SLOVAR les Nouvelles - Expressions Libres

07 avril 2010

Le bouclier fiscal ne séduit pas les exilés fiscaux mais fait le bonheur des rentiers !

Le bouclier fiscal à 50% était avec le pouvoir d'achat et les heures supplémentaires (travail plus pour gagner plus) les trois thèmes emblématiques du candidat devenu Président de la République.

En ce qui concerne le pouvoir d'achat, plus personne ne se fait la moindre illusion et le chômage massif ayant rendu le concept du "travailler plus" fortement incongru, il ne reste plus que le bouclier fiscal !

Seulement, le bouclier fiscal n'est plus à la mode au Nouveau Centre et chez un certain nombre d'élus UMP qui demandent des modifications significatives ou même son abrogation.

Néanmoins, il reste quelques irréductibles pour défendre cette mesure emblématique du Président

Selon Dominique Paillé, le co porte parole de l'UMP : "Certains élus de la majorité présidentielle " ont manqué de sang froid à l'issue des élections régionales" sur le bouclier fiscal et de rappeler : "Combien cette mesure a est bénéfique pour les finances françaises" Pour ce faire, il nous cite une "étude" (laquelle ?) : " qui a calculé que sur les 10 années précédant la mise en place de ce bouclier notamment à 50 % de 1997 à 2007 le total de l'expatriation fiscale a concerné 300 milliards d'euros soit un manque à gagner de 30 milliards d'euros par an pour les caisses de l'état"


Bouclier fiscal, une mesure bénéfique pour la France
envoyé par ump. - L'actualité du moment en vidéo.


" En 2007 nous avons mis fin à cette hémoragie et depuis ce qui coûte 500 millions d'euros rapporte environ 20 à 25 milliards ! " Affirme Dominique Paillé

Ce bel enthousiasme est douché, comme l'explique Le Figaro par : " les données communiquées hier par le ministre du Budget, François Baroin, lors de son audition à la commission des finances de l'Assemblée, données également fournies au Sénat. Cette année-là, 821 redevables à l'ISF ont quitté la France. C'est 14 % de plus qu'en 2007, où ils étaient 719 à s'être installés hors de l'Hexagone. Le bouclier version 2008 était pourtant plus avantageux que celui de 2007, avec un seuil de déclenchement à 50 % des revenus (au lieu de 60 %) et la prise en compte de la CSG et de la CRDS dans son calcul ... / ...

Selon Le Figaro : " ... / ... les rapatriés fiscaux sont, eux, en hausse : 312 exilés sont revenus en France en 2008, contre 246 en 2007 et 226 en 2006 ". Chifres contestables puisqu'on peut lire dans une interview de Jérôme Cahuzac le président de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale (qui a auditionné le Ministre) que : " ... / ... François Baroin a reconnu lui-même qu'il lui était difficile de donner un chiffre ... / ... " et d'ajouter : " Il est ressorti clairement que le « bouclier fiscal » ne protège pas les revenus du travail mais qu'il protège les revenus du patrimoine et de la rente. Il s'avère aussi que 99 % du bouclier fiscal reviennent à des contribuables éligibles à l'ISF. "

Mais alors, pourquoi Bercy annonce t-il que le nombre de demandeur du bouclier fiscal est inférieur à ses prévisions ?

François Baroin a précisé que « les chiffres définitifs, ce sera en juillet. Ce sera de l'ordre d'à peu près 20 000 personnes, pour 650 à 700 millions d'euros ».

Première explication à cette maigre récolte : les contribuables qui minorent leur patrimoine immobilier préfèrent ne pas attirer l'attention du fisc en lui réclamant un chèque… Résultat, sur les 539 000 redevables à l'ISF en France, seuls 7 675 ont actionné le bouclier en 2009.

Autre explication : les ménages aux faibles revenus, qui pourtant peuvent être éligibles au bouclier s'ils sont propriétaires (du fait des taxes foncières), ne se sentent pas concernés. À peine 8 675 foyers ne payant pas l'ISF ont bénéficié du bouclier en 2009 ... / ... Les quelque 1 055 contribuables avec un patrimoine de plus de 16 millions d'euros ont reçu un chèque de 363 872 euros, à comparer aux 565 euros reçus par ceux qui ne payent pas l'ISF ... / ... " - Source Le Figaro

Alors, faut-il comme l'explique le président de l'Alliance centriste Jean Arthuis appeler à : " .... / ... une abrogation simultanée de ces deux dispositifs (boucier + ISF) « L'objectif est de donner plus de progressivité à l'impôt en instaurant une tranche supplémentaire à 45% pour plus de justice fiscale et sociale ... / ... " - Source Public Sénat

Oui, mais l'ISF c'est : 1 Milliard d'impôts : telle est la somme que versent à l'État ceux qui payent l'ISF. C'est ce qu'a déclaré hier François Baroin, ministre du Budget.

Et pour compenser le manque à gagner, il faudrait faire un sort aux fameuses niches fiscales. Et là il y a matière puisque : " Il existe 468 niches fiscales qui autorisent des réductions d'impôts dans les secteurs les plus variés. Elles constitueront pour l'État un manque à gagner d'environ 75 milliards d'euros en 2010 " - Source La Dépêche

Problème : Un grand nombre de bénéficiaires de ces niches sont une partie importante de l'électorat de l'UMP et après la déroute des régionales, est-il "raisonnable" d'envoyer un signe négatif à ces électeurs ?

C'est un peu ce que François Fillon et François Baroin ont fait savoir aux députés et sénateurs du Nouveau Centre : " ... / ... Lorsqu'ils ont réitéré leur proposition de supprimer à la fois le bouclier fiscal et l'ISF et de remplacer le tout par la création d'une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu, le Premier ministre les a prévenus que « le grand soir de la fiscalité n'est pas pour tout de suite ». Il a, semble-t-il, été plus ouvert sur la proposition du député Nouveau Centre Charles de Courson d'effectuer un « coup de rabot » sur toutes les niches fiscales. « J'ai compris qu'il était favorable à cette orientation », souligne l'élu de la Marne ... / ... A Matignon, on assure que François Fillon n'a pas été si précis. Le ministre du Budget François Baroin préfère un examen des niches « au cas par cas » considérant le « coup de rabot » général comme « une facilité "- Source Les Echos

En clair : Prudence est mère de sûreté !

Néanmoins, ceux qui souffrent le plus, auront une satisfaction. Celle d'être mis sur un pied d'égalité avec les plus aisés par "notre ami" Frédéric Lefebvre, qui a déclaré : " Le bouclier fiscal autant que le RSA (Revenu de Solidarité active) symbolisent la réhabilitation de la valeur travail, car l'une comme l'autre de ces mesures permettent que le travail paie dans ce pays" - Le Figaro

Sans commentaire !

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Petillon
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06 avril 2010

Les politiques sont : "attristés, mais pas surpris" de l'image qu'ils ont auprès des français !

Les partis, formations politiques et notamment leurs représentants sont, selon une étude publiée par 20Minutes : "attristés, mais pas surpris" d'apprendre l'image qu'ils ont auprès des français !

Que dit cette étude, lancée après les taux d'abstentions records qui se succèdent d'une élection à l'autre : " Ils sont "coupés de la vraie vie, pensent «surtout à leur carrière» et ne «connaissent pas les préoccupations des Français». ... / ... Les Français sont en effet 76,3% à faire preuve de méfiance vis-à-vis d'eux. Près d'un électeur sur deux (48,3 %) avoue même n'avoir confiance en «aucun homme politique», quelle que soit sa couleur ... / ... "

La politique, vous savez ce monde peuplé de gens qui n'ont : "d'autre ambition que de servir leur : pays, région, circonscription ... "

Coluche que nous aimons souvent à citer n'avait pas de mots assez durs pour juger la politique et ceux qui en font un métier. Il les brocardait, d'ailleurs, dans son sketch : La politique



A la lecture des premières lignes de cet article, beaucoup d'élus, de permanents et (un peu moins) de militants vont se mettre à hurler à l'anti parlementarisme, à la démagogie, au populisme sans se poser la seule question qui vaille :

Mais à quoi servent les élus s'il ne peuvent rien contre le chômage, la précarité et la misère ?


Que dit l'étude publiée par 20Minutes

" ... / ... Qu'elle soit de gauche ou de droite – voire d'extrême droite –, la classe politique française a plus été attristée que surprise par les résultats du sondage Obea-InfraForces pour 20 Minutes. «Aujourd'hui, on s'attache aux problèmes de quelques petites personnes plutôt qu'aux débats d'idées, tente d'expliquer Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du Front national. Mais l'immense majorité des hommes politiques sont honnêtes. Et les Français sont hypocrites. Ils devraient arrêter de réélire les mêmes personnes s'ils n'ont vraiment pas confiance en elles…» Porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé est encore plus dur envers les électeurs. «La classe politique ne mérite pas ce jugement. Si les Français savaient le métier de chien que l'on fait, ils changeraient de jugement! "

Métier de chien ? Au moins, on a de l'humour à l'UMP !

En tous cas, certainement moins que caissière, ouvrier d'usine, plongeur dans un restaurant, ...

Pour l'exemple, prenons l'Assemblée Nationale dont monsieur Paillé fut l'un des députés. Quelle est la situation de ce "métier de chien" ?

L'indemnité parlementaire et la situation matérielle des députés - Source Assemblée Nationale

Indemnité de base : 5 487,25 €
Indemnité de résidence (3 %) : 164,62 €
Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 412,97 €
Soit brut mensuel : 7 064,84 €

Frais de secrétariat et de mandat : 5 884,91 €. (frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d'habillement, de transport, etc)

Déplacements sur l'ensemble du territoire national

Par voie ferroviaire : une carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1ère classe

Déplacements aériens :
L'Assemblée nationale prend en charge chaque année s'agissant des députés métropolitains :
- quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière
- six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription

Restauration : Deux restaurants sont à la disposition des députés. L'un leur est strictement réservé, l'autre leur permet de recevoir des invités.

Logement : L'Assemblée nationale attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76 225 €.

Téléphone et télécopieur : Les communications passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par télécopies sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet.

Courrier : Les correspondances de nature parlementaire, c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale.

Pensions : .. / ... Les pensions sont calculées d'après le nombre d'annuités de cotisations, étant observé que la durée moyenne du mandat est d'environ 7 ans. A partir du prochain renouvellement, les députés ne pourront plus cotiser simultanément à un autre régime de retraite dès lors qu’ils n’exercent pas d’activité relevant de ce régime, et donc ils ne pourront plus acquérir de droits à retraite dans deux régimes différents pour la même période de cotisation.

Le droit à pension est ouvert seulement à l'âge de 60 ans, et en pratique, la possibilité de bénéficier d’une pension anticipée moyennant une décote ayant été supprimée, l'âge moyen auquel les députés font liquider leur pension est de 63 ans. La pension est calculée dans la limite d'un plafond de 40 annuités. Lorsqu'un député atteint ce plafond, il continue à cotiser sans pour autant acquérir de droits à majoration de pension, à la différence de ce qui est prévu dans la fonction publique. La pension moyenne pour un député est d'environ 2 400 € net par mois.

Allocation d'aide au retour à l'emploi

L'allocation d'aide au retour à l'emploi (AARE), est un dispositif spécifique d'assurance chômage à l'instar de ce qui existe pour les salariés du secteur privé, les députés ne relevant pas, en effet, du régime des Assedic. Un député non réélu touche pendant 60 mois de son indemnité mensuelle nette.

Il va s'en dire que cette « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et le bénéficiaire n'est tenu à aucun engagement tels : justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller Pôle emploi ou d'une activité justifiant cette indemnité.

Et pourtant, pour Vincent Peillon : " ce sont surtout les élus qui devraient changer d'attitude. «On a souvent l'impression d'avoir des girouettes, témoigne le député européen PS. En ce moment, la droite critique le bouclier fiscal. Mais elle l'a voté il y a deux ans… Tout ça ne donne pas beaucoup de crédibilité à la classe politique "

... / ... pour Marielle de Sarnez, du MoDem. «Les simples discours ne passent plus, nous dit-elle pour expliquer notamment le taux d'abstention. On s'en est rendu compte pendant les régionales. Les gens ne comprennent même plus le sens des mots.» Et Vincent Peillon d'ajouter : "Pourtant, la solution est simple: «Les Français n'ont qu'à aller voter! Leur choix passe avant tout par le bulletin de vote», conclut Vincent Peillon. - Source 20Minutes

Le choix ?

Oui mais au travers d'investitures organisées par les partis ou formations auxquels appartiennent les candidats ! Et ce qui froisse de plus en plus de français, c'est le nombre de compromis ou de compromissions nécessaires afin de devenir le candidat soutenu par son parti politique.

On se doit, bien entendu, de rajouter à celà le coût exorbitant d'une campagne électorale et le fonctionnement du parti ou de la formation politique (dont le montant est sous certaines conditions prise en charge par les contribuables).

Ainsi, en ce qui concerne le parlement européen (élection à forte abstention)

" L'article 191 du traité instituant la Communauté européenne indique que les partis politiques au niveau européen sont importants en tant que facteur d'intégration au sein de l'Union et qu'ils contribuent à la formation d'une conscience européenne et à l'expression de la volonté politique des citoyens de l'Union. Dans ce contexte, le règlement (CE) n o 2004/2003 du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 définit les règles relatives au statut et au financement des partis politiques au niveau européen.

Ce règlement prévoit en particulier une contribution financière annuelle du Parlement européen, sous forme de subvention de fonctionnement, aux partis politiques qui en font la demande et qui respectent les conditions fixées par ce règlement ... / ... Le budget prévu pour l'exercice 2010 s'élève à un montant total de 11 075 000 EUR ... / ... " Source CG des bouches du Rhône

Voir aussi : "L’élection des représentants au Parlement européen (6 et 7 juin 2009)" sur le site du CNCCFP (Commission chargée du contrôle et de la publication des comptes annuels des partis politique, et des comptes de campagne)

Pour ceux qui l'auraient oublié : Les partis politiques français ont dépensé 177 millions d'euros en 2008 comme nous l'écrivions le 21 décembre 2009 sur Slovar les Nouvelles

Pour en revenir à l'étude Obea-InfraForces pour «20 Minutes» et France Info sur l'image des politiques. Quelles sont les principaux reproches fait par les français à leurs élus

" ... / ... Il y a un réel fossé entre ce que vivent les Français et ce que vivent les hommes politiques…» Européens ou non, les députés sont aussi particulièrement dans le viseur des Français. En fait, les élus locaux – conseillers généraux, régionaux et surtout maires, ces derniers recueillant 64,2% d'opinions favorables – sont les seuls à tirer leur épingle du jeu.

Et le célébrissime compère de Frédéric Lefebvre de déclarer : "C'est normal ... / ... Si votre trottoir est défoncé, le maire va le réparer … Les politiques nationales sont moins lisibles pour la majorité des électeurs"

Moins lisibles ? Attention à ne pas trop abuser de l'humour Monsieur Paillé ! Car les français, eux, n'en ont plus vraiment en ce qui concerne l'action des politiques ; " ... / ... Ainsi, 86,2% des sondés pensent que les hommes politiques se «préoccupent surtout de leur carrière». C'est le syndrome de la tour d'ivoire: les élus sont «coupés de la vraie vie» pour 67% des sondés, «connaissent les préoccupations des Français» pour 24,7% et ont «une vision d'avenir» pour seulement 40,7% .. / ... " - Source 20Minutes

En fin de compte, une "profession de chien", bien à l'abri de la mondialisation et de son cortège de licenciements, de délocalisations, .... mais qui dépense des sommes folles dans la communication alors qu'elle requiert toujours plus d'efforts à tous les français !

Une profession qui sait avant tout nous parler de "réformes" négatives et "d'adaptations nécessaires" qui doivent nous mener à une "plus grande flexibilité "et à "travailler plus longtemps" dans un monde où le travail manquera de plus en plus !

Et ça : "ça ne donne pas beaucoup de crédibilité à la classe politique" !




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02 avril 2010

Troubles musculo-squelettiques : Le gouvernement se réfugie dans la communication !

Le très "primesautier" et nouveau ministre du Travail, Eric Woerth n'y va pas par quatre chemins : Il a décidé de régler leur compte aux Troubles musculo-squelettiques dus aux conditions de travail !

Et de quelle façon ?

Au travers d'une campagne de communication : "Articulé autour de messages dans la presse professionnelle et de spots radio, la nouvelle campagne montre notamment un poing qui écrase avec assurance le mot "tendinite", ou les mains d'une femme qui brisent le mot "lombalgie" ... / ... "

" Yes we can " ou plutôt " Mettre fin aux troubles musculo-squelettiques dans votre entreprise, c’est possible" écrit avec humour le site Santelog à propos de la nouvelle campagne lancée à partir du 19 avril prochain pour mobiliser les entreprises et les salariés dans la lutte contre les TMS ... / ... "

Campagne de communication ?

Mais pourquoi le gouvernement si avide de "réformes" et toujours prompt à expliquer aux français que : " le coût de la santé est trop élevé" ne légifère pas pour éradiquer ce fléau ?

Fléau qui coûte, selon Eric Woerth : "787 millions d'euros" à l'assurance maladie, et "près de 8,5 millions de journées perdues" pour les entreprises" ?

Car comme le signale la FNATH : " ... / ... les TMS illustrent aussi parfaitement, outre l’importance de la sous-déclaration des maladies professionnelles, l’inadaptation du système de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles. En effet, les TMS ne sont pas toujours déclarés par les travailleurs concernés et ne sont donc pas indemnisés dans le cadre de la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles (ATMP), mais ils sont souvent pris en charge par l’assurance maladie. Cela conduit à alourdir le déficit de l’assurance maladie pour des frais qui devraient être en fait relever de la branche ATMP ... / ... "

Très probablement parce qu'il imagine la levée de boucliers des organisations patronales qui s'ensuivrait ...

Dans l'immédiat, comme l'écrit très prudemment le Ministère du Travail sur son site dédié à cette campagne de communication, elle : " nécessite une implication forte et durable des entreprises, et des représentants des salariés et membres du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail " et de préciser : " ... / ... l’ objectif est de soutenir et d’accélérer les démarches engagées par les entreprises dans la lutte contre les troubles musculo-squelettiques. .. / ... " - Source Santelog

Il est toutefois à noter que : dans les entreprises de moins de 50 personnes, la loi n'oblige à aucun comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou et dans celles de moins de 11 salariés à aucun représentant (voir le site TPE/PME)

Que dit le ministre de cette campagne ?

" ... / ... Ne plus pouvoir se servir d'un clavier" ou "utiliser une brosse ou un tournevis", c'est ce qui arrivent à certains salariés touchés par ces pathologies, qui se traduisent par des douleurs et une gêne fonctionnelle, qui peut "conduire à ne plus pouvoir travailler", a expliqué jeudi le ministre du travail Eric Woerth, lors d'une conférence de presse. "Premier cas de maladies professionnelles en France, le nombre de TMS augmentent de 18% par an depuis 10 ans" a précisé M. Woerth, évoquant une "sorte d'épidémie". Il souhaite, d'ici quatre à cinq ans "stabiliser" ce nombre et réduire de 25% le nombre d'accidents du travail.

Les TMS les plus courants sont le syndrome du canal carpien, qui touche le poignet, les tendinites de l'épaule et du coude, les lombalgies. Ils touchent tous les secteurs d'activité mais notamment l'agroalimentaire, le commerce, le BTP, les services à la personne. "Signes d'une forme d'usure physique au travail", selon le ministre, ces TMS sont liés à des gestes répétitifs à cadence élevée, des charges lourdes, des vibrations ou du matériel défaillant, combinés à une organisation du travail inadaptée et du stress ... / ... "- Source AFP/Google

Sur le site "Travailler mieux - La santé et la sécurité au travail", on trouve des liens concernant les entreprises et les salariés. Le ministère a choisit quelques métiers pour illustrer sa campagne. Notamment : Le Bâtiment.

Vous êtes Chef d’entreprise dans le BTP : testez votre entreprise, prenez connaissance des conseils de l’OPPBTP et des services interentreprises, téléchargez la brochure et les affiches TMS.

Si de ce côté, on se veut plus pédagogue sans mettre en cause certaines pratiques d'employeurs :

Au coût humain très important - souffrance physique, risques d’inaptitude professionnelle, atteinte à l’image de soi, dégradation de la vie privée -, il faut ajouter un coût économique élevé pour l’entreprise.
Les TMS fragilisent votre entreprise
En plus du coût direct de la réparation et l’impact sur le taux de cotisation de l’entreprise, il faut tenir compte du coût indirect lié aux dysfonctionnements induits par les TMS : difficultés de reclassement des salariés atteints, charges dues au remplacement des absents, perturbations de l’organisation du travail...
La prévention peut faire régresser les TMS
L’expérience montre qu’une prise en charge précoce permet de limiter l’aggravation des pathologies et de prévenir l’apparition de situations irréversibles.

Du côté des salariés, on laisse entendre qu'ils pourraient contribuer à diminuer leurs TMS en ayant un comportement ... plus responsable au travail !

Vous êtes salariés du BTP : ce que vous devez savoir, à faire ou ne pas faire, comment agir, téléchargez le livret conseils et les affiches TMS.

Quelques gestes adaptés et bonnes pratiques pour prévenir les risques de TMS

Les 4 commandements de base

1. Faites des micro pauses de récupération
N’attendez pas que la fatigue s’installe et entraîne une gêne fonctionnelle. Pensez à faire de courtes phases de repos. Elles suffisent pour permettre la récupération musculaire.

2. Portez vos équipements de protection individuelle
Chaussures et gants adaptés, vêtement intégrant une protection des genoux … Ils vous protègent contre certains risques de votre métier et peuvent atténuer les facteurs de risque aggravants de TMS : froid, vibrations, chocs…

3. Verrouillez vos lombaires
Lors de l’effort, rentrer le ventre et contracter les muscles abdominaux verrouille les lombaires et assure une protection des disques. Les autres articulations (hanches, genoux) se mobilisent pour effectuer le mouvement souhaité.

4. Optez pour des outils et équipements atténuant les vibrations
Les vibrations des outils manuels et engins qui se propagent dans les mains et le bras ou tout le corps sont un facteur aggravant des TMS. Optez pour des gants, des outils anti-vibratiles, un siège d’engin dont les suspensions minimisent les vibrations…

Brochures de sensibilisation - Le BTP conseils au salariés

Il est clair que tous ceux qui travaillent vont rire jaune en lisant les lignes précédentes !

Dans quel monde, les rédacteurs de ces lignes vivent-ils ? et où ont-ils vus que le salarié peut opter de son propre chef pour : "pour des outils et équipements atténuant les vibrations" et qu'il a le temps de penser à "Verrouiller ses lombaires" lorsque le chantier est en retard et que l'entreprise risque des pénalités ?

Bien entendu, ne pas oublier les salariés du commerce ou de l'agro alimentaire qui pourraient décréter unilatéralement une petite pause "gymnique" afin de ne pas être responsables de : "8,5 millions de journées perdues pour les entreprises" ...

Le Ministre pourra t-il continuer de se contenter de campagnes de communication incitatives ?

Selon la FNATH, il semble que non !

En effet, La FNATH " vient d’obtenir une jurisprudence relativement rare, mais qu’elle souhaite développer autant que possible afin d’améliorer par la voie des tribunaux l’indemnisation des victimes de TMS, puisque le gouvernement refuse jusqu’à présente de le faire par voie législative.

... / ... notre adhérent travaillait depuis 1986 en qualité de magasinier, sa fonction consistant à préparer des commandes en attrapant plusieurs cintres, situés sur un rail à 1,70 mètre de hauteur, pour ensuite les placer dans une caisse-penderie formant un colis. Il travaillait donc les bras en l’air.

L’employeur avait volontairement ignoré les réclamations insistantes à la fois de son salarié mais aussi du médecin du travail sur la dangerosité des conditions de travail du fait du positionnement des cintres à emballer ... / ... La cour d’appel de Grenoble a reconnu dans un arrêt du 9 février 2010 la faute inexcusable de l’employeur, qui n’a pas pris les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité du salarié. ... / ... " - Source FNATH

Reste à savoir si l'inflexible Ministre du Budget devenu celui du Travail montrera autant de détermination à résoudre cette "sorte d'épidémie" qu'il en a déployé pour nous expliquer les caisses vides et son "budget de reprise" !

Mon petit doigt me dit que c'est loin d'être gagné pour ceux qui sont les victimes de l'épidémie !

Crédit photo
Ministère du Travail
Bibliographie amusante
Voir la campagne VIDEO (très naïve) de L'UE sur les TMS

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01 avril 2010

Chômeurs en fins de droits : Où sont les millions d'Euros promis pour fin mars par Laurent Wauquiez ?

On allait voir ce qu'on allait voir ! Une solution était annoncée pour les chômeurs en fin de droits à l'assurance-chômage pour "fin mars", claironnait Laurent Wauquiez !

Et aujourd'hui 1 er Avril, ils seront beaucoup ce matin a constater avec amertume que rien ne s'est passé !

Mais que pèsent 360 000 chômeurs promis à la plus grande précarité face à l'angoisse d'élus UMP terrorisés à l'idée de perdre leur sièges et prérogatives en 2012 ?

Et oui, la très large victoire de la gauche aux régionales et surtout le retour du vote Front National ont semé la panique dans les rangs de l'UMP au point de mettre en cause les "grandes réformes" du Président Sarkozy !

Nicolas Sarkozy qui après s'être essayé, une fois de plus dans son rôle préféré de "Président de l'Europe" auprès de Barak Obama est revenu en France pour calmer le jeu. Et qu'à dit celui qui a déclaré après le résulat des élections : "Mon devoir est d'entendre le message des Français"

Et bien : " Soyez tenaces et ne touchez pas au bouclier fiscal ! "

Alors que 67% des Français contestent le dit bouclier : 39% réclament sa suppression définitive et 28% sa suspension, selon un sondage CSA paru dans Le Parisien

Néanmoins, le Président a ajouté : « Je me réserve le droit de demander un petit effort aux Français (sous entendu un petit effort fiscal), cela pourrait se faire au moment de la réforme des retraites (…) et cette fois, ce sera notre terrain, nos conditions et notre calendrier… »

A rapprocher de : "Pas moins de 70 % des personnes interrogées par BVA pour « Les Echos », France Info et Absoluce considèrent « mauvaise » la politique économique du gouvernement. Un record depuis le début du quinquennat" - Source Les Echos

La défaite électorale ? « Je ne suis pas autiste (…). Pourquoi on a perdu ? Pouvait-on gagner avec un mode de scrutin à deux tours avec des triangulaires ? Non. Avec un scrutin à un tour on aurait gagné huit à dix régions. Oui, on a commis des erreurs et je prends ma part. Je reconnais ma responsabilité et celle de mon gouvernement. Pourtant, nous n’avons pas terminé les réformes, nous n’en sommes qu’à mi-chemin. » - Source Le Parisien

En clair : si nous avions pu disposer du mode de scutin des conseillers territoriaux, qui comme l'expliquait Alain Marleix : " .. / .. repose à la fois sur un scrutin majoritaire à un tour ... / ... et une dose de proportionnelle qui permet la représentation à la fois de la diversité politique et de la parité" nous aurions pu montrer que les français nous adorent !

A part cette "brillante" réthorique politicienne dans ce qu'elle a de plus vil, pas un mot pour ceux qui vont perdre leur emploi ou sont déja au chômage ! Alors, vous pensez, ceux qui vont cette année mois après mois se retrouver sans AUCUN REVENU ...

Car il y ce qu'on veut bien dire au bon peuple, comme le 24 mars : " Nicolas Sarkozy n'a fait qu'une furtive allusion à leur première préoccupation : le chômage. "Nous avons fait le choix de ne laisser personne sur le bord de la route"

Et ce qu'on omet de dire : "En février, l'augmentation en rythme annuel s'élève à 12,8 %. Les reprises d'emploi ont baissé de 3,2 %, signe d'un marché du travail atone. Le nombre de chômeurs de longue durée - inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an - s'est accru de 300 000 en un an (+ 30,4 %) : indice inquiétant au moment où l'avenir de ceux qui vont se retrouver en 2010 en fin de droits reste désespérément dans l'impasse " écrivait Le Monde

Pas un mot non plus sur le volet "heures supplémentaires" de la loi TEPA qui selon LO : " ... / ... coûte très cher au budget de l'État : 4 milliards d'euros par an, selon les chiffres du gouvernement lui-même. Elle profite également aux patrons en leur permettant de substituer aux augmentations de salaire la possibilité de « faire des heures ». Si cette loi a rencontré un certain succès auprès des patrons, le recours aux heures supplémentaires s'est fait au dépens de l'emploi, puisque les patrons peuvent faire face à un surcroît de travail sans embaucher. Ainsi, même si le phénomène est un peu en recul, les 676 millions d'heures effectuées en 2009 représentent encore l'équivalent de 433 000 emplois à plein temps ! ... / ... "

La seule réponse est venue de Laurent Wauquiez hier au Sénat : "Le gouvernement exclut de toucher, même un peu, aux allègements de cotisations patronales, qui ne sont pas des "cadeaux faits aux entreprises" mais l'outil "le plus efficace" de la politique de l'emploi ... / ... Le coût des allègements pour l'Etat s'élève à "21 milliards d'euros aujourd'hui ... / ... " et de lancer comme dernier argument pour justifier l'échec du "travailler plus pour gagner plus ": " les 35 heures ont "été une des plus graves erreurs économiques des 30 dernières années" - Source AFP/Google

Que les fins de droits se rassurent puisqu'il y a 6 jours, il écrivait sur son compte Twitter visible sur Public Sénat : "jusqu'à fin de semaine : suite des réunions avec les partenaires sociaux pour définir solutions sur DE fin de droits"

Puis le lendemain il essayait, peut être, de leur faire passer un message subliminal ? : "chez les restos du coeur ce matin : remarquables ces bénévoles pas beaucoup plus à l'aise que ceux qu'ils aident, on n'en parle pas assez."


Qu'ajouter de plus ?




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