18 avril 2008

Sous les pavés la plage - Anonyme 1968

On doit être vraiment angoissés à l'Elysée, au gouvernement et dans la majorité présidentielle au point de craindre un Mai 2008 "chaud".

Rappelons nous les paroles du Président sur la liquidation de l'héritage de Mai 68. C'était en 2007.

Après bientôt une année de mandat et les résultats que chacun connaît, L'UMP et le Nouveau Centre ont décidé de mettre en place une opération de propagande sur le thème "40 ans après" afin de faire oublier les engagement du candidat du pouvoir d'achat et des humbles et autre travailler plus pour gagner plus. Au fait, le même candidat qui affirmait vouloir augmenter le remboursement des lunettes et frais dentaires de 50% !!!

L'UMP au travers de son site annonce : Aujourd'hui, par la voix du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, les jeunes de droite et du centre s'emparent de l'anniversaire de Mai 68

pour lancer une opération nationale: "40 ans plus tard". Cette annonce mentionne un site Web sur lequel on peut lire les slogans suivants :

Nous voulons être les deux mille huitards de notre société !
Nous voulons libérer notre jeunesse !
Nous nous battrons contre la fatalité de l’immobilisme !

Le site a été lancé par les jeunes de l'UMP, le groupe UMP des grandes écoles et les jeune centristes. Grandes écoles ou chacun le sait, le nombre de jeunes issus des classes moyennes ou modestes ne sont pas légion. La classe quoi meeerdeeee !!!!

Les quelques slogans cités plus haut se veulent les nouveaux mots d'ordre destinés à contre balancer ceux lancés en 1968 comme :

Dans les chemins que nul n'avait foulés, risque tes pas !
À bas la société de consommation.
À bas la société spectaculaire-marchande.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend

Mais, compte tenu de la qualité propagandaire des slogans des jeunes "deux mille huitards", on serait tenté de leur répondre : "Attention les cons nous cernent"

Parfaitement organisée et pilotée par l'UMP (puisque c'est porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre qui a annoncé ce printemps des jeunes de droite) C'est donc grâce à l'argent public obtenu par les résultat obtenu aux élections que l’UMP a réalisé une série d’affiches détournant les slogans de Mai 1968 :

“Sous les pavés, la plage… et après?”
“Ils avaient des pavés, nous avons des idées"
“Vivez sans temps mort, entreprenez”.

Il faudrait sans doute expliquer à ces jeunes élites de la nation que 40 ans ans plus tôt, aucun mouvement ou parti politique ne finançait ce genre d'opération. Mais l'opération de l'UMP se donne avant un côté festif et heureux qui ne manque pas de surprendre au moment où le gouvernement qu'il soutient annonce une mesure de restriction financière par jour.

La campagne est destinée, selon le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, à montrer que “le mouvement a changé de camp”. “Là où la revendication de la liberté et les idées en 1968 étaient à gauche, aujourd’hui elles sont à droite

Et se foutre de la gueule des gens, cela fait partie des attributions du porte parole ? Au fait, si Nicolas SARKOZY avait 13 ans en 1968, Frédéric Lefebvre (né lui aussi à Neuilly sur Seine) avait lui 5 ans.

En fait de liberté et d'idées, il faut rappeler que M. Lefebvre est surtout connu pour avoir créé "Perroquet institutionnel communication" et "Domaine Public" cabinets de lobbying dont le savoir-faire est le suivant : savoir-faire en matière de « veille stratégique, réglementaire, législative et politique » (... ) « suivi régulier de l’élaboration des textes au stade le plus en amont : travail gouvernemental, ordre du jour des assemblées (…) » ( ...) « relations régulières avec les ministères et services chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre des dispositions réglementaires (décrets, circulaires, etc) ».

Nous voulons être une génération enthousiaste, embrassant l’avenir et désirant y participer avec force, convaincue que l’ambition et le travail de chacun sont gages de réussite pour tous. Peux t-on lire sur "40 ans + tard"

Que nous traduirons par : Remise au goût du jour du slogan "travail, famille et patrie". Il faudrait aller expliquer cela dans des villes ou quartiers où le taux de chômage varie entre 25 et 50% et ou l'espoir de trouver autre chose qu'un emploi à quart de temps ne prédispose pas à être une "génération enthousiaste"

Aujourd'hui, par la voix du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, les jeunes de droite et du centre s'emparent de l'anniversaire de Mai 68 pour lancer une opération nationale: "40 ans plus tard". Cette initiative des jeunes UMP Grandes écoles, rejoints par des jeunes de facs et les jeunes centristes, n'a qu'un seul objectif : montrer que 40 ans après mai 68, la jeunesse qui bouge a changé de camp. La jeunesse de 2008 doit assumer le lourd héritage de la génération 68 : la perte de l'idée de responsabilité et la perte de repères. Son malaise est réel. C'est la raison pour laquelle la jeunesse de droite et du centre réclame aujourd'hui un droit d'inventaire sur ce que 68 lui a laissé. Indique t-on sur le site de ... l'UMP

Un droit de quoi ????

Elle s'oppose à ce que la gauche garde, comme cela a été le cas depuis 40 ans, le monopole de la jeunesse. La gauche actuelle ne propose à la jeunesse que le conservatisme et l'immobilisme, tandis que le changement, la modernisation du pays et la volonté de faire bouger les lignes sont à droite. affirme toujours le site de l'UMP.

C'est vrai que la mise au point des CNE, et CPE ont apportés la preuve que la droite aime aider les jeunes à trouver leur place dans un monde de ... précarité.

Pour cela, les jeunes organiseront dès le 16 avril une grande campagne d'affichage nationale dans tous les lieux étudiants. Ils débattront, pendant tout le mois de mai, de la thématique de 68. Surtout, ils proposeront aux ministres concernés des solutions concrètes aux problèmes de la jeunesse actuelle. Explique Frédéric Lefevbre

Dans la mesure où le mouvement est encadré et piloté par l'UMP, il suffit de se rendre sur le site national pour connaître déja les "solutions concrêtes" qui seront proposées. Quant à la jeunesse actuelle qui ne fréquente pas les grandes écoles elle a en ce qui la concerne une vision claire de ce que lui prépare le Président de la République et sa majorité.

Toujours à la pointe du combat pour la jeunesse, les jeunes des grandes écoles, les Jeunes Populaires ont prévu de faire un pique nique "40 ans plus tard" au Buttes Chaumont le 1 er Mai.

Ceux qui ont envie de "dialoguer" sur ce thème avec eux pourront s'y rendre à partir de 13H00. Attention, cette fois-ci selon toute vraissemblance quarante ans après, la police protégera les gentils manifestants.

Que voulez-vous, lorsqu'on a pour seule référence la méthode "Bling bling" il est logique de mettre en avant des slogans comme : "Vivez sans temps mort, entreprenez” afin de devenir le plus vite possible un membre actif du "Bling bling club"

Il ne nous reste plus qu'à transmettre aux rebelles manifestants "deux mille huitards" qu'un petit message personnel

"Sous les pavés la plage" ... faudrait seulement enlever les pavés ... Suite dans deux à trois semaines ... voir plus si affinités

17 avril 2008

Au revoir Monsieur CESAIRE

Aimé CESAIRE est décédé aujourd'hui. C'est une voix forte et sans complexe qui disparaît. En 2005, il avait réagit à la loi prévoyant d’inscrire la colonisation comme une chose positive dans les manuels scolaires en refusant de rencontrer Nicolas Sarkozy: “Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du ’Discours sur le colonialisme’, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu”.

Le projet de loi sera finalement retiré, et Aimé CESAIRE rencontrera Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, tout en soutenant activement Ségolène Royal, y compris en l’accompagnant lors d’un meeting malgré son grand âge.

Aimé CESAIRE 1913-2008

Le gouvernement va enfin communiquer ... sérieusement

Thierry Saussez a été nommé, le 16 avril en Conseil des ministres, au poste de délégué interministériel à la communication auprès du Premier ministre. Le nouveau délégué est chargé de veiller à la coordination des actions d’information et de communication du Gouvernement.

Nous sommes ravis d'apprendre qu'à défaut de résultats et surtout de méthodes, le gouvernement va nous faire de la "pédagogie de supermarché"

Car comme le rappelle le "Canard Enchaîné", les tentatives sémantiques de nos ministres ne semblent pas récompensées et pourtant :

François FILLON : "Nous allons engager une révisions des politiques publiques" sonne mieux que "On va tailller le budget dans le lard"
Hervé MORIN : "Il faut engager la clarification de la gouvernance" en lieu et place de "suppression de 42 000 emplois à la Défense"

Moyen, c'est vrai !!

Notre ami Bigoufakes a pu se procurer le premier projet de communication "new look" que devrait lancer le Ministère de la santé.

Cliquer sur le montage pour l'agrandir
C'est vrai que ça a une autre "gueule" !!!!


Merci qui ?


Pour consulter le CV du délégué interministériel, c'est ICI

Remerciements à Bigoufakes

Liberté d'expression

Vous voulez aider Amnesty International dans son combat. Vous pouvez signez leur pétition en ligne ci-dessous







Source Amnesty International



Slovar les Nouvelles soutien l'action d'Amnesty International

16 avril 2008

Eric BESSON (ré)invente le Web

Monsieur BESSON (rendu célèbre par son départ en fanfare pendant la campagne présidentielle durant laquelle il n'a pas hésité à passer de gauche à droite) est devenu en plus de ses fonctions prospectives et de notation des membres du gouvernement responsable du développement de l'économie numérique.

Ce nouveau portefeuille a donné lieu à une lettre de mission

Dans un texte disponible sur le site Premier Ministre - Il a déclaré vouloir :

Accélérer la mutation de notre économie vers les nouveaux modèles de diffusion des contenus, dans les domaines de la presse, de l’audiovisuel ou de la musique. Eric Besson a souligné qu’il souhaitait qu’"Internet devienne un formidable espace de liberté et d’échanges, sans devenir une zone de non-droit" ;

Merci Monsieur BESSON de nous permettre à court (ou moyen ?) terme de pouvoir lire la presse en ligne, de regarder des films ou émissions sur nos ordinateurs participer à des sites de contenus collaboratifs, de pouvoir télécharger de la musique et de pouvoir discuter dans des forums. Nous en rêvons tous !!!!

Je vous propose que Le Monde, Le Figaro, Libération, La Tribune (entre autres) soient disponibles en ligne. Créer des sites de contenu communautaires avec des noms amusant comme AGORAVOX ou Le Post où les gens s'essayeront à l'écriture citoyenne, vous en pensez quoi ?

Pour la musique, que penseriez-vous de créer des sites de téléchargement ou de d'écoute avec des noms rigolos comme : iTunes ou Deeser ?

Et puis je trouve qu'il serait intéressant que les français puissent avoir accès à des sites "communautaires" que l'on pourrait baptiser : "Réseaux sociaux" Pas mal comme nom ?

- développer les usages (éducation, télétravail, applications dans le domaine de la santé, commerce électronique, création de jeunes entreprises innovantes,...) et faire des nouvelles technologies un instrument de modernisation des services publics : mise en ligne généralisée des formalités, guichets uniques "virtuels" pour les particuliers comme pour les entreprises.

Un grand nombre de salariés seront ravis de savoir que le télétravail et le E-learning vont être disponible sous peu et que les consommateurs auront la possibilité de passer commande de leurs produits préférés sur le Net.

Au fait, Monsieur le ministre, si je vous propose le nom de "startup" pour les jeunes entreprises innovantes, ça pourrait vous plaire ?

Je propose aussi que vous mettiez en ligne un site Web qui donnerait accès à des services de l'Etat pour effectuer des formalités sans se déplacer. Ce site je vous propose de lui donner le nom de Service Public . Pas mal non ?

Et puis , si vous pouviez faire qu'on puisse déclarer sa TVA et faire ses déclaration sociales sur d'autre site Web ce serait super pour les entreprises !!!

Et puis si vous pouviez faire que les services financiers soient aussi disponibles sur le Net ... Bon, allez, je sais qu'il faudra du temps pour trouver et financer les créateurs. Peut être qu'on pourra en trouver et que vous pourriez leur donner le nom de "Business angels" ? Non, je rigole, c'est même pas français.

En attendant, Monsieur le Ministre, merci de nous faire rêver. C'est pas courant ces derniers temps de plan de rigueur ...Pardon de "gestion sérieuse"

Europe : Transparence du lobbying ?

EPACA et SEAP, est-ce que ces sigles signifient quelque chose pour vous ?

Non bien entendu puisque seuls les initiés les connaissent. Et ces initiés sont ceux qui décident ou influencent durablement la vie quotidienne des citoyens européens.

L’EPACA (European Public Affairs Consultancies Association) et la SEAP (Society for European Affairs Professionals), sont les plus grandes organisations représentant les lobbyistes du secteur privé auprès des institutions européennes.

Ces deux organisations se sont récemment distinguées en s’opposant à « toute mesure de communication obligatoire des pratiques de lobbying, défendant le secret et les accès privilégiés au nom de « l’auto-régulation » ainsi que des codes de conduite et des systèmes d’enregistrement facultatifs.

Les lobbyistes commerciaux se sont également opposés à la divulgation d’informations financières vérifiables au sujet de leurs activités, arguant que « l’argent et l’influence sont deux choses différentes », que le processus serait trop lourd et que cela compromettrait le droit à la vie privée de leurs clients – bien que nombre de ces derniers soient basés aux USA et aient déjà, au titre de la législation américaine sur la communication des activités de lobbying, communiqué de telles informations… / … » . Source Alter EU

Transparence, vous avez dit transparence ? Mais que représentent vraiment ces lobbies et sont-ils vraiment déterminants ?

Selon le commissaire chargé des affaires administratives, de l'audit et de la lutte anti-fraude, Siim Kallas, « on compte actuellement environ 15 000 lobbyistes à Bruxelles (consultants, avocats, associations professionnelles, entreprises, ONG) qui tentent d'influencer les fonctionnaires de la Commission et les députés européens »

Près de 2 600 groupes d'intérêts spéciaux ont un bureau permanent à Bruxelles et génèrent entre 60 et 90 millions d'euros de recettes par an.

En clair, la très grande majorité (pour ne pas dire la totalité) des décisions prises par les commissaires ou les députés sont dictées ou livrées clés en main par les entreprises ou groupes de pressions.

L’eurodéputé finlandais et l’auteur du rapport, Alexander Stubb n’en fait pas mystère et affirme que : « les lobbyistes jouent un rôle essentiel dans le travail effectué par les eurodéputés et le processus de prise de décisions politiques qu’il mènent serait très médiocre sans leur contribution. Il a ajouté que ce rapport assure une égalité de traitement des lobbyistes et nous améliore la transparence … » On peut lire le rapport ICI

Au moins, nous sommes rassurés par la qualité des élus qui sont en charge des affaires de l’Union !!! Des propos qui donnent froid dans le dos lorsqu’on continue à vouloir nous faire croire à la démocratie européenne.

Alter EU qui défend la mise en place d’un « registre obligatoire » indiquant un maximum de transparence nous donne un exemple sur son site de dérive constatée :

« … les campagnes des groupes de pression des entreprises font le plus souvent en sorte de garder le silence sur leurs véritables motivations. Les lobbyistes montent des sociétés-écrans, prétendent provenir d’organisations à but non-lucratif ou encore financent de soi-disant « experts indépendants ».

En 2005, on découvrit que la « Campaign for creativity » (C4C), qui se présentait comme une organisation d’artistes, de musiciens, designers, développeurs de logiciels et autres professions de création était en réalité orchestrée par Campbell Gentry, une agence de relations publiques. C4C a été très active pour faire pression sur les membres du Parlement Européen afin de faire adopter des protections importantes sur les brevets logiciels, une position favorable aux intérêts des grandes multinationales du logiciel. Bien que leur site web mentionne un vague « soutien » des multinationales du logiciel Microsoft, SAP et de l’association industrielle CompTIA, l’impression d’ensemble était celle d’une campagne menée par des individus … »

La lecture du Livre Vert de la commission européenne (2006) devrait permettre aux internautes de mieux comprendre le formidable enjeu de la transparence.

Extrait : Lobbying définition et concept de base.

Aux fins du présent livre vert, on entend par «lobbying» toutes les activités qui visent à influer sur l’élaboration des politiques et les processus décisionnels des institutions européennes.

De la même façon, on entend par «lobbyistes» les personnes qui se livrent à ce type
d’activités et qui travaillent dans toute une série d’organisations telles que les cabinets de consultants spécialisés dans les affaires publiques, les cabinets d’avocats, les ONG, les groupes de réflexion, les groupes de pression au sein des entreprises («représentants internes») ou les groupements professionnels.

Pour permettre une discussion fructueuse sur la façon de définir l’activité de lobbying au niveau de l’Union européenne, il est nécessaire de définir le cadre de base sur lequel doivent reposer les relations entre les institutions de l’Union européenne et les lobbyistes. Pour la Commission, les aspects suivants sont essentiels:

1. Le lobbying est une activité légitime dans le cadre d’un système démocratique,
qu’elle soit menée par des citoyens ou des entreprises, des organisations de la société civile et d’autres groupes d’intérêt ou par des entreprises travaillant pour le compte de tiers (spécialistes des affaires publiques, groupes de réflexion et avocats).

2. Les lobbyistes peuvent contribuer à attirer l’attention des institutions européennes sur des questions importantes. Dans certains cas, la Communauté offre un soutien
financier, afin de veiller à ce que les opinions de certains groupes d’intérêt puissent
être exprimées de façon satisfaisante au niveau européen (les intérêts des
consommateurs, des citoyens souffrant de handicap, des intérêts écologiques, etc..).

3. Les institutions européennes ne doivent pas toutefois subir d’influences indues du
fait d’activités de lobbying inadéquates.

4. Lorsque des groupes de pression cherchent à contribuer à l’élaboration des politiques dans l’Union européenne, les citoyens de l’UE doivent être clairement informés de la contribution qu’ils apportent aux institutions européennes. Ils doivent également connaître clairement les entités que ces groupes représentent, en quoi consistent leur mission et la façon dont ils sont financés.

5. L’obligation faite aux institutions européennes de déterminer et de garantir l’«intérêt général de la Communauté» va de pair avec leur droit de tenir des délibérations internes sans ingérence d’intérêts externes.

6. Les mesures dans le domaine de la transparence doivent être efficaces et proportionnées … / …

Au delà du fait qu’aucun élu, responsable ou journaliste français ne nous ai donné la moindre information sur ce sujet, globalement, on se demande pourquoi les citoyens d’Europe votent pour un parlement européen « très médiocre » qui n’est qu’une chambre d’enregistrement des demandes lobbyistes.

Nous avons récemment évoqué le fait qu’il est anormal que les membres de la commission européenne et à fortiori son Président ne soient pas désignés par le parlement. Cette fois-ci, nous nous demandons simplement si le système politique européen n’est pas simplement une imposture.

A méditer lors du prochain scrutin pour l’élection des Eurodéputés …

Bibliographie
EPACA liste des membres
SEAP liste des membres
Les lobbies aux parlement européen
Crédit photo
Parlement européen (Nota : le commentaire de cette photo s’intitule : Embouteillage de lobbyistes au Parlement européen)

Crédit, sources et copyrights
Euractiv
Alter EU

Aider à reconstruire la gauche et à proposer des solutions aux problèmes du pays

Interview de Laurent FABIUS publiée par Le Parisien, samedi 12 avril 2008 (texte intégral)


Quel jugement portez-vous sur l’action du gouvernement ?

C’est le grand cafouillage. Après les zig-zags gouvernementaux sur la présence à la cérémonie d’inauguration des JO de Pékin, après Mme Kociusko-Morizet dénonçant « la lâcheté » de ses collègues, après le « candidat de la hausse du pouvoir d’achat » transformé en Président du tour de vis, voila l’embrouillamini sur la suppression de la carte familles nombreuses. M. Sarkozy exerce une omniprésidence mais une omniprésidence brouillonne et de courte vue. Avec une faute originelle, les 15 milliards d’euros du paquet fiscal - que j’appelle le « boulet fiscal ». Il y a un problème fondamental d’orientations initiales injustes et de compétence des dirigeants.

La rigueur ne s’imposerait-t-elle pas à n’importe quelle majorité ?

Le sérieux est une chose, la régression en est une autre ! Parmi les 166 propositions de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), celles qui sont de bon sens sont d’ampleur limitée, d’autres sont absurdes comme la baisse des plafonds HLM alors que dans le secteur privé on ne trouve rien à des prix abordables ; ou encore la réduction aveuglément uniforme du nombre des fonctionnaires ; et au total, l’ensemble de ces mesures ne produira pas les résultats financiers escomptés.

Redoutez-vous une contre-offensive du gouvernement ?

Elle a commencé. Sa prochaine cible devrait être à la fois le social et les collectivités locales. Il essaiera d’alourdir les compétences des collectivités locales et d’assécher leurs ressources pour les accuser ensuite de tous les maux, d’autant plus que beaucoup sont dirigées par la gauche. Cette manoeuvre, nous ne devons pas l’accepter.

C’est aussi le sens des projets sur le Grand Paris ?

Pour l’instant, ces projets sont flous mais eux aussi probablement pas dénués d’arrières-pensées électorales. Je me rappelle ce que disait avec humour F. Mitterrand : « On peut tenter toutes les manipulations, on ne remplacera jamais le fait de ne pas avoir assez d’électeurs »...

Le prochain congrès du PS sera-t-il vraiment un congrès d’idées ?

Je l’espère, car il faudra trancher plusieurs sujets de fond. Doit-on, comme je le pense, maintenir la stratégie de rassemblement à gauche tout en l’élargissant, ou bien l’abandonner ?

Comment adapter nos propositions en tenant compte du massif défi écologique, de la redistribution indispensable des richesses ou encore de l’allongement de la vie ?

Les Français attendent de nous une solide critique du gouvernement mais surtout que nous montrions notre capacité à proposer et demain à gouverner.

Le choix des nouveaux dirigeants socialistes se posera également. Ce serait une erreur de confondre l’échéance immédiate du Congrès avec l’échéance présidentielle de 2012.

Quel rôle entendez-vous jouer ?

Aider à reconstruire la gauche et à proposer des solutions aux problèmes du pays. Je ne suis pas candidat pour ce qui relève du superficiel et du bling-bling ; en revanche, si on veut une politique du sérieux et de la compétence, cela m’intéresse.

Y compris par rapport au PS ?

Je ne brigue rien et ne souhaite pas me mêler de la cuisine interne.

Vous ne signerez pas de motion ?

J’apporterai certainement des propositions. La réflexion engagée par le pôle des reconstructeurs me parait utile.

Vous ne perdez pas de vue 2012...

A condition, je le répète, que le besoin de compétence et de pondération soit vraiment ressenti. Actuellement, ce n’est pas la mode. Cela pourrait le redevenir.

Comment jugez-vous l’inflation de candidatures au poste de Premier secrétaire ?

Avec le sourire : je serais embarrassé tout de même qu’il y ait à la fin plus de candidats... que de militants !

Ségolène Royal a relancé sa méthode participative...

Ce que les Français attendent des socialistes, ce sont surtout des réponses convaincantes. Je souhaite que le PS se consacre à cela et pas à se regarder le nombril ni à se déchirer. Les Français ont besoin d’une gauche forte, imaginative et unie. C’est cela qui m’intéresse.

Sources et copyright
Le Parisien

15 avril 2008

Que vaut la parole politique ?

On ne devrait jamais s'engager sur des mesures qu'on ne sait pas pouvoir tenir. Après tout, les paroles s'envolent. Oui mais les écrits eux restent. Nous proposons à nos lecteurs de se replonger dans la lecture d'un document qui a été déterminant dans l'élection présidentielle de 2007 : Le contrat de législature 2007-2012 - Document de travail des conseillers nationaux


Vous pouvez voir ci-dessous la page de garde de ce document


Si les 45 pages méritent toutes un intérêt à l'aune de la gestion "sérieuse" que nous applique le gouvernement, celles qui parlent de la politque de santé sont d'autant plus intéressantes qu'elles sont d'une actualité brûlante

Extraits : "Nous allons et nous voulons dépenser plus pour la santé"

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

"Nous augmenterons le remboursement de soins dentaires et optiques qui sont des conditions élémentaires de bien être et de bonne santé"

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Sans commentaire sinon les vôtres !!!

Le document est disponible ICI

14 avril 2008

Coup de pouce - Coup de Pub militant

Les caisses noires du patronat - L’argent sale de l’UIMM et du MEDEF - Par Gérard FILOCHE

À quoi servent les 600 millions d’euros des caisses noires du patronat, et où vont les 2 millions d’euros distribués chaque année en liquide par l’UIMM et le Medef ?

Gérard Filoche dénonce ce scandale du siècle au coeur du patronat français. Il soulève toutes les questions posées par ce trafic d’argent liquide qui circule depuis si longtemps au Medef et montre comment le patronat se servait de cette caisse anti-grève pour briser la fameuse concurrence libre et non faussée.

Denis Gautier-Sauvagnac, ayant agi au nom de tous, se voit contraint de « porter le chapeau » que Laurence Parisot, fausse vraie repentie, lui attribue par spectacle médiatique interposé. Pas une feuille de papier à cigarette ne les sépare. Pas une mallette d’argent liquide non plus. Laurence Parisot l’a reconnu : « beaucoup savaient inconsciemment », c’est un « secret de famille honteux ». Elle « se sent salie ». À l’heure où est écrit ce livre, aucun des membres de la bande n’est sous les verrous !

Gérard Filoche est inspecteur du travail, militant syndical et politique, socialiste. Il est rédacteur en chef de la revue Démocratie et Socialisme

Aux éditions Jean-Claude Gawsewitch

Assurance Santé : Economies ou liquidation ?

Frédéric Lefebvre a essayé de nous convaincre hier dans l'émission "Riposte" : "Il n'y a pas de pas de plan de rigueur".

Les français qui ont oublié d'être sots on bien noté que de franchises médicales en refonte ou optimisation (à venir) des services hospitaliers, la santé sera une des première à être immolé sur la stelle de l'austérité.

Nous avons pour preuve la dernière déclaration de la Ministre de la Santé :

La ministre de la santé (Roselyne Bachelot) a en effet annoncé " grand Jury " (RTL / France Infos) qu’elle jugeait possible que la Sécurité Sociale se désengage du remboursement des frais liés à l’optique afin que ceux-ci soient pris en charge par des organismes complémentaires.

C’est donc encore un peu de pouvoir d’achat en moins pour les français qui seront sans doute obligés de souscrire à des assurances privées pour le remboursement de leurs frais optiques (verres, lunettes, soins médicaux, …) si les vœux du ministre de la santé sont exhaussés.

La ministre a estimé que cette option de libéralisation du remboursement des frais liés à l’Optique pourrait se faire si les assurances complémentaires permettaient de faire jouer et accroitre une certaine " concurrence ".

A la question posée : le secteur de santé de l’optique pourrait – il être pris en chargement uniquement par des assurances privées, le ministre de la santé répond : "La question est posée, d'autant (...) que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12% à 23%. "

La ministre déclare enfin : " On constate que les cotisations sociales que paient les organismes complémentaires ont certes augmenté de 30% dans les dix dernières années, mais (on constate aussi) que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire (...) a pratiquement doublé à périmètre de prise en charge égal. Donc il y a des marges de manœuvre "

Que propose Madame BACHELOT pour compenser ce nouvel avatar pour les français ?

Roselyne Bachelot pose en tout cas ses conditions : que les complémentaires soient davantage mises en concurrence pour éviter justement une envolée des primes , qu'elles fassent la preuve de leur capacité à apporter «un plus» dans l'efficacité à gérer. Et surtout, «faire en sorte que tous les Français soient couverts par une complémentaire». Actuellement, 8 % de la population ne bénéficie ni d'une complémentaire, ni de la CMU.

Chère Madame, savez-vous vraiment comment les français disposent d'une complémentaire de santé ?

Au vu de vos déclarations il semble que non.

Soit vous êtes étudiant et pouvez avoir recours à des mutuelles de soins.
Soit vous êtes salarié et pouvez (si c'est le choix de votre entreprise) disposer d'une complémentaire santé

Dans tous les autres cas, les complémentaires santé sont à la charge complète des individus qu'ils soient salariés non couverts, sans activité professionnelle ou retraité. Les prix des complémentaires santé étant libres et l'offre très importante comment Madame la Ministre allez-vous faite jouer la concurrence ?

Une petite piste quand même : Utiliser les techniques "low cost" chère à votre collègue Luc CHATEL . Cela induira bien entendu des soins au "rabais" avec à terme des pathologies lourdes que la collectivité devra prendre en charge. Mais serez-vous encore Ministre de la Santé à ce moment là ? Probablement plus !!!!

Au sujet des pathologies lourdes, que lit-on dans le Figaro : Affirmant enfin que le niveau de prise en charge des dépenses maladie par la Sécu atteint presque 80 % et reste donc très élevé , Mme Bachelot juge possible de "rationaliser les dépenses" suffisamment pour éliminer l'essentiel des déficits même si celle-ci affirme comme un vœu pieu qu’il n’est pas question pour autant de ne plus prendre en charge à 100 % les affections de longue durée ... Si même Le Figaro parle de "voeux pieux" ...

Tout ceci n'est qu'un aperçu de ce que les français vont avoir à connaître dans les semaines et mois à venir. Vos propos Madame n'auraient pas posé problème si le candidat SARKOZY avait clairement indiqué qu'il prendrait ces mesure de "gestion sérieuse" une fois élu. Peut être deviez-vous Madame relire son programme ?

Nous vous en rappelons quelques termes

Augmenter le pouvoir d'achat
De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables


"Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" Ils étaient 53% pour la présidentielle de 2007. Combien sont-ils maintenant ? Mais est ce vraiment important pour vous puisque, si sanction il y doit y avoir, elle ne pourra intervenir ... qu'en 2012. Jusque là ...


Sources et crédits
BISMI Info
Le Figaro