valeurs du gaullisme, appliquées au XXI eme siècle, pourraient réunir à nouveau tous les français.

C'est autour de ces remarques, réflexions, différences de parcours et d'idées que nous avons dialogué sur la fin ... ou non du clivage droite/gauche.

Slovar : «Le souverainisme transcende le clivage gauche-droite» lit-on sur un blog gaulliste. N'est ce pas le seul point qui puisse vous rapprocher des gens de gauche, à défaut de les fédérer ?

NDA : Souvenez-vous de la magnifique phrase de Charles de Gaulle : «je n'aime pas les socialistes parce qu'ils ne sont pas socialistes. Je n'aime pas les miens parce qu'ils aiment trop l'argent». C'est exactement le sentiment qui m'anime aujourd'hui. Une fois n'est pas coutume, l'analyse du Général est intensément moderne.

Il est évident que l'amour de notre pays, la défense de l'intérêt général (avant les intérêts extérieurs) et le combat pour la liberté des français sont autant de points que je peux partager avec des gens qui se réclament de la gauche.

Aujourd'hui notamment, la critique de l'Union Européenne comme une construction illégitime depuis le viol du référendum de 2005, véritable cheval de Troie de la gouvernance globale et d'une mondialisation inhumaine, dépasse le clivage traditionnel droite gauche.

Slovar : A part le grand saut de quelques éphémères ministres «d'ouverture» et quelques socialistes en mal de notoriété (Manuel Valls ou Gérard Collomb) qu'est ce qui vous permet de d'affirmer la fin du clivage ?

NDA : L'ouverture façon Nicolas Sarkozy, c'est une preuve supplémentaire de la convergence entre l'UMP et le PS sur les questions fondamentales. Comme le disait celui dont j'étais le compagnon de route Philippe Séguin, les deux (PS et UMP) ne sont rien d'autres que des détaillants qui s'approvisionnent chez le même grossiste. Ce grossiste, c'est la pensée unique mondialisée.

Je vous rappelle que le PS a lui aussi trahi le peuple français en votant le traité de Lisbonne dans le dos du peuple français ! En fait, le clivage est tombé ce jour-là. Plus récemment, PS et UMP ont voté à main levée, une nuit à l'Assemblée, le plan de "sauvetage" de la Grèce qui ne sauve en fait que les banques et plonge le peuple grec dans la récession et la misère (baisse du salaire minimum, rigueur, etc.).

Aujourd'hui, le vrai clivage est donc entre les mondialistes (superbement incarnées à gauche par DSK) et les patriotes, c'est-à-dire tous ceux qui sont attachés à l'Etat-nation, cadre de la démocratie et garant de la liberté des peuples.

Slovar : Vous vous revendiquez comme l'héritier du gaullisme. De Gaulle qui proposait la participation des salariés aux bénéfices des entreprises et affirmait que «la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille». Que ferait l'héritier du gaullisme, une fois président de la République, face à un MEDEF qui refuse toute ouverture de dialogue ou d'amélioration des conditions salariales ou de travail ?

NDA : Justement, il faut que le politique reprenne le pouvoir sur l'économique ! Vous verrez dans mon programme présidentiel pour 2012 (à venir NDR ) que cela se traduit par de nombreuses mesures concrètes, allant de la défense de l'exception agricole à l'OMC pour l'agriculture française à la nationalisation d'une banque en France.

En fait, toute action politique devrait tendre à favoriser l'économie réelle et l'emploi sur nos territoires. Or, nous sommes dans un système totalement fou où le financier l'a emporté sur l'économique ! L'euro en est le meilleur exemple : c'est une monnaie génétiquement conçue contre les peuples au service des banquiers, instrument d'une oligarchie mondialiste qui cherche à imposer son pouvoir contre les démocraties nationales.

Les élites françaises auront donc même été jusqu'à sacrifier l'Europe sur l'autel d'une monnaie destructrice d'emplois (mais au service de la finance). C'est dire si le politique doit impérativement reprendre le pouvoir !

Slovar : A première vue, votre «projet politique» disponible sur votre site ressemble à une compilation des meilleures propositions ... des autres parts politiques !

En autre : Protectionnisme économique - Sortie de l'Euro- Energies vertes - Baisse des charges sociales - participation des salariés - Taxe Tobin - Rétablissement des frontières.

C'est vrai qu'on peut y retrouver quelques idées de gauche, mais dans vos «101 propositions" du 6 octobre 2009 - Chapitre «Rebâtir l’école du mérite» vous proposez, comme l'UMP de : « Conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire, ainsi que l’accès au statut d’étudiant à un suivi réel du cursus universitaire » n'est ce pas justement une différence forte, un clivage avec la gauche ?

NDA : Celà sera encore mieux précisé dans notre projet pour 2012, mais si la gauche c'est «aucune répression sous prétexte que seule la prévention est efficace», alors oui, c'est un vrai clivage. Mais je ne crois pas que la répression soit exclusive de toute prévention ! Bien au contraire... Chacune se renforce de l'autre. Chacune est la condition nécessaire de l'autre.

Si vous regardez bien, sur de nombreux sujets, comme la participation par exemple, je suis plus à gauche que le PS. Quand on voit que François Hollande semble considérer la nationalisation d'une banque comme un crime.... C'est au contraire une mesure de salut public.

Slovar : A la proposition 35 du même chapitre, vous proposez de : «Créer dans le cycle secondaire des classes d’excellence où seront admis les élèves les plus méritants» Est ce bien le rôle de la République de créer des «ghettos» d'intelligence ? et un nouveau clivage avec la gauche ?

NDA : J'explique dans mon discours de la convention nationale pour l'école républicaine (6 février 2011) justement l'exact contraire. La question est à contre sens, j'ai affiné ma réflexion sur le sujet (ce n'est pas votre faute) : en fait, ce sont tous les lycées de la République qui doivent être des lycées d'excellence. Ce que vous décrivez est effectivement un formidable aveu d'échec.

Slovar : Dont acte ! Pour en revenir à votre «projet politique», on peut y lire dans : «Redonner aux français le goût de vivre ensemble» la proposition suivante : «En conditionnant l’aide au développement pour les pays pauvres au contrôle de leurs frontières et en limitant l’octroi des prestations sociales sur notre territoire» N'y voyez-vous pas une divergence majeure avec la gauche ?

NDA : Il existe en effet une gauche «internationaliste» qui est en pratique l'idiote utile du MEDEF. Car avec une idéologie sans frontière, et par exemple la régularisation des sans-papiers, on tire les salaires des ouvriers à la baisse ! C'est très bon pour une certaine catégorie de patrons sans scrupules, et très mauvais pour les artisans, les commerçants et autres patrons de PME bien ancrés dans l'économie réelle !

Les flux massifs d'immigrés profitent directement au «grand capital» pour paraphraser une certaine gauche et désavantagent directement les plus pauvres. C'est donc un comble pour la gauche de défendre les sans-papiers ! J'y vois une trahison du «peuple de gauche», qui ne vote d'ailleurs plus PS et que Mélenchon a pour mission de rabattre vers le PS.

En fait, profondément, vous confondez frontières et barrières. La frontière, ce n’est pas un mur ! La frontière, c’est au contraire le vaccin contre le mur. Là où il y a un faible et un fort, le faible réclame toujours une frontière. L’idéologie mondialiste et sans frontière, c’est au contraire l’idéologie du puissant contre le pauvre, c’est la loi du plus fort contre le faible.

Ce n'est quand même pas compliqué de comprendre que pour résister dans une mondialisation inhumaine - qui nous met en concurrence avec des esclaves chinois - soit on s’aligne en terme de salaire horaire et de nombre d’heures travaillées, soit on se protège ! (1)

Slovar : Pourriez-vous joindre votre voix à la gauche, lorsque celle-ci s'oppose à la remise en cause du temps de travail (48H00 maximum), une réforme globale des contrats de travail et de certains pans du Code du travail, comme les seuils sociaux, proposés par Hervé Novelli au nom de l'UMP

NDA : J'ai dénoncé la réforme des retraites telle que ficelée par Eric Woerth et j'ai voté contre à l'Assemblée. Vous avez votre réponse. Je dénonce d'ailleurs le mythe de l'allongement de la durée de la vie, qui permet de faire passer les plus graves régressions sociales pour légitimes.

Slovar : Le cumul des mandats est un débat fort à gauche. Le mandat national unique est-il selon vous une bonne solution. Si oui, seriez-vous prêt à abandonner certains de vos mandats, au nombre trois, si mes informations sont bonnes ?

Je vois une vraie complémentarité entre les mandats de député et de maire. En revanche, je serais prêt à abandonner mon mandat de président d'agglomération le cas échéant, car il est moins décisif dans l'intérêt de mes administrés.

Merci Nicolas Dupont-Aignan


(1) Nicolas Dupont-Aigan nous a confié qu'il devrait publier le 31mars, aux éditions du rocher « l'Euro, les banquiers et la mondialisation : l'arnaque du siècle »

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01 mars 2011

Salaires et bénéfices : Les promesses de Sarkozy retoquées en « vues de l'esprit » par le Medef !

En 2009, Nicolas Sarkozy lançait l'idée de répartir les bénéfices des entreprises en trois tiers, dont un devait être réservé aux salariés. Deux ans plus tard, aucune négociation n'a eu lieu et aucune loi n'a vu le jour. Et ce n'est pas, d'après le MEDEF, près de se produire !

Depuis son élection à la tête de l'état français, force est de constater que le seul salaire que Nicolas Sarkozy ait réussit à faire augmenter est le sien ! En effet, en 2008, il passait de « 7 084 euros à 19 331 euros ». Il faut dire qu'il n'avait pas eu à négocier avec la Présidente du Medef pour l'obtenir !

Présidente du Medef qui vient d'ailleurs, de rappeler à Nicolas Sarkozy, ce qu'elle pensait de l'intrusion des dirigeants politiques, dans la répartition des bénéfices des entreprises !

En effet : « (...) Laurence Parisot a estimé lundi que la règle de partage des profits par tiers - employeur, actionnaires et salariés - était une vue de l'esprit (...) » - Europe1

Mais, au fait qui est à l'origine de cette idée de répartition ?

En mai 2008, Nicolas Sarkozy annonçait qu'il souhaitait que : « (..) les partenaires sociaux lui fassent part de leurs propositions sur le partage des profits avant le 15 juillet (...) » Ce souhait faisait suite au rapport de Jean-Philippe Cotis sur le « partage de la valeur ajoutée » Et le Chef de l'Etat d'évoquer : « (...) l'hypothèse d'un projet de loi du gouvernement sur la question à l'été (...) » - AFP/Google

En février 2010 : Laurent Wauquiez, alors secrétaire d’Etat à l’Emploi : « (...) se félicitait que Nicolas Sarkozy ait inscrit à l'agenda social une discussion sur le partage des profits dans l’entreprise, menaçant d’une loi faute d’accord des partenaires sociaux dans les trois mois (...) » - Libération

Puis ... plus rien ! Puisque, les fameuses négociations sur le partage des profits ... n'ont jamais eu lieu !

Néanmoins, tout le monde aurait pu oublier cet engagement formel du Président de la République, si Laurence Parisot n'avait déclaré hier : « (...) il y a des moments où il faut distribuer un tiers, d'autres deux tiers, des moments il ne faut pas distribuer du tout, chaque année ce sont des circonstances ou des enjeux différents (...) et d'affirmer que : la règle de partage des profits par tiers - employeur, actionnaires et salariés - était une vue de l'esprit » - Nouvel Obs

Traduction : L'état est là pour distribuer des exonérations de charges sociales et renflouer les pertes en cas de crise économique, mais n'a aucun droit de regard sur l'utilisation des bénéfices !

Exonérations que François Fillon a d'ailleurs proposé de « graver dans le marbre » lundi, en proposant de : « (...) Garantir durablement les allégements de charges des entreprises en échange d'engagements chiffrés de ces dernières sur l'emploi des jeunes, et notamment l'apprentissage (...) » - Les Echos

Annonce qui a immédiatement mis en joie le Medef qui a déclaré être : « (...) immédiatement disponible pour étudier les modalités d'une telle évolution (...) »

Mais alors, direz-vous, comment le Président va t-il pouvoir montrer qu'il peut, sur simple décision unilatérale, faire augmenter les salaires ou obtenir une répartition d'un tiers des bénéfices des entreprises ?

Et bien, dans la mesure où le Medef s'y oppose, nul ne le sait !

Mais le Medef n'est pas sans ressource sur le sujet puisqu'il propose au Président de la République une idée particulièrement pernicieuse : Financer une augmentation des salaires par une baisse ... des charges sociales payées par les salariés. En contrepartie d'un transfert au au privé d'une partie ... de la protection sociale !

Démonstration par Laurence Parisot : « (...) Elle réclame une réduction des dépenses publiques afin de favoriser l'augmentation des salaires. « Il y a des gains possibles dans le système de protection sociale », dit-elle, prenant pour exemple le cas des hôpitaux où beaucoup de choses pourraient être confiées au secteur privé sans que l'on touche à la qualité des prestations (...) »

Démonstration qui ne serait pas complète sans l'ajout d'une assurance obligatoire pour financer la dépendance, brillamment défendue par la FFSA (l'un des plus gros contributeurs financier du Medef) : (...) Face à cet enjeu de société, un partenariat public-privé entre l’Etat et les assureurs constitue une « solution possible », selon Gilles Cossic, directeur des Assurances de Personnes à la FFSA. L’Etat pourrait encourager la souscription de contrats d'assurance dépendance, en mettant en place des mécanismes incitatifs (...) »

Certains pourraient s'étonner que, la très pointilleuse Laurence Parisot, ne se soit pas élevée contre une possible augmentation du déficit public, que pourrait créer la refonte ou ... la disparition de l'ISF. En effet : « (...) François Baroin a affirmé que (...) entre les deux scénarios sur l'avenir de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). L'un prévoit une transformation en profondeur de l'ISF, et l'autre, peut-être sa suppression (...) - Le Figaro

Oui, mais ça c'est une autre «vue de l'esprit» beaucoup plus ... positive pour le Medef !

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Babouse
Luz

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