SLOVAR les Nouvelles - Expressions Libres

07 juillet 2009

Naufrage pour les soldes d'été mais le gouvernement veut ouvrir les magasins ... le dimanche

Richard Maillé le député qui a initié le débat sur le travail du dimanche et s'apprête a défendre bec et ongles son texte avec l'aide de la majorité UMP, fait pourtant profil bas en ce qui concerne les soldes d'été :

"Mauvais cru pour les commerçants. Les premières tendances des soldes de l'été révèlent que « la fréquentation atteint son niveau le plus bas depuis 2006 », selon des chiffres publiés hier par la chambre de commerce Marseille Provence (CCI). Selon cette enquête, réalisée sur un échantillon représentatif de 530 commerçants, 67 % estiment que le chiffre d'affaires devrait être inférieur à 2008, année qu'une majorité jugeait déjà peu faste"

On se souvient pourtant du lancement en fanfare de cette période censée relancer l'activité commerciale : Christine Lagarde la Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a inauguré et officialisé ce mercredi 24 juin 2009 dès 8h00 au Printemps Haussmann (Paris 9ème) le lancement de soldes d'été 2009.

Reconduite dans ses fonctions par Nicolas Sarkozy lors du remaniement ministériel d'hier, la ministre s'est montrée enthousiaste et a réaffirmé l'importance de cette période pour les commerçants français qui souffrent de la crise actuelle notamment dans le prêt-à-porter ! C'est également l'occasion pour les foyers de faire de bonnes affaires ... - Source Fashion Adict

Mais, mauvaise surprise : Les consommateurs deviennent de plus en plus des ... promeneurs comme l'indique le magazine professionnel LSA

Pour la première fois depuis février 2009, la fréquentation des centres commerciaux au mois de juin affiche un résultat positif à +1,9%, communique le Conseil national des centres commerciaux (CNCC). " L’impact des soldes d’été, qui ont démarré avec une journée d’avance comparé à 2008, a été bénéfique", commente le CNCC. A ne pas confondre avec les ventes, la fréquentation a également été favorisée par un effet calendaire positif, avec un jour ouvrable en plus en juin 2009 par rapport à juin 2008, et autant de vendredis et de samedis. " Il semble que finalement la concurrence redoutée des soldes flottants n’ait pas eu d’impact trop négatif sur les soldes de fin de saison, commente le CNCC. Toutefois, il conviendra de regarder avec attention les performances du mois de juillet pour identifier les signes d’une éventuelle inflexion pérenne de la consommation". - Source LSA

Et à Paris, comment ont réagit les consommateurs ?

"Les soldes d'été seront un cru moyen. Ce ne sera pas des soldes exceptionnelles. La partie n'est pas terminée mais c'est notre première impression", a déclaré Charles Melcer, le président de la Fédération nationale de l'habillement à Reuters.

Les ventes "se maintiennent à peu près par rapport à l'année dernière. Certains sont légèrement en baisse. Les moins mauvais font entre +1 et +2% de plus par rapport aux soldes de l'année dernière", a-t-il poursuivi. "Le premier jour est bien parti, le deuxième n'était pas trop mauvais, le vendredi c'était un effondrement, samedi certain s'en sont sortie et d'autres ont très mal travaillé", a-t-il ajouté. Au total, les magasins parisiens ont fait moins bien que ceux de la banlieue et la province. - Source Le Point

Certains diront, oui mais l'Internet a pris beaucoup de parts de marché aux magasins traditionnels

Sur internet, le constat est moins amer, mais reste en deçà des prévisions des professionnels, malgré une progression des ventes de 10% par rapport au début des soldes d'été 2008. .. / ... Gilles Nectoux, le président du site Ebuyclub, une plateforme regroupant 600 e-marchands, précise : "les soldes étaient très attendus par notre communauté, mais le contexte économique a modifié le comportement d'achat, aujourd'hui moins impulsif". Ainsi, le panier moyen sur internet a reculé de 5%, pour s'établir à 70 euros, les produits étant davantage bradés qu'en 2008. Les sites de prêt-à-porter, de produits cosmétiques et de réservations de vacances ont été les plus consultés, alors que ceux commercialisant des articles high-tech et les vendeurs historiques par correspondance (La Redoute, 3 suisses, Quelle) ont vu la fréquentation baisser par rapport à 2008, de 12% pour les premiers et de 23% pour les seconds. - Source Le Figaro

C'est dans ce contexte peu favorable, (alors que les remises atteignent 70% de remise - constatés dans plusieurs magasins d'Ile de France par Slovar les Nouvelles) qu'on envisage de proposer un jour de consommation supplémentaire.

Nicolas Sarkozy est formel : "Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ? déclarait-il en novembre 2008, à Rethel. C'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus. Il faut quand même penser aux familles qui ont le droit, les jours où elles ne travaillent pas, d'aller faire leurs courses dans des magasins qui sont ouverts et pas systématiquement fermés."

Au delà du côté idéologique de la mesure "travailler plus ..." il faut considérer l'impact commercial de celle-ci. Et surtout son impact sur l'emploi, comme l'explique Bernard Thibaut :

"Les études ont montré que l'incidence dans ce domaine serait nulle ou négative : les postes créés dans la grande distribution détruiraient autant voire davantage d'emplois dans le petit commerce. Les gens voient que toute la semaine on licencie, et on voudrait leur faire croire que l'on va embaucher dimanche.

Le pouvoir d'achat ? L'incidence sur les salaires dans le commerce sera nulle, et ils le savent. La consommation ? Les Français ne vont pas dépenser plus que ce qu'ils gagnent avec des magasins ouverts le dimanche. Tous les arguments économiques sont tombés les uns après les autres. Même celui du tourisme. Il faudrait changer la loi pour développer le tourisme ? Paris est déjà la capitale mondiale du tourisme de qualité, et la réglementation actuelle n'a jamais entravé le développement de ce secteur d'activité. Et que l'on ne nous serve pas l'argument grotesque selon lequel Michelle Obama ne peut pas faire ses achats dans un grand magasin parisien le dimanche ! ... / ... "

Néanmoins, les députés de la majorité (qui avaient été moyennement convaincus de l'intérêt de la mesure) ne pourront pas s'opposer à l'envie du Président :

"Une opération de déminage sans précédent a été effectuée entre le gouvernement et le groupe UMP de l'Assemblée pour aplanir les zones d'ombre concernant les «dérogations au repos dominical».

L'examen de la proposition de loi de Richard Mallié (UMP) sur l'ouverture des magasins le dimanche, interrompue le 18 décembre face à l'hostilité de nombreux élus de la majorité, reprend ce matin à l'Assemblée. Dans un climat nettement plus consensuel à droite. Sur ce texte emblématique pour Nicolas Sarkozy, «il y aura quelques individualités peut-être qui prendront leurs distances mais on les comptera sur les doigts des deux mains au maximum», a pronostiqué lundi le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre
... / ... " Source Le Figaro

Il est à noter que : Le président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie (UMP), opposé à une généralisation du travail dominical, présentera également un amendement afin de créer un comité chargé de veiller au principe du repos dominical. Composé de trois parlementaires de la majorité et trois de l'opposition, il présentera chaque année un rapport au Parlement.

"Le gouvernement n'est pas opposé à certaines limitations", a indiqué M. Méhaignerie à l'AFP. "Il sait que beaucoup d'entre nous sont prêts à régler des problèmes parce qu'il y a des procès multiples, sont prêts à prendre en compte les usages existants et acceptent que certaines communes touristiques soient en zone exceptionnelle, point final".

"Il faut les rassurer qu'il n'y aura pas d'extension exagérée", ajoute M. Méhaignerie, relevant que "le maire est au coeur du dispositif" puisque c'est lui qui demandera au préfet de déroger au travail dominical". Maire de Vitré M. Méhaignerie "n'a pas envie de demander à être commune d'influence touristique pour avoir le travail du dimanche, 70% des mes collègues sont dans cette situation
" ... / ... - Source AFP/Google

Ce qu'oublie de dire monsieur Méhaignerie c'est que pour Paris, ce n'est pas le Maire mais le Préfet qui décidera !!! (Voir Challenge)

Et qu'en pensent les français ?

"55% des Français se disent opposés à cette mesure, selon un sondage Viavoice pour le quotidien Libération du mardi 7 juillet. Interrogés sur la mesure envisagée par la majorité pour "faciliter le travail le dimanche, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques", 55% des sondés s'y déclarent opposés, contre 42% de favorables (3% ne se prononcent pas).

Par ailleurs, 86% des personnes interrogées estiment que le dimanche est "un jour fondamental pour la vie de famille" et 85% qu'il "doit rester un jour de repos pour le plus grand nombre", tandis que 44% pensent que le travail ce jour-là "permettrait de préserver ou de créer des emplois".

Et les salariés figurant parmi les sondés, soit 484 des personnes interrogées, sont 57% à affirmer qu'ils répondraient "non" à leur employeur s'il leur demandait de travailler le dimanche, contre 42% à répondre oui" - Source Nouvel Obs

En bref :

- Le pouvoir d'achat n'est pas extensible. Et pourtant, nous ayons à la tête de l'état celui qui devait en être le président (Je veux être le Président du pouvoir d'achat. Le problème de la France aujourd’hui, c’est que les salaires sont trop bas et que les prix sont trop élevés ... / ... )
- Les consommateurs deviennent de plus en plus des conso... promeneurs
- Afficher des remises de 70% trouble les consommateurs qui ne voient plus pourquoi ils achèteraient le reste de l'année au prix fort (A quand la suppression des soldes au profit de prix plus ajustés toute l'année ?)
- Les français sont assez réticents sur la mesure
- Comme pour l'allongement de la durée de cotisation retraite, les études ont montré que les plus fervents défenseurs de l'ouverture du dimanche sont ... les retraités

Malgré les chiffres et les réticences, Nicolas Sarkozy, dès que le texte aura été voté par sa majorité, pourra afficher sa joie : Michèle OBAMA pourra revenir à Paris et dépenser quelques dollars en toute sérénité ... Ouf, la France a eu chaud. Un incident diplomatique de cet ordre aurait pu ruiner les relations entre nos deux pays !!!

Il reste néanmoins aux français, qui sont hostiles ou réservés face à cette mesure, une solution bien facile : Profiter du dimanche pour faire du sport, recevoir des amis ou de la famille, s'amuser avec leurs enfants et ne jamais mettre les pieds dans un commerce ouvert le dimanche ...

Ce sera la meilleure réponse à opposer à des élus qui eux ne sont absolument pas concernés par les problèmes de pouvoir d'achat et de qualité de vie !!!



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06 juillet 2009

Le bouclier fiscal a concerné : 18.893 ménages l'an dernier, pour un coût de ... 578 millions d'euros

Le bouclier fiscal est, depuis son instauration, le sujet qui fait le plus parler dans notre beau pays. le Taux de 50% promis et appliqué par Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la république, fait plutôt mauvais genre ces derniers temps, à côté de la puissante crise économique qui frappe l'ensemble des français.

Car, à y regarder de plus près, les restitutions par le fisc ne concernent que 18.893 ménages pour un coût de 578 millions d'euros. Ce qui fait pour ceux qui comptent encore en vieux francs au delà d'une certaine somme : 3 791 431 460 de FF.

"Si on prend les 100 plus grosses restitutions, effectuées dans le cadre du bouclier fiscal : 1.550.000 euros ont été perçus en moyenne", déclarait en avril 2009, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale Didier Migaud.

"Ces nouveaux chiffres m'ont été remis par Bercy à ma demande", a-t-il précisé. "Sur un remboursement total de 458,3 millions d'euros, qui a bénéficié a environ 14.000 personnes, un peu plus de 150 millions est donc allé à cette centaine de personnes", a ajouté Didier Migaud à propos du bouclier 2008. Le bouclier fiscal, qui plafonne l'impôt à 50% des revenus, a été voté à l'été 2007 - Source E24

Bien que conséquente, l'estimation du Président de la commission des finances était toutefois ... pessimiste !

C'est le journal Les Echos qui l'écrit : Le bouclier fiscal a finalement coûté plus cher qu'estimé en mars : il a profité à quelque 19.000 contribuables l'an dernier, pour un coût de 578 millions d'euros. Gilles Carrez détecte de nombreuses « imperfections » : le mode de calcul est, selon lui, souvent trop avantageux. Le journal ajoute : "Le traitement de 2.500 dossiers "tardifs" a ainsi accru la facture de 120 millions d'euros ... Source Les Echos


Le Figaro s'est procuré une copie du rapport l'a mis en ligne (PDF). La partie consacrée au bouclier fiscal est disponible de la page 30 à la page 50

Extrait du rapport page 33 :

LES PLUS PETITES ET LES PLUS GROSSES RESTITUTIONS (page 33) Les 1 000 restitutions les moins importantes concernent des redevables de profils divers, parmi lesquels 974 ne sont pas assujettis à l’ISF dont 951 disposant d’un RFR inférieur à 3 263 euros. Les 41 bénéficiaires disposant d’un RFR inférieur à 12 991 euros possèdent un patrimoine supérieur à 7,27 millions d’euros. Le coût de ces 1 000 restitutions est de 121 732 euros, correspondant à 0,027 % du coût total, soit une restitution moyenne de 122 euros. Ces chiffres marquent une augmentation de l’ordre de 20 % par rapport à 2007. À noter qu’en 2007, 82 des 1 000 plus gros bénéficiaires disposaient d’un RFR inférieur à 12 964 euros, avec des profils plus hétérogènes en termes de patrimoine puisque 14 d’entre eux disposaient d’un patrimoine inférieur à 7,14 millions d’euros, dont 5 non assujettis à l’ISF.

Les 100 restitutions les moins importantes concernent des redevables non assujettis à l’ISF à l’exception d’un seul (ils étaient 6 en 2007), dont 94 disposent d’un RFR inférieur à 3 263 euros. Le coût de ces 100 restitutions est de 2 518 euros, soit une restitution moyenne de 25 euros. Ces chiffres marquent une augmentation de l’ordre d’un quart par rapport à 2007. La restitution moyenne des 10 plus petites restitutions est de 8 euros.

Les 1 000 restitutions les plus importantes concernent des redevables de tous profils avec une forte concentration puisque 655 d’entre eux disposent d’un patrimoine supérieur à 15 810 000 euros et des revenus supérieurs à 42 507 euros. Le coût de ces 1 000 restitutions est de 337,24 millions d’euros, soit une restitution moyenne de 337 241 euros. Ces personnes captent donc près de 74 % du coût du bouclier fiscal. Ces chiffres marquent une augmentation de l’ordre de 85 % par rapport à 2007.

Les 100 restitutions les plus importantes concernent des redevables de l’ISF de la dernière tranche (patrimoine supérieur à 15 810 000 euros.). Le montant des restitutions correspondant dépasse à 155 millions d’euros. Ces 100 personnes, dont la restitution moyenne est de 1,154 million d’euros, captent donc plus du tiers du coût du bouclier fiscal. Ces chiffres marquent une augmentation de l’ordre de 89 % par rapport à 2007. La restitution moyenne des 10 plus grosses restitutions est de 5,97 millions d’euros (2,21 millions en 2007, soit + 270 %). Source Le Figaro

Didier Migaud, président PS de la commission des Finances, ne décolère pas et fustige un bouclier qui profite aux gros patrimoines relevant de l'ISF alors "qu'on nous l'avait présenté au moment de sa création comme destiné à protéger les revenus du travail", a t-il souligné. "J’entends encore Nicolas Sarkozy nous expliquer qu’on ne devait pas laisser au fisc plus de 50 % des fruits de son travail"

Même si Gilles Carrez dément cette affirmation : "Il s'est félicité de constater que "le bouclier fiscal n’a pas servi à une stratégie de défiscalisation généralisée" pour des contribuables susceptibles d'utiliser des niches fiscales. Il ne nie pas certains "dysfonctionnements"

"Une réforme des plus-values immobilières a eu lieu il y a plusieurs années, supprimant les plus-values réalisées sur les cessions d’immeubles détenus depuis plus de quinze ans, sachant que, traditionnellement, la résidence principale est exonérée", a rappelé Gilles Carrez, prévenant "qu'il va falloir bouger dès l’automne", car "il n’est pas acceptable d’exonérer toutes les plus-values de prélèvements sociaux".

Les plus-values mobilières posent le même problème. "Elles bénéficient d’une exonération totale, à la fois fiscale et sociale, tant que les transactions restent inférieures à un montant de 25.000 euros par an. Il faut là aussi réintroduire une fiscalité sociale. Du coup, dans le cadre du bouclier, les plus-values échappent à toute prise en compte, alors que les autres revenus fiscalement exonérés figurent au dénominateur (NDLR: le total des revenus imposables). Cette distorsion n’est pas justifiée", a fait valoir Gilles Carrez. Source E24

Force est de constater comme le dit Didier Migaud qu'on nous avait parlé de : "protéger les revenus du travail" et non les plus values immobilières ou mobilières ... "

Dans son "interview" à Denis Olivennes du Nouvel Obs, Nicolas Sarkozy affirmait : "Terminé, donc, les fêtes au Fouquet's («pas compris et polémique» donc «une erreur») et les altercations avec Laurent Joffrin, patron de «Libération». Des erreurs qui cependant tiennent plus à la forme qu'au fond. Car pour Nicolas Sarkozy, il n'est pas question de remettre en cause le choix de mettre en place le bouclier fiscal, rappelant au passage qu'en la matière, "l'Europe nous oblige à l'harmonisation"

Ah! bon, notre président pourra certainement nous expliquer pourquoi dans ce cas l'Irlande qui doit voter à nouveau pour la ratification du traité de Lisbonne a obtenu de ne pas modifier son régime fiscal attractif pour les entreprises étrangères !

Et s'il n'y avait que l'Irlande ... Alors quand à nous expliquer que l'Europe nous oblige à l'harmonisation fiscale ....

Nous laisserons la conclusion à Web-libre qui explique tout simplement ou nous mène cet entêtement à justifier le bouclier fiscal en temps de crise et de déficits abyssaux : "... / ... Bref, un imbroglio fiscal dont fait les frais, au final, le citoyen lambda qui a tout simplement l’impression de payer plus, surtout pour les classes moyennes, pour des personnes fortunées qui, grâce à de bonnes entourloupes, arrivent souvent à se soustraire à l’impôt… Pendant ce temps, les taxes d’habitations, les taxes foncières et les taxes en tout genre augmentent… Mauvais calcul en ces temps de crise car la rue pourrait se manifester à nouveau en septembre et octobre mais tous azimuts cette fois et sans être encadrée par les syndicats ! Et ce, d’autant plus que les magouilles reprennent outre-Atlantique avec des réserves de bonus attribuées pour des traders par des banques, même ayant été aidées… Et ce qui se déroule en Amérique, se déroulera en Europe… Le G20 n’aura servi à rien ! " Web-libre

Parfaitement d'accord !!!


Crédit et copyright dessin
Chimulus

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Robert Hue et plusieurs élus de gauche proposent la création d'un "Pacte unitaire"

Robert Hue était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe1 ce matin.

Il a défendu l'idée d'un rassemblement de la gauche, affirmant: "Je n'ai jamais manqué à l'union, je me bats pour l'union." Selon Robert Hue, "la situation est gravissime" pour la gauche. "On ne vas pas continuer de raclée en raclée", s'est-il exclamé. Il propose un "pacte unitaire avec toutes les bonnes volontés de gauche", organisé autour "d'espaces de liberté" pour "parler" et "construire". "Il y a plus de gens qui ont envie de faire quelque chose hors des partis politiques", a affirmé Robert Hue. - Source JDD

Ce pacte a déjà reçu plusieurs signatures dont celles de :

Robert Hue, sénateur du Val-d'Oise et fondateur du Nouvel Espace progressiste;
Dominique Bègles, journaliste;
Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat;
Pascal Cherki, maire du 14earrondissement de Paris;
Denis Cohen, syndicaliste; Julien Dray, député de l'Essonne;
Aurélie Filippetti, députée de Moselle;
Michela Frigiolini, militante associative;
Michel Fize, sociologue;
Bernard Frédérick, journaliste et coordinateur national du Nouvel Espace progressiste;
Stéphane Gatignon, conseiller général de Seine-Saint-Denis et maire de Sevran;
Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre et secrétaire national du MRC;
Jean Lojkine, sociologue;
Frédérique Matonti, politologue;
Sylvia Pinel, députée PRG du Tarn et Garonne;
Vincent Peillon, député européen;
François Rebsamen, sénateur et maire de Dijon; Ivan Renar, sénateur du Nord;
Bernard Vasseur, philosophe;
Pierre Weill, ancien président-fondateur du groupe Sofres.

Robert Hue et les signataires de l'appel publient ce matin un texte sur Le Monde dont nous vous donnons ci-dessous l'intégralité :

Les résultats des européennes du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est la première victime de l'abstention des Français les plus modestes, et des jeunes. Elle est ensuite victime de ses divisions, de clivages dépassés, prisonnière de discours et cultures hérités des siècles passés. De là viennent les sectarismes et les querelles intestines qui s'étalent dans les médias et font le désespoir du peuple de gauche.

Le paradoxe est saisissant : d'un côté la crise et ses conséquences dévastatrices; les mobilisations sociales et l'unité syndicale qui y répondent; de l'autre côté, une gauche morcelée, fatiguée, manquant d'imagination et peinant à élaborer un projet qui suscite l'espoir et l'enthousiasme. Pour des millions de femmes et d'hommes, de salariés du public et du privé, de chômeurs, de jeunes, d'universitaires et de chercheurs, d'intellectuels, de créateurs, d'artistes, ce déclin de la gauche est vécu comme un drame.

Dominant ce paysage sinistré, le pouvoir croit tenir sa victoire. Face au mécontentement, aux mobilisations sociales, il s'adapte, louvoie – mais il garde le cap. Au prix que l'on sait : une excroissance insidieuse d'un pouvoir personnel omniprésent, et une méthodique déconstruction, au quotidien, de la puissance publique et de l'Etat de droit. Nous savons bien ce qu'il y a au bout d'un tel chemin : la déchirure du corps social. Il faut l'éviter à tout prix.

Il est urgent que la gauche se sorte de l'impasse où elle s'est laissée enfermer. Elle le doit à tous ceux qui sont convaincus qu'un autre avenir, dans une autre société, est possible. Aucun parti ne peut prétendre, à lui tout seul, être la force propulsive du progressisme nouveau, et de la dynamique unitaire, dont le peuple de gauche a tellement besoin. On ne saurait non plus laisser les états-majors, comme à leur habitude, faire et défaire les coalitions et les alliances au gré des résultats électoraux et des rapports de force internes. La solution est ailleurs.

Dans tous les partis de gauche et au-delà demeure un capital militant, un potentiel de générosité et d'intelligence citoyenne qui représente une formidable chance de renouveau. Et à côté des partis, dans les associations, les collectifs, la société civile, des millions de femmes et d'hommes cherchent un espace politique solidaire, efficace et durable, où s'investir pour le changement.

Nous voulons agir pour rassembler les uns et les autres dans l'élaboration commune d'une alternative progressiste au néolibéralisme, d'un programme de profonde transformation sociale. Un projet qui puisse un jour prochain être porté au gouvernement, et qui s'inspire directement des aspirations, des revendications et des luttes de toutes les forces vives de notre pays.

Cinq axes de réflexion et d'action nous semblent prioritaires :

1. La définition d'une nouvelle éthique de la République et de la vie politique.

2. L'approfondissement de la démocratie sociale et citoyenne.

3. Le combat pour une mondialisation solidaire et pacifique.

4. La reconstruction de notre société autour des principes de justice sociale, d'égalité d'accès aux savoirs et à la culture.

5. La conception d'un nouveau modèle de développement économique qui soit à la fois social, écologique et progressiste.

Nous appelons au rassemblement sans délai de toutes celles et de tous ceux qui estiment urgent de se retrouver dans une démarche unitaire, en pleine autonomie, au-delà des appareils politiques, non pas contre eux mais en rejetant toute hégémonie. De toutes celles et de tous ceux qui désirent participer à l'écriture d'une nouvelle page fondatrice de l'histoire de la gauche.

Nous appelons à la création partout en France d'espaces de dialogue, d'organisation et d'action. Tous ensemble, nous nous donnerons comme premier objectif l'élaboration d'un pacte unitaire de progrès. Une charte reposant sur les principes que nous définirons collectivement, pour une société progressiste plus juste et plus humaine.- Source Le Monde

Cette initiative est relayée par un site Web destiné à recueillir les signatures de tous ceux qui pensent que : "La gauche doit se rassembler, au-delà des partis politiques""

Texte intégral du Pacte Unitaire

Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes. Les résultats de l'élection européenne du 7 juin l'ont confirmé : la gauche est dans l'impasse. Elle est d'abord la première victime de l'abstention des Françaises et des Français les plus modestes, et des jeunes

Le site de l'appel Pacte Unitaire


Slovar les Nouvelles soutient cet appel

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05 juillet 2009

Travail du dimanche, chômage partiel, médecine du travail : Une semaine à haut risques pour ... les salariés

Nicolas Sarkozy aime les dimanches surtout lorsqu'il servent la diplomatie française. Il s'en est ouvert aux français après la visite du Président des Etats Unis et de son épouse : "Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir?"

Nicolas Sarkozy l'a dit et chanté sur tous les tons : Un "grand" pays comme la France doit permettre à ceux qui sont en mesure de se les offrir d'acheter sacs de et montres de luxe le dimanche : "Avec 80 millions de touristes par an, ça fera un jour de plus où, dans les zones de tourisme, il y a aura de la croissance"

Justement, l'agenda parlementaire traite du sujet dès le début de la semaine prochaine ...

A compter de mardi, c'est à l'Assemblée nationale que se concentrera l'actualité sociale, avec le début de l'examen de la proposition de loi d'extension du travail dominical. Ce chantier, qui correspond à une promesse de campagne du président de la République, suscite depuis son lancement une forte opposition des syndicats. Même si le ministre du Travail, Xavier Darcos, a assuré vendredi que le texte avait "beaucoup évolué" et répondait "au bon sens" ainsi qu'à "l'attente d'une partie des Français", l'inquiétude reste entière du côté des confédérations.

Le débat est programmé jusqu'à la fin de la semaine, dimanche non inclus. AFP/Google

Mardi : Augmentation du chômage et de précarité sont au menu des discussions entre le MEDEF et les syndicats de salariés :

Alors que Pôle emploi est submergé, les prévisions allant de 639.000 à un million de chômeurs supplémentaires en 2009, les syndicats ont été d'accord pour négocier sur le chômage partiel, mais ont imposé de regrouper le sujet avec des mesures à trouver pour "les catégories les plus fragilisées par la crise, seniors, chômeurs en fin de droit, jeunes".

Le patronat veut "simplifier les modalités d'accès au régime d'indemnisation du chômage partiel", "favoriser la mobilité professionnelle et géographique des salariés au sein de leur entreprise ou de leur groupe", "sécuriser les dispositifs tels que le prêt de main d'oeuvre et les groupements d'employeurs". AFP/Google

Mercredi, syndicats et patronat se retrouveront au Medef pour une nouvelle séance de négociations sur la gestion sociale des conséquences économiques de la crise sur l'emploi, censée être la dernière sur le chômage partiel ou les mesures en faveur des salariés les plus touchés par la crise. Les syndicats se disent "ouverts" sur l'extension du chômage partiel mais "insatisfaits" du texte patronal.

Le patronat, qui compte conclure avant le 14 juillet, propose d'élargir à davantage de salariés et d'entreprises la possibilité pour l'employeur de recourir au chômage partiel, notamment dans les services, le commerce ou parmi les cadres.

Les débats sont vifs notamment dans l'informatique ou Syntec et syndicats de salariés s'opposent

Après plusieurs mois de discussions entre les organisations patronales, Syntec et CICF , et les cinq fédérations syndicales (CFE/CGC, CFTC, CGT, CFDT, FO), le dossier du chômage partiel est toujours un sujet de division. Après la dernière réunion du 17 juin, les négociations s'orientent vers la signature d'un procès-verbal de désaccord le 15 juillet.

Alors que le patronat argue de l'urgence de la situation face à une économie ébranlée par la crise, les syndicats craignent d'ouvrir la porte à des dérives futures. Le Syntec et le CICF ont en effet proposé, avant de les retirer, plusieurs dispositions qui n'ont pas contribué à apaiser un climat empreint de suspicion. Nouvel Obs

Autre sujet que le MEDEF souhaiterait voir réglé rapidement : La médecine du travail

Mercredi : Une négociation sur la médecine du travail, qui ne devrait pas être conclusive, réunit aussi lundi syndicats et patronat. Gouvernance du système ou périodicité des visites médicales font partie des points encore sur la table.

Ce qu'il faut savoir : Un nouveau projet d'accord sur la modernisation de la médecine du travail a été envoyé, le 1er juillet, par le patronat aux organisations syndicales, en vue de la réunion de négociation qui devait se dérouler ce 6 juillet. Les avancées auxquelles étaient parvenus les partenaires sociaux sur le sujet de la gouvernance des services de santé au travail (SST), lors de leur précédente rencontre du 9 juin, ont été intégrées à ce texte. Par ailleurs, le paragraphe consacré à la visite de préreprise devant prévenir la désinsertion professionnelle a été considérablement étoffé.

N'abordant pas la difficile question du financement de la médecine du travail, le patronat a seulement précisé dans le projet d'accord que « les modalités de recouvrement des cotisations par les services de santé au travail restent inchangées ». Si le patronat espère que la séance du 6 juillet sera conclusive, les syndicats considèrent qu'elle ne sera pas suffisante pour boucler la négociation. Le reste est à l'avenant et disponible sur WK-RH

Le tout se déroulant bien entendu au moment où une partie des français est en congés et l'autre s'y prépare. Bravo !!!

Amis salariés, il va falloir quand même être attentifs .... et vigilants !!!


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03 juillet 2009

A lire en vacances pour une rentrée militante efficace : "Le socialisme néomoderne"

Il y a peu, Jacques Généreux quittait le Parti Socialiste pour créer avec Jean-Luc Mélenchon le Parti de Gauche.

Moins médiatique que Jean-Luc Mélenchon, Jacques Généreux est professeur à Sciences Po et a déjà publié une vingtaine d’ouvrages.

Devenu Secrétaire national à l’économie du Parti de Gauche, il publie un livre qui, dans cette période de doute dans la gauche française, et tout particulièrement au Parti Socialiste, a pour ambition de proposer de VRAIES pistes d'espoir, pour ceux qui ne refusent un avenir dicté par la sociale démocrate molle ou une extension durable des théories libérales de notre Président.

Ce livre est important puisque plus que jamais, il est plus que temps de se préoccuper du modèle de société que nous voulons pour demain.

Partagés entre les luttes fratricides et le découragement, les militants et sympathisants socialistes voient poindre des ambitions sans modèle ni programme.

Au Parti Socialiste, on continue soit, de s'interroger sur les stratégies d'alliances, sans réel contenu, soit on décide d'être candidat ... à la présidentielle de 2012.

Sans doute las d'essayer de se convaincre les uns les autres, la mode est aux clubs de réflexion ou de pensée ! - (Source Les Echos )

Le plus ancien

« Désir d'avenir » : Cette association, structurée autour de Ségolène Royal, n'a jamais été aussi active que depuis sa défaite à l'élection au poste de premier secrétaire, fin 2008. Présidée par Jean-Pierre Mignard, l'association foisonne d'initiatives, de débats, de réflexions... sur le principe de la « démocratie participative ».

Le plus récent

« Gauche, besoin d'optimisme » : Ce n'est pas encore une association, mais cela va le devenir. Hier soir, lors d'une « initiative de réflexion », le député-maire d'Evry, Manuel Valls, a jeté les bases de ce qui deviendra « un club et un réseau ». Candidat potentiel pour l'élection présidentielle de 2012, il a pris l'initiative d'une « réflexion sur le renouveau de la gauche et en même temps sur sa différence par rapport à la droite »

Les autres

« Besoin de gauche » : « Ce nom exprime ce besoin d'un renouveau des idées de la gauche et de la social-démocratie, renforcé par l'exigence de régulation qu'appelle la crise économique et financière, par l'hégémonie insupportable des droites en Europe, par l'avènement d'Obama aux Etats-Unis », explique le député Pierre Moscovici, son instigateur.

« L'Espoir à gauche » : Issu de l'ex-« motion E », qui soutenait la candidature de Ségolène Royal lors du Congrès de Reims. Vincent Peillon, en revendique le leadership.

Il est à noter que : Le courant "L'Espoir à gauche" réunira ses premiers ateliers d'été, à Marseille les 21 et 22 août, avec le Vert Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez (MoDem), avec trois maîtres-mots: "projet", "ouverture" et "rassemblement", a annoncé son leader Vincent Peillon mercredi à Paris - AFP/Google

« Répondre à gauche » : Lancée par François Hollande et ses amis. Elle se substitue à une précédente structure qui était baptisée « Changer la gauche ».

« Rénover maintenant » : Association créée par Arnaud Montebourg.

« La Forge » : Think tank créé par Benoît Hamon et Noël Mamère en 2008. Travaille sur « l'éloignement progressif des catégories populaires de la gauche ».

« Inventer à gauche » : Club de réflexion, présidé par Michel Destot. Rassemble essentiellement des « rocardiens historiques » L'originalité d'« Inventer à gauche » est d'être un « pur » club de réflexion et non une plate-forme de lancement pour un futur candidat.

Comme disent les enfants : "mon petit doigt me dit" ... que ce n'est que le début ....

"Le temps est venu de renverser la perspective moderne, d’offrir à la liberté un nouvel avenir en reprenant la quête d’une construction sociale de la liberté ... / ..." Ecrit Jacques Généreux.

".../ ... Le culte de l’individu autoconstruit et la mondialisation du capitalisme libéral n’ont pas accompli la promesse moderne de l’émancipation. Elles ont juste défait les liens sociaux, sans lesquels aucune liberté ne peut grandir. L’hyper-libéralisme engendre une dissociété violente et désordonnée. Et face aux désordres, les nouveaux « libéraux » organisent le retour vers un ordre pré-moderne, mélange de répression policière, d’intégrisme religieux, de contrôle communautaire et d’abrutissement dans le travail.

Le défi politique du XXIe siècle est de penser un ordre social qui n’effacerait pas trois siècles d’émancipation. Il nous faut abandonner l’illusion d’une construction libérale de la société pour engager la construction sociale de la liberté. Or, tel a toujours été l’essence du projet socialiste, de Leroux à Blum, en passant par Marx et Jaurès. Les multiples dévoiements de ce projet ne le disqualifient pas ; ils exigent sa refondation néomoderne : une nouvelle modernité dont les principes politiques ne découlent plus du mythe moderne de l’individu autonome, mais de la réalité anthropologique de l’être social ... / ..."

On vous dit :

... / ... Un projet politique doit être moderne, et cela implique l’adaptation permanente de l’action publique à l’évolution du monde. Le libéralisme, parce qu’il privilégie la quête de la liberté et de l’initiative individuelle, propose la philosophie et le mode d’action politique les plus en phase, à la fois avec l’exigence d’adaptation permanente de la société et avec l’aspiration croissante des individus à l’autonomie.

En revanche, le socialisme classique, parce qu’il est plus soucieux de construire par la loi une société égalitaire et solidaire que de libérer les énergies individuelles, entrave et retarde les adaptations nécessaires, limite la création de richesses, et contrarie ainsi l’aspiration individualiste et consumériste des individus modernes. Ce décalage entre une idéologie héritée du xixe siècle et les réalités contemporaines explique en bonne part les déboires de la gauche.

Certains partis travaillistes et sociaux-démocrates, conscients de ce décalage, ont compris la nécessité d’une “troisième voie” entre le socialisme d’antan et le néolibéralisme d’aujourd’hui, et déjà entrepris, en conséquence, leur modernisation. Celle-ci passe par une série de conversions : l’adoption d’une philosophie de la responsabilité individuelle en lieu et place de l’antique logique d’aide sociale ; la reconnaissance de la libre concurrence et du capitalisme comme socle commun et indépassable du système économique ; la priorité à la production compétitive des richesses plutôt qu’à leur redistribution ; le recul de la loi générale au profit des contrats librement négociés entre les acteurs.

"D’autres partis de gauche, et singulièrement le parti socialiste français, ont trop tardé à assumer l’impossibilité d’une rupture avec le système aujourd’hui mondialement répandu, et ont désormais pour seule alternative le déclin ou le rattrapage du processus de modernisation entrepris par leurs homologues anglais, néo-zélandais, allemands, etc. Au terme de ce processus, le “clivage” gauche-droite se trouvera largement aboli et remplacé par l’alternance paisible de “sensibilités” plus ou moins sociales, plus ou moins interventionnistes, dans le cadre d’une philosophie générale et d’un système social communs, alternance comparable à celle qui prévaut aux États-Unis entre démocrates et républicains ... / ..."

Telle est la caricature (par définition sommaire, mais néanmoins significative) du discours pseudo-moderniste que j’entends ici évaluer, et que je prétends rejeter non par inclination personnelle, non par idéalisme, encore moins par nostalgie d’un «grand soir» auquel je n’ai jamais cru, mais parce que l’anthropologie, la sociologie, l’éthologie, la neurobiologie, l’économie, la psychologie, l’histoire, bref, toutes les connaissances mobilisables pour une évaluation rigoureuse d’un tel discours me conduisent immanquablement à l’évidence que celui-ci est faux ... / ...

Un livre majeur qui mérite de se substituer aux nombreux "pavés à l'eau de rose", biographies ou hagiographie que les éditeurs vont vous proposer d'emporter dans vos valises pour vos vacances ....

En savoir plus

Site Web de présentation de l'ouvrage (incluant des extraits)
PDF de présentation du livre

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02 juillet 2009

Baisse de la TVA à 5,5% : Le gouvernement pavoise et l'UMP recrute des militants restaurateurs !

Seule mesure emblématique du gouvernement, la TVA à 5,5% donne lieu à l'UMP à des scènes de bonheur et de réjouissance comme on en a pas vu depuis la libération de Paris en août 1944.

"Le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a célébré dans la nuit de mardi à mercredi le passage de la TVA dans la restauration de 19,6 à 5,5% dans un établissement parisien avec les organisations professionnelles.

Symboliquement les 12 coups de minuit qui marquaient l'entrée en vigueur du taux réduit de TVA, réclamé depuis 17 ans par la profession ont été sonnés devant M. Novelli par le personnel de l'Alsace, une brasserie des Champs-Elysées. - Source Courrier Picard

Ainsi, on apprend que "Christine Lagarde et plusieurs ministres ont salué mercredi la baisse de la TVA dans la restauration en France en jouant les clients dans quelques établissements parisiens ayant choisi de réviser leurs tarifs."

A l'heure du déjeuner, la ministre de l'Economie est venue le vérifier lors d'une visite au pas de course dans une petite brasserie, un café de prestige et un restaurant d'une grande chaîne situés au centre de Paris.

Quand on lui fait remarquer "que cette mesure a été mise en place "sans aucune garantie effective" quant à la baisse des prix et aux emplois créés, Christine Lagarde répond qu'un restaurateur qui annoncerait des baisses de prix sans les appliquer tomberait sous le coup d'un article du code de la consommation contre les informations trompeuses. Pour le reste, dit-elle, "la meilleure sanction, c'est le consommateur" ... / ... - Source Reuters/Yahoo

Ecoutant Hervé Novelli cette semaine dans une émission sur France3 à l'Assemblée Nationale, nous avions bien noté qu'une partie de la baisse de la TVA avait pour but d'améliorer les salaires des personnels de la restauration.

Un comité de suivi a été mis en place. Il rendra compte de ses travaux tous les 6 mois, et sera composé de représentants des neuf organisations professionnelles et des pouvoirs publics, de personnalités qualifiées et de quatre parlementaires. Il devra veiller au respect des quatre engagements pris par les restaurateurs en matière de baisse des prix (qui devrait intervenir dès mercredi), de hausse des salaires, d'embauche (40.000 emplois supplémentaires en 2 ans) et de modernisation.

D'ailleurs : Le secrétaire d'Etat a également annoncé qu'il rencontrerait dans les 10 jours les organisations de salariés pour faire en sorte que les négociations reprennent.

Il est temps, car : Les employés de la restauration ne bénéficieront pas d'une hausse des salaires liée à la baisse de la TVA entrant en vigueur mercredi. Selon plusieurs syndicats, les négociations engagées en ce sens avec le patronat "sont en cours" depuis deux mois. L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH, principale organisation patronale) se donne jusqu'au 31 décembre pour tenter d'aboutir à un accord. - Source AP/Yahoo

Toujours attentif à faire "briller" cet authentique avancée du pouvoir d'achat et de revalorisation des salaires : Le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a adressé ce lundi un courrier aux 120.000 restaurateurs français pour leur rappeler les engagements de la profession en échange de la baisse de la TVA de 19,6 à 5,5% dès le 1er juillet.

Il n'a pas été le seul à leur écrire puisque l'UMP de son côté s'est fendu d'un tract envoyé aux mêmes restaurateurs que nous avons retrouvé sur son site

Réaction de certains restaurateurs : Des restaurateurs se sont émus mercredi d'avoir reçu un tract de l'UMP vantant le rôle de Nicolas Sarkozy dans le passage de la TVA à 5,5% et se doublant d'un bulletin d'adhésion au parti présidentiel.


... / ... Le parti a confirmé avoir envoyé auprès des restaurateurs, cafetiers et autres traiteurs un tract estampillé UMP ayant pour titre "TVA à 5,5% engagement pris, promesse tenue", accompagné d'un bulletin d'adhésion à l'UMP.

Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, a affirmé que son mouvement assumait "totalement cet envoi". "Ca ne me paraît pas choquant", a-t-il déclaré à l'Associated Press. "Nous avons tenu nos engagements de campagne. Les restaurateurs sont invités, s'ils le souhaitent, à adhérer à l'UMP ... / ... AP/Yahoo

Et ceux qui ne le souhaiterait pas, il auront affaire au "comité de suivi" ?

L'UMP a également créé un espace Facebook " TVA à 5,5% : Engagement pris, promesse tenue ! " où quelques comparses se sont inscrits et déclarent



"vive le cafe a 1 euro .....pour aller plus loin que la tva a 5.5%"

"mon pére ayant son propre restaurant on aprècie.mais cette réforme ne va pas tant profitè que sa au restaurateur car une rèduction de charge leur est supqimé"

"Fils de restaurateur, je ne pouvais faire moins que rejoindre le groupe. On ne peut en effet accepter qu'un fleuron de notre industrie, générateur d'emplois, soit pénalisé par une TVA anormalement élevée. Cette industrie, portée au rang d'un art par les grands ( et les moins grands ) chefs méritait cette reconnaissance. Je félicite Nicolas Sarkosy et l'UMP à travers son président et ami, de s'être battus pour que cette mesure aboutisse. Bravo !"

"Bonjour à tous, merci merci merci .... ns sommes saisonniers en station, ce depuis 15 ans nous n'avons pas recus en héritage notre & nos affaires, c'est à la force du poignet avec ou sans neige que nous avons dû travailler, sans aide des banques ni de l'administartion, si je regarde aujourd'hui le temps passé, les risques encourus ainsi que les embuches que nous avons subis depuis 15 ans, c'est vraiment un luxe d'etre à son compte dans la restauration... que nos détracteurs viennent travailler avec nous pour voir, ce que je veux dire c'est que grace cette mesure, nou allons efin embaucher du personnel en CDI, et peut etre meme pouvoir se payer sans vivre sur notre affaire. Ce qui est grave, c'est qu'il faut encore se justifier meme apres 15 ans d'activité avec ds hauts comme avec des bas, alors messieurs les élus du peuple, à qd une reforme du systeme bancaire, avec des partenaires qui aident vraiment les entreprises, pas qui les coulent !!!"

Au delà de cette liesse, il est intéressant de lire le point de vue de Denis Clerc, économiste, dans la revue Alternative économique

" ... / ... en 2006, 155 000 salariés de l'hôtellerie-restauration, soit près d'un sur cinq, étaient des "travailleurs pauvres", c'est-à-dire qu'ils vivaient dans des foyers touchant moins de 60% du revenu médian. C'est le taux de pauvreté le plus élevé de toutes les activités salariées. Certes, ce n'est pas seulement une question de niveau de salaire, mais largement une question de temps de travail: la branche emploie énormément de salariés à temps partiel (31,2% pour les seules entreprises de dix salariés ou plus) et le temps partiel est la cause première de la paupérisation laborieuse. Malheureusement, les négociations en cours ne portent pas sur une réduction du nombre de ces emplois paupérisants.

L'important aux yeux du gouvernement semble être que le nombre total d'emplois progresse, quelle que soit leur qualité. Mais ces nouveaux emplois auront un coût exorbitant pour le contribuable: 2,4 milliards d'euros pour 20 000 emplois non aidés, cela représente une subvention de 120 000 euros par emploi, alors qu'un emploi coûte en moyenne, cotisations so-ciales comprises, 40 000 euros par an... On ne peut que s'étonner de la schizophrénie de cette politique à l'heure où est lancé le revenu de solidarité active (RSA), qui coûtera presque deux fois moins cher au budget de l'Etat: le RSA vise à réduire la pauvreté laborieuse, alors que la baisse de TVA dans la restauration risque de l'accroître ... / ... "

Par contre, en ce qui concerne le RSA :

"Depuis le début de la semaine, les dossiers de RSA (revenu de solidarité active) commencent à être enregistrés par la Caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne. Depuis le 1er juin en effet, les personnes en difficulté peuvent engager des démarches pour toucher le RSA, la CAF se chargeant de sa mise en oeuvre. Pourtant, sur les 80 000 bénéficiaires de l’aide dans le département, 14 000 personnes sont toujours inconnues des services de la CAF ... / ..." - Source Le Parisien

"En Seine-et-Marne, les services du département et de la Caisse d’allocations familiales (CAF) avaient estimé à environ 26 000 le nombre de travailleurs pauvres qui pouvaient prétendre à ce complément de salaire. A ce jour, ils sont seulement 3 262 à avoir déposé leur dossier, qui vient d’être accepté ... / ... " - Source Le Parisien

Bah ! Avec un tract d'information muni d'un bulletin d'adhésion à l'UMP, il ne fait nul doute que les demandeurs du RSA vont immédiatement comprendre et découvrir le goût de la "fête" comme les propriétaires de restaurants ...


Mise à jour de 18H45

Savez-vous que le gouvernement a mis en place un compte Adwords et propose des liens commerciaux (payants) aux intenautes. En effet, il suffit de taper "baisse de la TVA" et ses variantes pour obtenir comme résultat (voir ci-dessous) le site TVA-Restauration

Capture réalisée à 18H30.

Ce site a été réalisé pour le MINEFI (voir mentions légales )

Ce qui signifie que le Ministère des finances à trouvé les moyens de se faire réaliser un site Web de propagande (quel prix de réalisation pour quelle durée ?) et qu'à chaque fois qu'un internaute clique, il cède de : 10 centimes à plusieurs Euro avec NOTRE ARGENT (A multiplier par 1000 10 000 20 000 clics ?) En période de crise économique et de caisses vides c'est vraiment un "excellent exemple" d'utilisation de l'argent du contribuable !!!!!



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01 juillet 2009

Rachida Dati : Députée (maire) européenne de proximité ... parisienne

"Quand l'Europe veut, l'Europe peut" disait le slogan de l'UMP.

Malheureusement pour ceux qui ont fait confiance à la liste UMP "Ile de France", ce slogan ne s'appliquera pas à la numéro de 2 de leur liste favorite.

En effet, Rachida Dati se voit plutôt construire l'Europe à ... Paris ! Mais pour mieux préparer son retour à la politique ... française !

"Je serai un député européen de proximité. Je suis organisée, donc je suis et je resterai très présente à la mairie du 7e (arrondissement de Paris), comme tous les élus qui m'entourent. A déclaré fermement Rachida Dati - Source JDD

Décidément, après Brice Hortefeux élu dans la région Centre, mais qui déclarait : "Si j'avais voulu exercer une responsabilité au Parlement européen, j'aurais été candidat tête de liste" bien que Nicolas Sarkozy avait affirmé : "Les candidats siègeront, c’est une règle" et que Rachidat Dati affirmait : "Quitter le gouvernement en cas d'élection au Parlement européen n'était "pas une règle collective". On se dit que le profond mépris pour la "chose" européenne est une règle pour les élites qui nous gouvernent.

On a même le droit de sourire lorsqu'on lit le N°7 des engagements pris par l'UMP pendant la campagne : " NOS CANDIDATS SERONT PRÉSENTS DANS LEUR REGION -
Les candidats de la Majorité Présidentielle s’engagent à être présents au Parlement européen à Strasbourg et à Bruxelles ... / ..." On note surtout que les candidats ont surtout retenu la deuxième partie : "Ils s’engagent aussi à être présents dans leur région où ils tiendront des permanences régulières"

Lorsqu'on regarde le cas de Rachida Dati, nous atteignons le degré zéro de la politique européenne, puisque, comme tout le monde le sait, c'est le Président de la République qui lui a ordonné d'aller se "refaire une santé politique" à Strasbourg.

Réponse de l'intéressée en mai dernier : l'Express citait ces propos que Rachida Dati aurait tenus à François Fillon : "Je n’irai pas au Parlement européen. Je reste à la mairie du VIIème et je ferai du fric en étant avocate "

En effet, elle pourrait, selon Les Echos, rejoindre prochainement le cabinet d'avocat américain Willkie Farr & Gallagher ,(dont les clients semblent majoritairement défendre les intérêts de l'industrie pharmaceutique) dont l'un des associés est Maurice Lantourne, avocat de Bernard Tapie (ainsi que Loïc Le Floch-Prigent et Gérard Longuet). A noter qu'en droit des affaires, il s'occupe de contentieux et de restructuration. Il a par exemple, participé au dossier Moulinex - Source JDN

Toujours, selon Les Echos, Rachida Dati garderait, toutefois, son mandat de maire du 7e arrondissement de la capitale. Avant de se lancer dans la course à la mairie de Paris pour 2014 ?

Ce qui nous ferait un élu de plus de la majorité présidentielle à se lancer dans le cumul mandat et business. Le premier, pour ceux qui l'ignoreraient est Jean-François Copé que le magazine CAPITAL présente de la façon suivante : "Député le jour et avocat d'affaires la nuit"

- Député maire de Meaux
- Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale

Limité à la modique somme de 9730 € (plafonnement oblige) par ses mandats électoraux, il exerce comme avocat (par la voie parallèle) chez Gide Loyrette Nouel dont un des fondateurs affirme que son contrat assurerait à l'élu avocat d'affaires : 200 000 € d'honoraires annuels !

Pour quelle fonction direz-vous ?

User de son influence pour faire la médiation entre des sociétés françaises et des états étrangers ... Qui a dit que la politique était un sacerdoce ? Source CAPITAL N° 212 de Mai 2009

En ce qui concerne Rachida Dati Même si sa conseillère politique dément : "Une rumeur totalement infondée" : "Non, elle n'ira pas dans un cabinet d'avocats. Elle a dit il y a plusieurs semaines déjà qu'elle n'irait pas. Peut-être que Maurice Lantourne œuvre, mais moi je vous dit qu'elle n'ira pas".

Il est amusant d'observer qu'il existe un vrai mimétisme avec son mentor en politique : Nicolas Sarkozy. Qui déclarait pendant la campagne présidentielle

Deux mandats et c'est tout ?", glisse une journaliste. "Et encore, répond le candidat, si ca ne tenait qu'à moi je n'en ferais qu'un. Mais je ne peux pas. Tant d'espoirs reposent sur moi. Des millions de gens comptent sur moi. Je ne peux pas faire ça."

Et après ? "Après j'irai dans le privé, gagner de l'argent. Je suis avocat, je peux réussir là. Mais j'ai aussi des amis qui me confieraient bien la tête d'une grande entreprise privée. L'argent, ça compte. Je n'ai pas de fortune personnelle. Ce qui compte dans la vie, c'est l'amour. De l'argent, c'est pour les siens, pour acheter une maison, un bel appartement. Offrir un appartement à ses enfants... Je ne veux pas être comme Giscard et Raffarin, un ancien le reste de ma vie à me trainer là, à me lamenter sur ce que je ne suis plus". - Source Le Monde du Blog

Mimétisme aussi vis à vis des journalistes

Alors que Nicolas Sarkozy s'en prenait aux journalistes qui s'interrogeaient sur les activités du "banquier soupçonné de blanchir de l'argent de la drogue" qui avait hébergé le couple président lors de sa visite au Mexique "les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore les bandits eux ont une morale"- Source Blog Serum de vérité et Canard Enchaîné

Rachida Dati de son côté s'est essayée au même "sport"

Un journaliste a apostrophé Rachida Dati en lui disant: «Madame la Ministre, vous êtes maire du VIIème arrondissement, conseillère de Paris, pourquoi n'êtes-vous pas davantage impliquée dans la vie politique parisienne?» Agacée, elle lui a répondu: «Encore vous, qu'est-ce que vous avez à m'embêter avec les affaires municipales?» Pas satisfait de l’esquive de son interlocutrice, le journaliste a réitéré sa question, à laquelle Rachida Dati a répondu par un cinglant: «Allez-vous faire foutre!»

Décidément très acharné, le journaliste a encore posé la même question à la Garde des Sceaux lorsqu’elle s’apprêtait à quitter l’assemblée. Et cette fois, elle lui a balancé: «Et ta mère, elle s'intéresse au VIIe arrondissement?» - Source 20Minutes

Néanmoins, si l'Europe et surtout Strasbourg ennuient Rachida Dati, elle n'entend toutefois pas renoncer à ses indemnités comme le rappelle Jean Quatremer : "elle percevra quand même son salaire de 7661 euros bruts par mois plus les diverses indemnités liées à son statut (298 euros par jour de présence, 4202 euros par mois pour ses frais généraux, etc.) qui s’ajouteront aux 4808 euros bruts mensuels plus les 1208 euros de frais de représentation de son mandat de maire - Bruxelles Blog

"Dans toute l'Europe, le taux d'abstention est important parce que ça montre bien que des questions sont là sur l'Europe et qu'il nous faut continuer à faire changer l'Europe" déclarait Xavier Bertrand à l'issue des résultats de l'élection européenne. Devant tant d'enthousiasme à préparer l'avenir de millions d'européens, on s'étonne de trouver encore des gens pour se poser la question de l'abstention !

"Droite dans ses escarpins" dans son rôle de "député européen de proximité" Rachidata Dati nous confirme d'ailleurs son profond enthousiasme pour l'Europe "qui veut et peut"

"on ne va pas se débarrasser de moi comme ça" déclarait-elle dans l'émission de Mireille Dumas qui lui était consacrée.

Un "débarras" à plus de 12 000 € mensuels, quand même .... pour permettre de revenir faire de la politique franco française sous les ors de la république !



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